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 Saint-Nicolas, patron des écoliers...

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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Saint-Nicolas, patron des écoliers...   Sam 7 Déc - 11:31


Kathleen n’était pas très friande des traditions, elle qui était plutôt progressiste.  Parfois, celles-ci n’étaient que bonnes à jeter. Cela dit, ce n’était pas le cas de la fête de la Saint-Nicolas, moment essentiel pour les enfants ici, surtout en pleine  guerre. De quoi leur remonter le moral…

Cette fête était sans doute connue de certains de ses agents : Matthias et Ayn, notamment, parce que c’était également fêté dans leur pays d’origine. Les petits français qui étaient là, eux, ne la connaissaient sans doute pas, parce que c’était une tradition plutôt germano-slave.

Toujours est-il que cette fête fait donc partie de la culture du pays hôte à tous ces agents, et Kathleen se devait de les initier aux us et coutumes de l’Angleterre.
Elle avait rassemblé tous les agents présents dans le dortoir : Jozef, Mutamuriza et Jorgue qui étaient restés à l’institut, et Ayn et Gaël spécialement revenus du PEI pour la nuit, afin de découvrir comment on fêtait le 06 décembre ici. Parce que même si Ayn connaissait cette fête, elle se fêtait différemment d’un pays à l’autre… Ça, c’était la justification officielle que l’on avait donné pour leur retour d’une nuit à l’institut.

La vrai raison était tout autre néanmoins : William Prest était fatigué et malade, on ne savait pas trop ce qu’il avait attrapé, mais un médecin devait l’analyser. On l’avait donc rapatrié ici pour cela, avec la garantie qu’il serait sur pieds le lendemain pour rament les gosses là où ils étaient.

Gabriel et Matthias n’étaient pas là, ils étaient à Berlin en mission. Elle n’avait pas encore eu de nouvelle de Dominik Bansemer, elle était un peu inquiète. Elle chassa ça momentanément de sa tête bien trop sollicitée, afin de se détendre avec les enfants.

-Bien les enfants, je ne sais pas si vous connaissez la Saint-Nicolas, parce que ce n’est pas fêté partout dans le monde, mais ici, c’est une fête très importante, surtout pour les enfants ! Le principe est simple : on dépose une pantoufle près de la cheminée avec une carotte et un sucre, et si vous avez été sage, le lendemain, vous trouverez des cadeaux à la place de ce que vous aviez mis la veille ! C’est l’âne de Saint-Nicolas qui aura mangé tout ça ! Le gourmand !

Elle émit un petit rire aigu qui sonnait totalement faux.

-Et on a tout ça pour vous !  Elle montra le sac de carottes et le paquet de cubes de sucre qui était déposé à ses pieds. Allez donc chercher vos pantoufles, puis la carotte et le sucre, puis vous le déposez près de la cheminée.

Le feu qui y brûlait répandait une chaleur très agréable, alors que dehors le froid était sec, et fort peu agréable. Ainsi, le dortoir des enfants était chauffé de façon convenable. Kathleen s’amusa à voir les enfants entrer en action.  
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Mutamuriza Karinga
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MessageSujet: Re: Saint-Nicolas, patron des écoliers...   Mer 11 Déc - 15:49

Riza était assez solitaire depuis son arrivée à l'institut. Elle n'avait parlé à personne, sauf à Ayn, la seule autre fille du MIS. Elle la considérait comme son amie, et c'était la seule personne qu'elle appréciait vraiment ici. Riza ne parlait aux professeurs que lorsqu'on l'obligeait. Cependant, elle ne souffrait pas de son isolement : cela faisait partie de son tempérament, elle avait pris l'habitude de vivre ainsi depuis son arrivée en Europe. Non pas qu'elle n'était pas ouverte - elle était curieuse de tout et observait les moindres détails de son environnement - elle ne ressentait simplement pas le besoin de communiquer avec autrui. Son amie Ayn lui suffisait. D'ailleurs, ça faisait plusieurs jours qu'elle ne l'avait pas vue... et cela l'inquiétait un peu. Il lui semblait que son amie était partie en entraînement initial, mais elle ne comprenait pas bien pourquoi cet entraînement l'empêchait de revenir au dortoir le soir. Sûrement comprendrait-elle lorsqu'elle le passerait elle aussi ! Elle était surprise de voir qu'elle n'avait toujours pas été envoyée à l'entraînement d'ailleurs. Toutes les autres recrues avait été lancées moins d'un mois après leur arrivée, et elle était ici depuis plus d'un mois déjà. Peut-être que les instructeurs estimaient qu'elle n'était pas encore prête, puisqu'elle ne communiquait presque pas avec les autres ? Le PEI nécessitait en effet un travail d'équipe que Riza n'était pas encore prête à engager 24h/24, elle était encore trop solitaire. Mais ça, elle l'ignorait encore.

