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 Un petit criminel, ici?

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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Un petit criminel, ici?    Ven 27 Déc - 22:27



À force de travailler pour l’État, Kathleen s’était fait des relations bien spéciales, durant les années précédentes. Elle avait un ami fort proche dans la police, le sergent-chef Mallory, qui était d’ailleurs au courant de l’affaire MIS. C’était essentiel, si l’institut devait avoir à faire à la police. Aussi, l’homme lui avait téléphoné fort tard le soir – ou était-ce très tôt le matin ? Kathleen ne savait plus vraiment – pour lui parler d’un garçon bien particulier. Un certain Thomas Fauconnier.

Le jeune homme était impliqué dans une grosse affaire, mais les tests ne démontraient pas une prédisposition à commettre des délits. Au contraire même, ils lui avaient démontré une intelligence vive et un profil psychologique plutôt stable. De plus, le médecin ne lui avait trouvé aucun problème de santé.

La femme, pendue aux paroles de son excellent ami, y vit assez vite clair dans le discours de l’homme qui parlait à l’autre bout du fil. Ce garçon, Thomas, avait le profil parfait de l’agent MIS. Chic, elle avait justement besoin d’un agent pour former un binôme pour le PEI.

Sans être trop bavarde – ce n’était pas son style – elle raccrocha en promettant de le rappeler un autre jour, lorsqu’elle aurait moins à faire. Elle se demandait bien quand cela pourrait-il arriver. Mais la femme se promit d’y penser bientôt.

Elle alla se coucher, tant pis pour le travail qui l’attendait encore. Une directrice se doit d’être présentable devant la future recrue qu’elle devait accueillir le lendemain soir…
… qui arrive assez vite finalement. Elle vit sur la pendule de son bureau qu’il était déjà l’heure d’aller chercher le nouveau. Mallory s’était proposé de le conduire jusqu’ici, afin qu’il passe voir à quoi tout ça ressemblait.

Pile au moment où elle sortait de l’accueil, une voiture se gara. Ça faisait toujours bon effet, la ponctualité. Les portières s’ouvrirent, et son vieil ami sorti. Il alla ouvrir la porte de derrière, laissant sortir celui qui devait être Thomas. Kathleen lui sourit.

Elle embrassa d’abord le sergent sur la joie, avant d’aller tendre la main au jeune garçon.

-Bienvenue à MIS, Thomas ! Je m’appelle Kathleen Stevenson, je suis la directrice de cet oprhelinat un peu particulier…
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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: Un petit criminel, ici?    Jeu 2 Jan - 22:23

Je ne savais trop quoi penser de cette affaire. On allait m’envoyer dans un pensionnat. Bon, soit. Ça ne me changerait pas grand-chose de toute façon. Peut-être même qu’on s’occuperait mieux de moi ! Tous les espoirs étaient permis… Quoiqu’en temps de guerre… Même si, je l’avoue, je n’étais pas trop au courant de tout cela.

Je mangeai donc à la cantine de la police, seul. Personne ne s’occupait de moi, personne ne me regardait. Ma présence leur importait peu, visiblement. Et c’était tant mieux. Toute ma vie durant, j’avais cherché à être le plus discret possible. Avec le temps, ça c’était forgé dans mon caractère, il faut croire.

J’avais pris tout mon temps. On ne partait que dans l’après-midi, de toute façon. Tellement d’ailleurs qu’on finit par venir me chercher alors que je n’avais pas fini mon assiette. Pas grave, à vrai dire, parce que je n’avais pas très faim.

On m’emmena dans une voiture de la police. C’était le sergent qui m’avait parlé tout à l’heure qui conduisit. Il ne fut pas très bavard lors du trajet, voire pas du tout, puisqu’il ne desserra pas ses lèvres serrées.

Ce ne fut qu’une fois arrivés sur place que la ligne droite qui se trouvait en dessous de son nez remonta en un sourire. Sans doute connaissait-il la femme qui se tenait là, et qui devait être la directrice de l’établissement.

C’est en effet ce qu’elle confirma. Mais je n’écoutais pas trop ce qu’elle dit. Je lui serrai la main et me contentai d’un « enchanté » neutre, toujours dans ce soucis de ne pas en montrer trop. Ce n’étais pas que j’étais fermé à l’institut, ou quoi que ce soit. Mais j’étais en terre inconnue, aussi, je devais d’abord prendre mes repères.