Sa surprise fut d'autant plus grande lorsqu'elle vit Ayn ainsi que son partenaire d'entraînement  arriver au dortoir. Peut-être avaient-ils été autorisés à revenir pour la Saint Nicolas ? Riza n'avait jamais entendu parler de cette fête avant, mais elle paraissait assez sympathique. Kathleen eut la délicatesse d'expliquer le principe aux enfants, Riza songea que cela ressemblait vaguement à la fête de la moisson, les feux en moins. En tout cas, c'était une fête, donc c'était distrayant et amusant. A la fin des instructions de la directrice, la fillette se demanda comment elle allait s'y prendre. Elle n'avait pas vraiment de pantoufles, uniquement une paire de chaussons en toile rêche qu'elle avait choisi à son arrivée ici. Etait-ce considéré comme une pantoufle, dans la mesure où ça ne tenait pas debout ? Qu'allait-elle mettre dans ses pieds au dortoir en attendant le lendemain matin ? Mais après-tout, avait-elle le choix ? Elle avait bien envie d'avoir des cadeaux demain. Elle s'approcha alors de son lit et attrapa l'un de ses chaussons déjà usés resté à terre. Elle le tenait du bout des doigts en allant chercher le sucre et la carotte déposés aux pieds de la directrice. Tout était fait pour plaire à l'âne du Saint Nicolas : ces animaux aimaient les sucres autant que les carottes. Il allait finir sa soirée obèse, le pauvre. Mais si c'était la tradition... Riza glissa une petite carotte ainsi qu'un cube de sucre dans son chausson élimé puis alla déposer le tout au pied de la cheminée, en prenant soin de déposer le chausson de sorte qu'il se refermait sur la nourriture - qu'il ne fallait pas laisser à l'air libre, ou bien la carotte allait sécher, surtout auprès du feu. Une fois sa tâche accomplie, Riza se releva fièrement et resta dos à la cheminée, qui la réchauffait bien agréablement.
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Gaël le Plaec
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MessageSujet: Re: Saint-Nicolas, patron des écoliers...   Jeu 19 Déc - 10:53

On avait été ramené au Campus sous prétexte qu'on était Saint-Nicolas. Pourtant, je trouvais ça un peu étrange. Surtout que je n'avais jamais entendu parler de cette étrange coutume. Est-ce qu'en Angleterre, c'était comme Noël? En tout cas, cette fête tombait bien parce que cela me permettait d'essayer de réunir des affaires pouvant être utiles pour la suite de notre PEI à Ayn et moi. Ensuite, on pouvait se réchauffer quelques heures, donc pour moi, ce n'était que du bénéfice. A l'exception faite qu'on avancerait pas pendant ce temps là. Il me semblait que nous n'avions tout de même pas pris de retard, et qu'on était même en avance, ce qui était déjà une chose positive. Bientôt, on serait des agents qualifiés.

En attendant, Kathleen nous expliquait cette fête un peu étrange. Un âne qui passait par la porte pour manger des sucres et des carottes pour qu'un autre vieux monsieur ayant une barbe puisse remplir nos chaussons de cadeaux? Cela me semblait bien étrange. Est-ce que j'avais bien compris ce que la directrice avait dit? Oui, même si mon anglais était encore un peu approximatif, je savais le comprendre. Dans le pire des cas, je me dis que je vérifierais auprès d'Ayn. Je n'étais pas sûr de croire en cette fête, puisque je n'en avais jamais entendu parler en France, et je me disais que ce serait étonnant que les Anglais et les autres enfants slaves soient favorisés par rapport à nous. A moins que les français n'étaient jamais sages?