Je jetai un coup d’œil autour de moi, pendant que les adultes étaient en train de parler. La nature était riche, par ici, et ce qui était sûr, c’est que ça changeait de ma banlieue pourrie et dégueulasse du sud de Londres…
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Votre Ami Satan

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MessageSujet: Re: Un petit criminel, ici?    Dim 5 Jan - 19:33

Que foutait-il ici? Lui, Marcus Finnigan un voyou orphelin spécialisé dans le vandalisme gratuit qui s'était fait remarquer trop de fois dans les rues de Londres. Et un flic avait décidé qu'il irait ici et non pas en orphelinat ou en prison, qu'il s'agissait de sa "dernière chance". Tu parles d'une chance se disait-il, les gens qui exploitaient des gamins de la sorte au lieu de les mettre en sécurité ne valaient selon lui pas mieux que les nazis qui tuaient des gens à la pelle.

Alors, il avait décidé de montrer à cette Stevenson ce qu'il en pensait de la façon dont il s'exprimait le mieux, en vandalisant. Alors, il avait profité d'une sortie de la jeune femme pour pénétrer dans son bureau, renverser quelques meubles, mettre surtout de la peinture partout et inscrire sur le mur qui faisait face à la porte, en gros, en rouge "Vous ne valez pas mieux qu'EUX" suivi du symbole nazi.

Puis le gamin partit en courant, la directrice le démasquerait sans doute, et pour une fois il assumerait les conséquences de ses actes, en orphelinat ou en prison, il serait toujours plus en sécurité qu'ici et ne serait pas exploité....
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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Re: Un petit criminel, ici?    Sam 11 Jan - 22:28

Kathleen détailla rapidement le jeune garçon. Il la salua poliment, avec neutralité, ce qui était déjà un bon point. La directrice avait eu vent du passé de Thomas, et elle espérait que celui-ci ne serait pas trop récalcitrant et accepterait d'être remis sur le droit chemin. Pour l'instant, elle n'arrivait pas à savoir si le garçon était content ou pas d'être ici. Elle espérait l'apprendre une fois qu'ils seraient arrivés à son bureau, elle verrait alors l'engouement ou non du gamin pour l'institut. Et si cela ne lui convenait pas, il avait tout à fait le droit de refuser, il n'y avait donc pas de souci avec Thomas, pour le moment...

La directrice accompagna le garçon jusqu'à son bureau. C'est alors qu'elle découvrit la mauvaise surprise en poussant la porte. Son bureau était dans un état... indescriptible. Kathleen resta figée sur le pas de la porte, bouche bée, incapable de dire un mot ou d'esquisser un mouvement. Elle était figée d'horreur en fait. Elle ne pouvait détacher son regard de l'écriteau laissé à la peinture dégoulinante "vous ne valez pas mieux qu'EUX", suivi de la croix nazie. Son bureau était saccagé, les meubles à terres, les papiers dévalisés. Elle était en rage, et s'empourpra à cause de sa colère. Elle devinait déjà l'auteur de ce carnage. Il fallait arrêter de recruter des gamins à la dérive, ce n'était plus tolérable. Le MIS n'était pas un centre de redressement pour gamins difficiles. Les criminels en herbe n'avaient rien à faire ici. Kathleen allait avoir la lourde tâche de devoir renvoyer un deuxième gamin, depuis l'ouverture de l'institut - le premier étant celui qui avait tenté de noyer Matthias dans le lac. Et elle détestait devoir entamer ce genre de procédure, cela discréditait le MIS au plus haut niveau de l'Etat.

Bref, l'heure était grave. D'un air sombre, la directrice enjamba les monticules d'objets qui rendaient l'accès à son fauteuil derrière son bureau difficile. En passant, elle releva une chaise tombée à terre et la plaça devant son bureau, invitant Thomas à s'asseoir dessus. Un entretien dans un bureau dans cet état serait assez bizarre, mais il fallait s'adapter. Finalement, lorsque les deux personnages furent installés, Kathleen prit la parole, avec un ton moins jovial qu'à son habitude.

" - Alors, un résident a jugé malin de nous faire cette petite blague le jour de ton arrivée. Je précise que cela n'est encore jamais arrivé. Nous ne tolérons pas le vandalisme, ni tout autre manquement au respect de l'institut et de son personnel. L'auteur de cette blague sera renvoyé d'ici dès que j'en aurais fini avec toi. "

Kathleen observa la réaction de Thomas. Celui ci devait être assez gêné, il n'arrivait pas dans les circonstances les plus faciles. La directrice décida donc de s'adoucir, le petit nouveau n'y était pour rien. Mais elle allait devoir s'assurer qu'il était prêt à laisser son passé de hors-la-loi derrière lui...