En tout cas, bien que j'étais grand maintenant, je n'avais jamais été parfaitement sage, et j'avais toujours reçu un cadeau. Peut-être que l'image qu'on se faisait de Saint Nicolas était plus sévère. Personnellement, je me disais que cette histoire d'être sage n'était là que pour nous faire tenir à carreau et être gentils. D'ailleurs, d'où venait l'expression "se tenir à carreaux?" je me disais que j'allais demander à Kathleen bientôt. En attendant, j'avais une blague à faire, et je me dépêchais pour arriver en premier dans le dortoir.

Aussitôt, je me saisis des chaussons d'Ayn, et les planqua dans un placard. Juste de quoi la tourmenter quelques minutes. Une petite blague pas bien méchante. Je plaquais mon index sur ma bouche avec un long sourire innocent pour inciter Jozef, Jorgue et Riza, mes camarades de l'unité A à ne pas me dénoncer. J'avais ensuite une dernière chose à faire avant de descendre mes pantoufles. Je sortis mon sac utilisé pour le PEI et essayai d'y cacher le mieux possible un canif et quelques vêtements pour commencer. Les habits ne nous servaient pas seulement à nous vêtir, mais également à nous sécher et nous laver. Parfois, de couverture. Plus on en aurait, mieux ce serait.

Je me demandais comment ils avaient pu nous laisser nos sacs. Peut-être un manque de temps, ou un simple oubli. En tout cas, cela faisait bien mon affaire. Et celle de ma partenaire également. Je m'arrangeais pour qu'elle voie ce que je faisais, et sorti mes chaussons pour descendre à la suite de Riza et les remplir soigneusement de sucre et d'une carotte. Je me disais que j'essaierais de faire un tour aux cuisines pour trouver des denrées non périssable ensuite.

-Salut, dis-je à Riza.

Je ne savais pas trop comment l'aborder. Déjà, c'était une autre fille, alors je ne savais pas bien quoi dire, ensuite je ne la connaissais pas bien. Mais bon. Y'avait un début à tout.

-Tu penses qu'on aura quoi toi, demain matin?

Après tout, cela pouvait enclencher une conversation.
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Ayn Klein
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MessageSujet: Re: Saint-Nicolas, patron des écoliers...   Jeu 19 Déc - 15:24

Ayn était d'excellente humeur, on les avait retourné au campus pour fêter la St Nicolas! Quand elle était avec ses parents, son père y accordait beaucoup d'importance et elle se souvenait très bien des bons moments qu'elle avait passés pour cette fête. Au fond, étant soumise au rythme intense du programme d'entrainement initial elle n'y avait pas vraiment pensé. Et puis, l'idée qu'on puisse d'arrêter temporairement un entrainement censé durer 24h/24h pour une simple célébration ne lui avait même pas traversé l'esprit. Peut-être y avait-il une autre raison, mais ce n'était pas ce qui importait la gamine. Elle allait avoir l'occasion de se détendre, de se réchauffer et de manger un repas complet. Tout cela lui garantissait de repartir en pleine forme pour s'entrainer. Kathleen leur expliqua en quoi consistait la fête du St Nicolas. Apparemment ce n'était pas fêter par tout le monde, les autres ne fêtaient t'il donc que Noël? Si c'était le cas ils n'avaient vraiment pas de chance! Il existait peut-être une autre fête spécialisée, Ayn songea qu'elle devrait demander à ses camarades. Beaucoup d'entre eux étaient français, les Françaisne devaient donc pas faire cette fête!

Après les explications la russe vit son partenaire partir très vite au dortoir, il était vraiment impatient! Mais la gamine se doutait qu'il ne voulait pas que prendre ses chaussons, il voulait aussi prendre des choses utiles pour le PEI.