" - Comme je te l'ai dit tout à l'heure, nous sommes ici dans un orphelinat un peu particulier. Le Modern Institut of Seafront est en réalité un département secret du MI6, les services secrets britanniques. Nous formons ici des enfants de ton âge à devenir espion pour le compte de la reine d'Angleterre, en clair, pour entraîner la chute du régime nazi en Europe. Tous les résidents de cet orphelinat ont à coeur de combattre le nazisme, et ils s'entraînent très dur pour cela. Nos professeurs sont compétents, et vous accompagnent tout au long de votre entraînement et lors de vos missions à l'extérieur. Cela dit, je ne te cache pas que ces missions ne sont pas sans risques : comme tous les espions qui agissent contre le régime nazi, chaque enfant de l'institut peut être pris pour cible en cas de problème de couverture en opération. Es-tu intéressé par une place parmi nous ? "

Kathleen fit une pause, essayant de sonder le visage et les pensées de Thomas. Elle jugea tout de même important de préciser une petite chose.

" - Je précise, bien sûr, que l'institut est dirigé dans un cadre militaire. Nous exigeons une discipline exemplaire de la part de nos recrues. "

La directrice avait lâché cette phrase d'un ton plus dur qu'elle ne l'aurait voulu. Elle était toujours énervée par l'état de son bureau. Thomas allait devoir lui prouver qu'en plus de sa motivation, il était prêt à se soumettre à des règles strictes sans discuter. Il allait devoir prouver que son passé de criminel était bien derrière lui, car Kathleen n'était pas d'humeur à ouvrir son orphelinat une fois de plus à un gamin hors-la-loi.
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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: Un petit criminel, ici?    Dim 12 Jan - 17:12

Kathleen m’observa un peu, et il me semblait que derrière son regard, il y avait un jugement, négatif bien sûr. Elle avait évidemment du avoir vent de mon passé. Mais comment pouvait-elle juger ? Elle n’avait surement jamais été dans une situation comme la mienne ; elle ne savait pas ce que c’était que d’être obligé à commettre tout ce que j’avais dû faire. Je n’avais pas eu le choix !

Bien sûr, je ne laissai rien transparaître de mon énervement, je restai neutre. Mais elle avait intérêt à se calmer assez vite sur mon passé. Je ne suis pas un criminel.

Elle papota encore quelques secondes avec son ami, avant qu’ils ne se quittent avec un bref salut. Puis, nous marchâmes ensemble jusqu’à un bâtiment qui apparaissait petit à petit à ma vue. Celui-ci était plutôt imposant, avec pas moins de quatre étages. Celui-ci devait contenir plein de choses que j’avais finalement assez hâte de découvrir.

J’étais si absorbé par le somptueux couloir d’accueil, que je ne remarquai pas tout de suite que la directrice s’était figée à l’entrée de son bureau. Encore un peu, et je me cognais contre elle. Puis, je remarquai ce qui l’avait figée ainsi. Son bureau, justement, était dans un désordre indescriptible, qui ne semblait pas du tout correspondre à la femme, que ce soit par sa tenue, assez stricte, ou son regard un peu sévère qu’elle m’avait lancé là-tantôt. Et puis, l’inscription Vous ne valez pas mieux qu’EUX, suivie de la croix nazie, devait avoir été tracée par quelqu’un d’autre.

Je ne savais pas trop ce qu’il se passait avec les nazis, j’en avais bien sûr entendu vaguement parler, mais ça ne nous concernait pas dans notre quartier sud-londonien. De toute façon, personne ne s’intéressait à nous, pas même les soldats allemands.

Nazi, c’était une insulte qui était souvent utilisée dans mon ancien quartier, c’est pour ça que je savais que ça signifiait quelque chose de mal, mais je ne savais pas tout ce qu’ils commettaient comme atrocités exactement.

La femme tenta de se frayer un chemin parmi tout ce qui traînait par terre, à savoir tout ce qu’il y avait dans la pièce, releva une chaise et m’invita à m’assoier dessus.

Stevenson commença à parler d’un ton fort énervé, comme si c’était moi le responsable de ce méfait. C’est peut-être ce qu’elle croyait, puisqu’elle utilisait des expressions tel dès que j’en aurai fini avec toi. Pas de quoi me mettre de meilleur humeur quoi. Finalement, je n’étais pas sûr d’avoir atterri au bon endroit.