C'était d'ailleurs l'une des premières choses qui avait traversé l'esprit d'Ayn, preuve que l'entrainement faisait peu à peu d'elle une véritable espionne. Tranquillement elle monta au dortoir, victime de la fatigue elle préférait ne pas gâcher inutilement ses forces. Quand notre jeune protagoniste arriva au dortoir elle vit que son partenaire remplissait en effet son sac. Rapidement, la blonde considéra les autres, ils avaient tous subi le même supplice, et Riza était son amie, aucun d'entre eux n'irait dire aux instructeurs qu'elle avait pris des vêtements pour les mettre son sac. Alors, pensant d'abord au PEI la petite ouvrit son sac, jeta les vêtements vraiment trop usagés et en remit d'autres . On n'imaginait pas l'utilité que du tissu pour avoir dans sa situation! La recrue cacha du mieux qu'elle pouvait les vêtements, il n'y avait plus qu'à espérer que Prest ne ferait pas d'inspection des sacs.

La gamine comptait ensuite aller voir son partenaire pour lui parler d'une excursion dans les cuisines. Ils pourraient prendre de la nourriture et peut-être des gourdes, c'était beaucoup plus risqué certes mais il fallait tenter le coup. Si elle se faisait prendre Ayn en assumeraient les conséquences. Une fois cela fait la blonde alla à l'endroit où elle mettait ses chaussons. Ils n'y étaient pas! Intriguée elle rampa sous son lit, ils avaient peut-être glissé en dessous se disait-elle. Mais rien hormis un peu de poussière. Alors la petite se mit à chercher frénétiquement en passant en revue tous les endroits où ils auraient pu être. Sous l'un des lits, dans la salle de bain, dans l'armoire, bref elle passa plusieurs minutes à fouiller dans le dortoir, sans comprendre pourquoi ils avaient disparu.Par hasard la russe ouvrit un placard et un sourire éclaira son visage, ils étaient là! Ce fut cette fois si en faisant fi de sa fatigue que la petite descendit rejoindre les autres, elle était déjà en retard!

-Je ne trouvais pas mes chaussons, c'est bizarre ils étaient dans un placard que j'utilisais jamais...

On avait peut-être rangé ses chaussons pour elle en sachant qu'elle ne reviendrait pas avant un mois. Mais son partenaire, lui n'avait pas mis beaucoup de temps à revenir, la petite fille lui jeta alors un regard soupçonneux, l'affaire était à suivre...

Ayn se dirigea vers ensuite pour prendre une carotte et un sucre, l'âne de St Nicolas allait être content! Déjà, elle était impatiente d'etre à demain et sentait qu'il serait dur de rester tranquille tant l'impatience était présent. Après avoir soigneusement déposé ses chaussons garnis de nourriture elle se plaça à coté de Riza. Celle-ci semblait en pleine discussion avec Gael ce qui une bonne chose ! Elle aimait beaucoup la petite fille et elle méritait de se faire des amis ! Et son partenaire était lui aussi quelqu’un de sympathique, une fois qu’on avait percé sa carapace. Toutefois, Riza lui semblait plus réservé que le jeune garçon, au vu de son visage reposé, et dénué de bleus ou de griffures contrairement à celui de la blonde qui avait des valises sous les yeux et une griffure superficielle sur le front, ainsi qu’un bleu à la pommette, la petite déduisit qu’elle n’avait pas été envoyé à l’entrainement. C’était bizarre, la brune était intelligente et en bonne condition physique, rien apparemment ne pouvait l’empêcher d’aller s’entrainer. Peut-être était ce car il n’y avait pas encore d'autres recrues, mais son amie aurait très bien pus prendre part à l’entrainement avec eux, un binôme à trois ça n’aurait pas été très différent se disait Ayn.
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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Re: Saint-Nicolas, patron des écoliers...   Dim 22 Déc - 22:16

Kathleen observa avec sourire les enfants s’appliquer consciemment à mettre la carotte et le cube de sucre dans leur pantoufle, se réchauffer autour du feu, rigoler entre eux. Ils étaient mignons, comme ça, concentrés pour remplir la tâche qui leur était assignée au mieux. La directrice vit bien que Gaël n’y croyait pas vraiment à cette histoire de Saint-Nicolas, Jorgue non plus n’avait pas l’air fort convaincu. Mais la femme leur fut fort reconnaissante de ne rien dire aux plus jeunes, émerveillés par la venue du mage.

Une fois leur excitation un peu redescendue, Kathleen leur ordonna d’aller au lit. Il leur faudrait être en forme demain pour découvrir leur cadeau ! Une fois que tous les enfants étaient couché, elle leur compta une histoire qu’elle s’était efforcée d’apprendre par cœur, pour le raconter au mieux. La légende de Saint-Nicolas en Grande-Bretagne était assez amusante : un parfait conte pour enfants de leur âge. En plus, celui-ci était court, donc son petit théâtre ne fut pas long.