Elle m’observa attentivement, le visage rougit par la colère. Puis, elle se radoucit, et me parla plus doucement sur ce qu’était l’Institut, ses fonctions, son système, etc. Ils m’invitaient à devenir espion pour le compte de sa majesté la reine d’Angleterre ? Je ne sais pas vraiment si j’avais envie de rendre service à quelqu’un qui ne s’était jamais soucié de mes problèmes… Cela dit, c’était plutôt alléchant, parce que c’était tout le contraire de ce que je connaissais avant : des gens qui veillaient sur moi, un enseignement efficace, lutter contre ce que j’avais vécu moi-même. Elle me laissa le choix d’accepter ou de refuser, mais avant que je n’eus ouvert la bouche, elle continua, d’un ton à nouveau sévère, en précisant qu’ils exigeaient une discipline exemplaire − en insistant bien sur le mot −. C’en était assez, ces allusions, à ce que j’étais supposé être ici : un criminel.

Je restai calme, sans hausser la voix. Mais mon timbre de voix trahissait mon énervement et mon agacement.

« Je ne suis pas un criminel, ok ? Vous ne savez pas ce qui s’est passé dans ma vie, enfin, pas dans les détails, je présume. Et si c’est le cas, vous avez mal compris. Tout ça, j’ai été obligé de le faire… » Je soufflai, me calmai, radoucis ma voix, puis repris. « Bon, à part ça, j’accepte de rester ici, parce que j’ai envie de changer de vie… »
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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Re: Un petit criminel, ici?    Lun 13 Jan - 1:08

Kathleen restait calme et imperturbable, tentant d'effacer de son champ de vision le désastre qui l'entourait. Elle tentait de se concentrer sur Thomas, qui semblait quelque peu agacé par la directrice. Il n'aimait pas la fermeté ? Il allait devoir s'y habituer s'il voulait rester ici... mais voulait-il vraiment rester ici ? La réponse du garçon ne fut pas vraiment celle qu'elle avait espérée au début, dans le sens où les mots employés n'étaient pas teintés d'un respect démonstratif, au contraire. La directrice fronça légèrement les sourcils en entendant les phrases du jeune garçon, dont les tournures ne lui plaisaient pas spécialement. Cependant - et heureusement pour Thomas - la voix restait calme et mesurée, ce qui eut le don d'inspirer le respect à Kathleen. Il eut également son intérêt plein et entier par sa réponse bien tournée.

Ainsi, il n'était pas un criminel, et avait été forcé de faire des choses dont il n'était pas forcément fier aujourd'hui... C'était un bon point. Cela signifiait qu'à un âge aussi bas, ce gamin avait déjà conscience du bien et du mal, même si personne ne lui avait jamais appris - ce qui semblait évident dans le quartier d'où il venait. Il était également conscient d'avoir été manipulé par un système basé sur le crime, ce qui à son âge était assez exceptionnel - on pouvait dire sans hésitation que ce gamin détenait une intelligence hors norme. Le problème, c'est qu'il ne devait pas savoir grand chose du contexte géopolitique actuel, puisqu'il venait d'une zone sinistrée d'avance - c'était en tout cas ce que ses amis avaient dit à Kathleen. Il aurait besoin de se sentir un minimum concerné par ce qui se passait en Europe pour aller plus loin au MIS... Il avait envie de changer de vie ? Ca ne suffisait pas. Autant l'envoyer aux Etats-Unis, qui recevaient beaucoup de gens qui fuyaient la guerre. Ici, tous les enfants désiraient ardemment se battre contre les nazis. Donnerait-il vraiment sang et eau pour protéger son pays ? Ne risquait-il pas de retourner sa veste à un moment ou à un autre, puisqu'il n'avait pas été particulièrement choyé par le système jusqu'à maintenant ? Kathleen avait de sérieux doutes sur cette recrue, et pas uniquement à cause de son passé de criminel - elle avait évidemment un jugement bien altéré par sa mauvaise humeur.

Cela dit, les explications et l'expression sincère et douce du jeune garçon lui donnèrent le bénéfice du doute. Kathleen avait besoin, et envie, d'apprendre à mieux connaître Thomas, pour cerner ses motivations.

" - Je ne te juge pas mon garçon, j'essaie seulement de recruter les bonnes personnes, et d'apprendre des erreurs d'appréciation que j'ai pu faire par le passé. Je comprends évidemment ton désir de changer de vie, mais cet institut n'est pas exactement l'endroit rêvé pour un orphelin. La tâche que nous exigeons est extrêmement lourde pour des enfants, il faut en avoir conscience en arrivant ici. L'entraînement d'un espion de votre âge n'est pas une partie de plaisir. Il est semé d'embûches et de souffrances, physiques et mentales. Nos recrues sont prêtes à les endurer, car leur désir de sauver l'Europe du nazisme est si fort qu'aucune souffrance ne peut les arrêter. As-tu cette envie profonde de te battre pour cette cause ? Nous ne voulons en aucun cas forcer un enfant à rejoindre ce combat. Je suis convaincue qu'aucun enfant n'est fait pour accomplir de telles choses. Ceux qui sont ici le sont devenus par la force des choses, à cause de la guerre. Tu dis que tu as été obligé de faire certaines choses dans ta vie, je ne veux pas que tu te sentes forcé de faire quoique ce soit pour les services secrets de notre Reine. Il faut que ce désir vienne de toi : tu es un enfant libre ici, c'est à toi de choisir ta destinée. Cette option n'est pas la seule qui s'offre à toi. Nous pouvons t'offrir une place dans une famille en sécurité de l'autre côté de l'Atlantique, tu démarreras une nouvelle vie également. Celle qui t'attend au MIS sera bien plus difficile. Réfléchis bien, ne laisse plus personne te dicter ce que tu dois faire de ta vie, c'est à toi de prendre cette décision. "

A présent, la voix de Kathleen était douce et avait retrouvé son côté maternel. Son regard était direct, doux et compréhensif à la fois. Elle se rendait compte aujourd'hui que par manque de recrues, elle avait accepté ici les enfants assez facilement, sans leur poser de questions, sans les connaître vraiment. Elle ne leur avait pas assez expliqué les difficultés de la vie qui les attendrait ici. Elle ne voulait plus avoir cette désagréable sensation d'exploiter des orphelins qui avaient déjà tout perdu, et qui voyaient le MIS comme leur dernier espoir de survie. Il y avait toujours un autre espoir pour eux. Leur engagement au MIS devait être particulièrement significatif pour eux, sans quoi ils n'avaient pas à être ici...
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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: Un petit criminel, ici?    Mar 14 Jan - 20:52

Mon ton était un peu brutal, mais le tout sortit finalement assez naturellement, et en rien je ne regrettais ce que je venais de raconter. Après tout, je n’avais qu’exprimé la réalité, ou du moins, j’avais essayé de démêler le vrai du faux dans ce que semblait penser  Stevenson. Et c’était important. Ce n’était pas par manque de respect.

Cela dit, c’est vrai que j’avais toujours eu du mal avec l’autorité trop forte. Et pour le moment, la femme assise en face de moi m’en avait déjà montré beaucoup pour le temps de parole qu’elle avait mobilisé. Cela avait été suffisant pour m’emporter dans une colère qu’il m’arrivait de ne contrôler. Les évènements des derniers jours avaient été un peu vite, tout s’était enchaîné, la fatigue s’était accumulée. J’avais besoin d’un peu de repos sans doute. Et il semblait que je n’en aurais pas. Bien, je m’habituerais simplement à ce nouveau rythme alors.

Le choc sur le visage de la femme, de par le langage et le ton que j’avais utilisé était réellement délectable. Même si, bien sûr, maintenant que j’étais plus calme – il ne faudrait néanmoins pas qu’un nouvel élément vienne me perturber – je n’en laissai rien voir. Dans mon quartier, il ne fallait pas trop montrer ce qu’on pensait réellement des gens qui nous entouraient  (souvent du mépris), si on avait peur des représailles parfois violentes et qu’on avait 11 ans et qu’on tenait à toutes ses dents. Clairement, Stevenson ne semblait pas habituée à avoir des petits rebelles. Mais c’était une bonne chose, selon moi, parce que cela voulait dire qu’elle n’avait pas à abuser de son pouvoir sur les agents, si ce ne le petit crétin qui était venu saccager son lieu de travail.  Bon point pour elle. Cela dit, et il me semblait que c’était la première fois, quelque chose de positif apparu sur son visage, dans sa façon de me regarder. Qu’avais-je donc bien pu faire ?

Ce qu’on pouvait donc déchiffrer dans ce qu’elle dégageait était ambigu. Elle semblait avoir été entraînée à ne pas être facilement comprise, quand elle le voulait. Peut-être n’était-ce qu’une impression, mais ça valait mieux quand on doit diriger un département du MIS.

D’une voix beaucoup plus maternelle que ce qu’elle avait utilisé jusqu’ici, elle m’expliqua qu’en gros, je ne devais pas me sentir forcé et que c’était difficile, ici. Que ceux qui étaient ici, c’était par réelle conviction. Cela m’intriguait. Comment des gosses pouvaient-ils avoir de réelles convictions ? Qu’est-ce qu’il se passait dans le monde pour que l’on obtienne ça ? Que l’on arrache l’enfance de ces gosses ? Qui avait le droit de faire ça. Ils étaient arrivés par la force des choses. Ce qui signifiait qu’ils avaient sans doute déjà perdu leur enfance avant d’atterrir ici.