Une fois fini, elle alla donner un bisou à tous les agents, avec un bonne nuit parfaitement placé. Elle s’en alla majestueusement, prenant bien soin de ne pas fermer la porte derrière elle. Cela pouvait paraître un oubli anodin de sa part, mais il n’en était rien. En fait, elle pourrait ainsi facilement veiller à ce que les petits dorment profondément, elle ne devrait pas faire grincer les gonds de la porte – qu’elle devait par ailleurs toujours faire huiler, mais elle avait tellement de boulot qu’elle oubliait tout le temps – pour venir déposer les surprises pour les enfants.

Elle s’en alla quelque temps dans son bureau, où elle avait caché ce qu’elle devait monter dans son placard, dans lequel, bien entendu, aucun agent n’avait accès. Chacun allait avoir un cadeau personnalisé. Puis, plus tard dans la nuit, elle monta sur la pointe des pieds, sans faire un bruit (ce qui relevait de l’exploit, à vrai dire) vers le dortoir. Elle entendit les ronflements des jeunes à travers le trou laissé bayant par la porte restée ouverte. Elle jette un coup d’œil discret vers les lits, pour voir si tout le monde avait bien les yeux clos. Et c’était le cas.

Tout aussi silencieusement qu’avant, elle enleva le contenu de tous les chaussons, et remplaça le tout  par une surprise personnalisée à chacun. À un moment, elle laissa tomber une carotte par terre. Heureusement, le sol la reçu avec un bruit sourd et étouffé, couvert par le craquement d’une braise qui venait à point nommé. Elle avait eu chaud.

Elle se redressa et s’en alla dormir, elle aussi, en espérant qu’aucun enfant ne l’ai vu.

Quelques heures plus tard, la directrice se leva et s’étira, s’habilla de façon correcte et alla réveiller les petits.

La pâle lumière du jour perçait déjà dans le dortoir lorsqu’elle vint les réveiller.

- Debout tout le monde ! Saint-Nicolas est passé cette nuit ! Et son gourmand d’âne a tout mangé ! S’exclama-t-elle, réellement réjouie.

Remarque : Si Jozef désire encore se joindre à nous, il peut le faire quand il veut! Plus on est de fous, plus on rit!
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Jorgue Puedos
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MessageSujet: Re: Saint-Nicolas, patron des écoliers...   Sam 28 Déc - 22:44

Saint-Nicolas était une fête bien connue, en Belgique. Aussi, comme j’y avais vécu, je savais plus ou moins à quoi m’attendre. L’histoire de la pantoufle, avec le sucre et la carotte, c’était pareil. J’étais fort étonné d’ailleurs que les français ne connaissent pas cette célébration. Les deux pays étaient pourtant voisins. Qu’elle ne soit pas connue en Espagne était moins étonnant, puisque mon pays d’origine n’était accolé à aucun pays célébrant.

J’étais trop âgé pour y croire vraiment, mais j’avais encore un peu une âme d’enfant en moi. Aussi, je participai de bon cœur à l’animation organisée, sans dire aux plus jeunes qui y croyaient encore que tout ça, ce n’était que de la légende. Des déceptions face à la vie adulte, ils en auraient beaucoup – ils en avaient déjà eu, sans doute – et je ne voulais pas participer à cette découverte affreuse et fort décevante.

Mais ce soir, ma pensée était pleinement tournée à la fête. L’occasion d’être joyeux et d’oublier ses soucis était trop parfaite que pour la rater. Je pris donc mon chausson prêt de mon lit, y mis la carotte et le sucre, la déposai à côté des autres, près du feu, avant de devoir aller me coucher. La journée avait été longue. Aussi, je m’endormis très rapidement, et la nuit passa d’une traite.

C’est Kathleen qui vint nous réveiller en nous annonçant les cadeaux. J’ouvris un œil, puis l’autre, m’étirai, puis me redressai péniblement. En effet, il y avait des petits paquets cadeaux prêt de nos pantoufles, que les braises à présent éteintes avaient chauffés toute la nuit. C’est avec un certain délice que je plongeai donc mes pieds dedans pour parer au courant d’air qui traversait le dortoir.

Puis, je me concentrai sur mon cadeau. Je pris mon temps pour le déballer, pour laisser le suspense interne qui bouillait en moi bien mijoter. Qu’avait pu bien trouver pour moi la direction de MIS ? La réponse ne se fit tout de même pas attendre : des nouvelles chaussures de sport ! Ça tombait juste bien, parce que les miennes étaient en train de se détruire totalement. À force de courir tous les jours dans le parc au moins une demi-heure…

Je me promis de remercier la directrice dès que je la verrais !
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Mutamuriza Karinga
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MessageSujet: Re: Saint-Nicolas, patron des écoliers...   Ven 10 Jan - 20:02

Riza était une vraie enfant dans toute son innocence. Elle regardait partout, les yeux pétillants. Tout cela était nouveau pour elle, mais ça sentait la fête, l'ambiance était gaie et chaleureuse, elle se sentait bien ici, parmi tous ces gens qui célébraient le passage d'un homme bizarre. Elle observait les moindres faits et gestes de chacun, et s'émerveillait de tout ce soir. Elle était si absorbée par ses observations qu'elle ne remarqua pas Gaël qui s'approchait de la cheminée pour lui parler. Gaël, c'était son nom, elle l'avait entendu dans le dortoir, mais elle ne lui avait jamais parlé. Elle avait l'impression qu'Ayn l'appréciait, il devait certainement être gentil alors. Elle lui sourit timidement, elle avait toujours du mal à parler aux autres, mais elle essayait de laisser sa gêne de côté pour se montrer de plus en plus ouvertes, et elle faisait des progrès très rapides, même si elle ne s'en rendait pas vraiment compte.

" - Salut. Euh... je ne sais pas ce qu'on va avoir, je ne connais pas ce monsieur Saint Nicolas. "

Elle haussa les épaules d'un petit air gêné, avec un sourire d'excuse. Non, elle n'était pas douée pour faire la conversation, elle ne pouvait s'en cacher. Une fois que tous les enfants eurent accompli le rituel, Kathleen frappa des mains joyeusement et chacun s'apprêta à se coucher. Seuls Ayn et Gaël s'éclipsèrent du dortoir pour un long moment, alors que tous les autres enfants étaient couchés. Riza se demandait ce qu'ils mijotaient, mais après tout ils étaient en plein entraînement, ils devaient avoir un lourd poids sur les épaules... chaque astuce pour s'en sortir était bonne à prendre. Riza s'endormit comme dans un nuage cette nuit là. Enfin habituée au confort du matelas - même si celui ci était plein de ressorts - elle savourait sa nouvelle vie. Elle se sentait réellement choyée ici, notamment par la directrice qui lui rappelait sa mère. Elle s'endormit donc et rêva de vastes paysages ensoleillés et libérés de ses colonisateurs blancs. Oui, son pays, elle le revoyait souvent en rêve, car il lui manquait. Mais elle aimait sa vie ici aussi, et elle avait hâte de partir en mission pour concrétiser ses rêves. Riza goûtait au bonheur, pour la première fois depuis longtemps.

Le lendemain matin, la fillette se réveilla fraîche et parfaitement reposée. Elle avait tellement bien dormi qu'elle n'avait rien vu ni entendu bouger dans le dortoir cette nuit. Ce fut l'arrivée de Kathleen qui la réveilla, avec un sourire maternel si large qu'il transmit à Riza de la bonne humeur pour toute la journée. La fillette sourit et se leva rapidement, comme à son habitude. D'abord hésitante quant au comportement à adopter, elle finit par suivre Jorgue, le plus vieux des résidents de l'institut, car celui-ci semblait savoir quoi faire. Elle se dirigea donc vers la cheminée et saisit ses chaussons usés. Elle le ramena sur son lit et s'y assit, c'est alors qu'elle vit que le sucre et la carotte avaient disparu, et qu'un joli petit paquet s'y trouvait à la place ! Son regard s'illumina plus encore que la veille. Elle déballa le papier en déchirant les coins, et y découvrit un peignoir molletonné aux couleurs du drapeau de son pays. Il était un peu grand pour elle mais elle allait grandir et alors la taille serait parfaite. Elle était ravie car elle avait toujours froid en sortant des douches, et elle s'habituait doucement au confort occidental. Et puis, elle aimait avoir quelque chose de doux contre quoi se blottir lorsqu'elle était triste, cet objet était donc parfait pour elle. Riza releva alors la tête et observa les autres enfants, pour voir ce qu'ils avaient reçu. Elle se leva et s'approcha timidement des autres, espérant pouvoir dialoguer avec l'un d'entre eux. Elle voulait aussi voir ce qu'avait eu sa copine Ayn.
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Ayn Klein
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MessageSujet: Re: Saint-Nicolas, patron des écoliers...   Mer 15 Jan - 13:17