Et est-ce que moi, j’en avais seulement eu une de toute ma vie ? Pas vraiment.

Je pris la parole, d’une manière calme et posée, comme toujours, mais cette fois, face à son aspect plus maternel – c’était quelque chose de nouveau pour moi, ma « mère » (j’hésitais même à l’appeler ainsi maintenant) n’avait jamais été aussi douce – mes phrases étaient beaucoup plus emprises de respect envers elle.

« Ehm, j’avoue que je ne sais pas très bien ce qu’il se passe en Europe et dans le monde. Enfin si, je sais qu’il y a la guerre, j’entends les bombardements incessants sur Londres, la nuit. Ça me fait un peu peur, tout ce fracas, et personne ne vient pour me rassurer. De toute façon, on sait très bien que cela ne viendra jamais chez nous, parce que personne ne s’intéresse à notre quartier. Je veux bien entendre vos explications pour mieux percevoir le phénomène, parce que je ne comprends pas comment des gamins de mon âge peuvent avoir des convictions quand il s’agit de la guerre… Néanmoins, j’aimerais bien pouvoir combattre le crime. Je n’ai pas envie que quelqu’un vive ce que moi-même j’ai pu vivre dans ma zone.  Si personne ne veut résoudre les problèmes à Londres, moi je suis prêt à le faire ! Parce que je sais ce qu’il se passe, là-bas. »

Je marquai une pause. Je n’étais pas sûr que tout ce que je venais de dire avait un réel sens. C’était confus encore dans ma tête. Je n’avais pas encore eu le temps de réfléchir de manière plus posée à tout ça. Je continuai.

« Cela dit, ce qu’il se passe en Europe et dans le monde m’intéresse vraiment. J’aimerais bien au moins comprendre ce qu’il y a derrière cette Seconde Guerre mondiale. Après, on verra bien si j’ai envie de m’engager à MIS…»

J’hésitai à ajouter quelque chose de plus, mais finalement, je m’abstins.  
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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Re: Un petit criminel, ici?    Lun 20 Jan - 19:35

La phase d'observation ne s'arrêtait pas ici. Plus Kathleen regardait le nouveau venu, plus elle se rendait compte de ses capacités à intégrer le MIS. Il ferait le parfait espion : il avait l'habitude de la vie à la dure, il maîtrisait déjà l'art du camouflage. Car il cachait sans difficulté ses émotions, son visage était le plus neutre de tous ceux qu'elle avait vu défilé dans son bureau pour le moment. C'était un atout majeur et indispensable pour un espion en culotte courte... et vu sa réponse, il ne semblait pas non plus dénué de capacités intellectuelles. Il avait bien sa place ici, sur tous les plans, mais la question de l'engagement restait épineuse : c'était la plus importante. Aucune de ses qualités ne serait utile s'il ne voulait pas s'investir dans ce combat, s'il ne se sentait pas concerné. Sans une bonne raison, il trouverait le système de l'institut tyrannique et se sentirait définitivement trahi par l'Etat britannique, ce qui n'était pas franchement le but de la directrice.

C'était la seule réserve qu'elle avait face au garçon. Pour le reste, en l'entendant parler, elle sentit tout de suite un respect nouveau, ce qui était plutôt bon signe : le garnement n'était pas un enfant déséquilibré n'acceptant pas la hiérarchie et n'ayant pas de respect pour les adultes. Non, il était intelligent, il pourrait certainement se révéler être un très bon agent. Cependant, la réponse ne donna pas entière satisfaction à Kathleen quant aux motivations du garçon. Elle était un peu gênée, c'était la première fois qu'elle se sentait obligée de pousser ses recrues dans leurs derniers retranchement. Mais il y avait trop de dérapages, elle ne pouvait plus se le permettre, et elle devait faire cela pour le bien de l'enfant lui-même. Elle ignorait cependant comment elle allait faire comprendre à Thomas qu'il ne pouvait pas "essayer la vie ici et voir après s'il veut s'investir". C'était un endroit top secret, à très haute protection, et non un orphelinat pour divers enfants d'exception à la dérive. Pour garder un enfant, il fallait que ce dernier soit sûr de lui, incontestablement et sans restriction... Kathleen posa un regard plein de douceur sur Thomas. Sa gêne était peut-être visible dans ses yeux, même si elle savait rester assez placide du point de vue de son attitude corporelle.