Une fois que tous les orphelins eurent rempli leurs chaussons il y eut quelques discussions. Ayn était un peu sceptique par rapport à la venue des Mages, au même titre que Gael qu'elle taquina un peu. Mais soit, c'était l'occasion de passer une bonne soirée alors elle ne disait rien, la petite était d’ailleurs contente de revoir Riza qui semblait aller de mieux en mieux. Dès que Katleen tapa des mains les enfants allèrent se coucher après qu'elle leur ait fait un bisou. Ce geste anodin témoignait de l'affection que femme ressentait pour pensionnaires et cela faisait chaud au coeur des petits orphelins. Pour la blonde et Gael le coucher fut retardé ils avaient des choses importantes à faire... Par la suite la petite put gouter au plaisir d'un lit. Avec étonnement elle constata qu'après plus de quinze jours à dormir à même le sol, son matelas lui paraissait presque trop mou! C'était là l'une des preuves de l'adaptation du corps humain. En si peu de temps, il était capable de supporter des nouvelles conditions de vie. L'idée de revenir à l'entrainement rebutait un peu notre jeune protagoniste, au fond que n'aurait-elle pas donné pour passer un ou deux jours de plus ici?

Heureusement que sa motivation était toujours aussi forte, même si elle n'appréciait définitivement pas son instructeur. Il était méchant et son humour déplaisait à la russe, il avait vraiment l'air de se croire rigolo avec ses devinettes? Sur ses pensées elle s'endormit, en se disant que même s'il était embêtant, elle ne savait pas comment elle aurait pu faire sans Gael. Quand elle se réveilla, après avoir rêvé qu'elle domptait une araignée géante avec des sacs plastiques, l'espionne en herbe se sentait un peu moins fatiguée. Encore un bon point pour l'entrainement.

En sortant du lit elle vit que les agents se dirigeaient vers leurs chaussons, en ressentant une vague d'excitation, la gamine alla donc saisir ses chaussons afin de voir ce qu'elle avait reçu. Alors elle ouvrit le paquet pour y trouver un album de Tintin, celui-ci s'intitulait Tintin en Amérique. La petite était ravie, elle avait toujours aimé Tintin et avait lu quelqu'une de ses BD, mais elle n'avait encore jamais lu Tintin en Amérique! Les histoires du reporter avaient bercé son enfance, son père lui en avait offert plusieurs et elle était contente d'avoir un nouvel album. Lire avait toujours été l'une des passions. Ayn leva la tête pour regarder les autres agents, elle avait envie de savoir ce que les autres avaient eu par curiosité. Alors, elle s'approcha de sa copine Riza et vit qu'elle tenait entre ses mains un peignoir avec des couleurs évoquant celle d'un drapeau. Sans doute celui-ci se son pays se disait l'allemande.

-Il est chouette ton peignoir! C'est le drapeau de ton pays d'origine?

Tenant sa bd entre ses mains, elle profitait de ce moment de calme et de détente, d’ici quelques heures elle serait de nouveau dehors dans le froid avec Gael, avec des énigmes à résoudre et des notions à acquérir. Elle ressentait d’ailleurs une appréhension à l’idée que Prest, qui avait d’ailleurs été surnommée peste par son ami ne leur demande de vider leurs sacs…
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Gaël le Plaec
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MessageSujet: Re: Saint-Nicolas, patron des écoliers...   Jeu 16 Jan - 14:11

La conversation avec Mutamuriza ne dura pas très longtemps. L’opération chaussons étant faite, Kathleen nous invita à aller nous coucher, venant nous souhaiter bonne nuit. La petite fille qui avait les cheveux frisés ne savait pas non plus ce que l’on trouverait dans nos affaires le lendemain. Mais ce n’était pas ce qui m’importait le plus pour l’instant. Ayn et moi, on avait reçu vraiment très peu de choses pour nous permettre de faire le PEI, et si on avait réussi à fabriquer certaines choses, je n’étais pas sûr qu’on nous laisse le temps de les récupérer le lendemain matin. En plus de nous donner plus de chance de réussir notre entraînement, cela permettrait aussi de m’occuper l’esprit jusqu’au lendemain. Cela faisait longtemps que je n’avais pas reçu de cadeaux, et j’étais tout de même assez excité. En tous cas, nous disparûmes assez longtemps pour que je sois heureux de rentrer dans mes couvertures.

Cela faisait quelques jours que je dormais sur le sol et les seules couvertures qu’on possédait étaient nos vêtements, et on venait à en manquer. De toute manière, nos sacs étaient maintenant remplis, et on n’avait plus qu’à espérer que personne ne nous fouillerait avant qu’on parte. Et puis bon, on avait fait preuve d’initiative, non ? Au moins, on aurait essayé. Et au pire, on ne risquait que d’avoir une punition. Quoi que je ne savais pas en quoi elles consistaient, bien que je que voyais mal Kathleen nous infliger un châtiment corporel. De toute façon, je verrais bien ce qui allait se passer, songeais-je. Je finis par m’endormir, dans la chaleur de l’institut. Cela faisait du bien d’être dans un dortoir chauffé. Cette nuit me donnait encore plus envie d’être un agent opérationnel, et je me réveillais gonflé à bloc le lendemain matin, pensant que cela durerait toute la journée.

C’était sans compter un facteur qui arriverait peu de temps après que je me sois levé et dirigé, tout comme les autres enfants, vers l’endroit où on avait déposé nos pantoufles la veille. Si les paquets de Jorgue, Ayn et Mutamuriza dépassaient très largement de leurs souliers, ce n’était pas le cas des miens. Je me demandais ce que tout le monde allait avoir, et tout en glissant la main dans mes effets personnels qui ne contenaient maintenant plus de sucres et de carottes, je regardais simultanément du côté des autres. Le plus âgé avait eu de nouvelles chaussures, et les deux filles avaient eu respectivement un peignoir coloré et une bande dessinée. Tintin. J’aimais bien ça moi aussi ! Je me disais que je l’emprunterais à ma partenaire, une fois le PEI terminé.

Ce que je sortis de mes chaussons laissait en rien transparaître mon cadeau. Un petit carton, dans les tons gris bleu qui était fermée par une petite ficelle. Je me disais ce sorte de corde miniature pourrait être utile pour le programme, tout en secouant doucement la boîte prêt de mon oreille. Je reconnus immédiatement le son caractéristique de ce jeu. Un sac de billes. C’était comme si le passé surgissait à nouveau pour me frapper. Je ne voulais pas montrer l’effet que ça me faisait devant d’autres, alors je l’abaissais avant de prononcer ces paroles :

-Je l’ouvrirais après avoir réussi le PEI.

Ensuite, je remontais un peu trop vite vers les dortoirs. Une fois arrivé, je posais l’objet sur ma table de chevet et d’un geste, enlevait la ficelle, sans avoir l’intention de soulever pourtant le couvercle. Ensuite, assis sur mon lit, je posais les bras sur mes genoux et ma tête sur les avant-bras. Une position qui n’était pas très agréable. A vrai dire, les billes me rappelaient un moment que j’avais oublié. Avant que ma mère ne soit tuée, j’avais fait une partie de billes avec des amis. Des enfants auxquels je n’avais plus jamais pensé, d’ailleurs. J’avais gagné. J’étais très bon à ce jeu et pourtant, je n’avais plus touché une seule de ces sphères jusqu’à maintenant. Et d’ailleurs, je ne comptais pas y jouer avant la fin du PEI. PEI qui me permettrait d’oublier cela. D’être totalement libre sur ce plan. Enfin, je l’espérais, bien que j’étais presque certain que des doutes allaient encore survenir…
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