" - Ecoute Thomas... c'est une décision très lourde de responsabilités. J'ai conscience que ce genre de décision ne peut se faire en quelques secondes, comme ce que je te demande là : c'est bien trop demander, surtout pour des enfants de votre âge qui avez toute la vie devant vous pour faire autre chose. Un séjour ici changera votre vie du tout au tout. Mais nous n'acceptons que les enfants qui ont profondément le désir de s'engager corps et âme dans notre cause. Notre institut est fondé sur l'entraînement intensif d'un espion, nous ne pouvons accueillir un enfant et exiger de lui un entraînement surhumain s'il n'est pas sûr d'avoir "envie" de s'engager. Bien sûr il est honorable de vouloir combattre le crime, mais prends bien en compte les sacrifices que cela engendrera ici. Le crime géant qui se joue en Europe est bien vaste et complexe pour un enfant... "

A présent, Kathleen regardait Thomas d'un air soucieux. Elle aurait voulu protéger tous les enfants de la terre, malheureusement elle n'en aurait jamais le pouvoir. Et les enfants qui étaient ici n'étaient pas plus protégés que les autres, surtout pas en mission... Elle ne voulait pas faire de Thomas une victime potentielle s'il ne l'avait pas pleinement choisi. C'était un garçon qui méritait une belle vie, elle le voyait maintenant - oui, elle était très conciliante et changeait rapidement d'avis sur les gens, ne se fiant jamais à sa première impression...

" - Nous pouvons évidemment t'accueillir ici deux ou trois jours, pour que tu voies le quotidien des agents et que tu aies le temps de réfléchir. Mais tu comprends, nous ne pouvons pas t'accueillir ici définitivement sans être sûrs des raisons pour lesquelles tu restes ici. C'est un combat très lourd que tu devras mener avec tes camarades, et nous serons aussi durs avec vous que l'est le monde extérieur... "
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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: Un petit criminel, ici?    Mar 21 Jan - 22:40

Jamais la directrice ne semblait satisfaite de ma réponse, ou de moi. Je ne sais pas vraiment. Mais je ne crois pas, parce que son comportement non-verbal semblait indiquer le contraire. Bien sûr, je ne pouvais pas en être sûr, mais son comportement avait quelque chose de positif, plus en tout cas qu’au début.

Elle m’expliqua néanmoins qu’il fallait que je sois vraiment décidé à rester ici, ce qui attisa ma curiosité. Qu’est ce qui pouvait être donc si terrible dans cet institut ? À part le fait qu’il y ai des espions-enfants, la directrice ne semblait pas disposée à me l’expliquer clairement. Je compris assez vite que je ferais mieux de comprendre par moi-même, ce serait beaucoup plus clair.
Cette conclusion, elle me venait peut-être de mon côté terriblement solitaire. Et de mon passé. J’avais l’habitude de comprendre les choses par moi-même. Ce n’était pas aujourd’hui que ça allait changer. Et en plus, ce serait une habilité pratique en mission, sans doute. Même si, ça aussi, c’était assez peu clair dans ma tête.

Je faillis lui faire la proposition de rester ici un ou deux jours pour voir à quoi tout ça ressemblait, pour mieux comprendre, et au cas où je ne restais pas, de jurer à garder le silence quant à MIS. Mais je n’en eu nullement le besoin, puisqu’elle me le proposa elle-même.

« J’accepte cette proposition avec plaisir, Madame. Et si je ne devais pas rester ici, je suis prêt à signer n’importe quel papier pour jurer silence à propos de MIS. »

Bizarrement, pourtant, j’avais l’impression d’être quasi sûr de rester ici. Au-delà de l’engagement, de la volonté de combattre quelque chose, il y avait aussi le simple fait que retourner à une vie normale et calme me semblait, actuellement, totalement impossible. Une vie sans saveur ne m’intéressait pas. Et MIS m’offrait un endroit parfait pour risquer ma vie et vivre des choses incroyables. Dures, peut-être, mais de toute façon, dans cette vie, ça fait quand même un mal de chien d’être bien. Alors bon…
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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Re: Un petit criminel, ici?    Sam 25 Jan - 17:39

Kathleen respira profondément. Elle se mettait de plus en plus de pression pour le recrutement des enfants, elle se demandait toujours si elle faisait les bons choix ou non. Elle ne se posait pas autant de question pour le reste de sa vie, elle avait toujours su foncer avec confiance, c'était nécessaire pour arriver aussi loin dans sa carrière, surtout en étant une femme. Mais la responsabilité d'autant d'enfants innocents avaient changé la donne. La militaire dure et combattive avait laissé place à un instinct maternel qui la faisait douter du bien-fondé de son activité au MIS. Mais Thomas n'avait pas à faire les frais de tous ses doutes : il semblait être la recrue idéale, et la directrice devait encore faire confiance à son instinct, c'est ce qu'elle faisait le mieux.

C'est d'ailleurs ce qu'elle fit. La réponse de Thomas fut plus que satisfaisante, il semblait intelligent et de bonne volonté. On sentait qu'il respectait déjà cette institution, ce qui était un pas important dans l'intégration d'un enfant ici. On pouvait être au moins à peu près sûr qu'il n'irait pas saccager un bureau...

" - Très bien, dans ce cas je vais te faire visiter le campus, et tu pourras revenir me parler dans mon bureau quand tu voudras, dès l'instant où tu auras pris ta décision. "

Kathleen se leva de son fauteuil et enjamba les papiers qui jonchaient le sol avec prudence - certains d'entre eux étaient très important administrativement. Elle réussit cependant à sortir de son bureau sans trop de dommage, après avoir traversé un vrai parcours du combattant. Elle commença alors la visite avec le petit Thomas, en lui montrant successivement les zones d'entraînement, de détente, la Chapelle, et finit par le bâtiment principal, là d'où ils étaient venus. Enfin, la directrice fit visiter les étages principaux au jeune garçon, et s'arrêta dans le dortoir principal, qui commençait mine de rien à se remplir.

" - Voilà le dortoir, c'est ici le sanctuaire de toutes les recrues. Tu peux à présent t'installer. As-tu des questions, avant que je retourne ranger mon bureau ? "

A présent, la directrice souriait à Thomas d'un air doux. Elle commençait déjà à s'attacher à lui, et espérait qu'il resterait ici finalement. Il ferait sûrement une recrue du tonner, elle pensait déjà au PEI... elle pourrait faire passer la petite noire avec lui... Elle allait un peu vite en besogne.
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Thomas Fauconnier
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Missions effectuées: 1

MessageSujet: Re: Un petit criminel, ici?    Lun 17 Fév - 22:34

Le deal était fait : je pourrais rester ici quelques jours – Kathleen n’avait pas précisé combien, sans doute pour éviter de me mettre la pression – et donner mon avis après. Je croyais déjà l’avoir, mais j’étais tout de même soulagé d’avoir une petite période de réflexion pour être sûr de faire le bon choix : j’en avais marre de me faire ordonner ce que j’avais à faire !

Cependant, l’entrevue n’était pas finie, puisque la directrice devait encore me faire visiter le bâtiment, ainsi qu’une partie de l’extérieur. C’est d’ailleurs par cela que la femme commença.
La zone d’entraînement, où j’entraperçu brièvement un lac et, au loin, un bâtiment était l’endroit où j’aurais mes entraînements dits « physiques » : la natation, la course à pied, le tir, et d’autres disciplines de ce style.

Ensuite vint la chapelle, que je ne comptais pas spécialement fréquenter. Mon éducation n’avait jamais vraiment été religieuse, à vrai dire… Ainsi, la directrice me rassura légèrement – bien que ce n’était pas une inquiétude fondamentale – lorsqu’elle précisa que chaque agent était libre de venir dans cet endroit pour se recueillir ou non, et pour n’importe quel Dieu.

Après avoir pris l’air, nous nous redirigeâmes vers le bâtiment d’où nous venions. Outre les locaux officiels du rez-de-chaussée (bureau de la directrice, centre de missions, …) ainsi que des classes pour le développement « intellectuel », il y avait deux autres étages au bâtiment : le premier avec le réfectoire – il y avait une bonne odeur qui planait dans l’air, autre bon point pour MIS – où le souper aurait lieu dans une petite heure, et la bibliothèque pour lire et étudier ; le deuxième avec les dortoirs, où nous allions bientôt nous quitter, momentanément, du moins.
Il y avait plusieurs lits installés et certains occupés, mais tous les enfants étaient absents, en cours, sans doute, ou en train de jouer dehors. Je ferais la connaissance avec eux plus tard, donc.

Il était l’heure de me poser, de m’installer et de réfléchir.

« Je vais m’installer… Si j’ai des questions, je sais où est votre bureau ! »

Cet endroit avait l’air bien, de prime abord. Il fallait bien sûr voir ce qui se cachait derrière, mais en temps de guerre, et en comparaison avec ce que j’avais maintenant dans mon dos, c’était du grand luxe.
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Un petit criminel, ici?

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