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 Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice

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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Mar 27 Mai - 10:58

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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Mar 10 Juin - 12:06

Moi qui n’étais jamais sorti de ma petite Angleterre, voilà qu’on me propulsait à Bagdad ! Avant d’arriver à MIS, j’aurais même été incapable de situer la ville ou le pays sur une carte. Évidemment le système éducatif de l’institut était optimal, nous savions tout ça maintenant.

On nous avait convoqué, Muta et moi, dans le bureau de la directrice quelques jours plus tôt. Avions-nous fait une bêtise ? Je crois qu’on était plutôt content de partir en mission, surtout à deux. Notre équipe avait été terriblement efficace pendant le PEI. Ce serait pareil ici, je l’espère. Parce que ce qui nous attendait était du lourd, mais la direction nous avait assuré que nous avions les armes : de par mon passé, je connaissais bien le fonctionnement général des groupuscules criminels – ce qui me semblait tout de même différent d’un groupuscule terroriste – ; et Muta connaissait bien le continent Africain… Même si elle venait d’un tout autre coin… Essayait-on de nous embobiner avec des arguments qui ne tenaient pas vraiment la route ? Ils n’étaient pas les premiers et ne seraient surement pas les derniers…

Là, dans l’hélicoptère, je soupirai. Nous n’aurions peut-être pas dû accepter, après tout. On en avait un peu discuté ensemble bien entendu. Mais pour ma part, j’avais accepté la mission, parce qu’en rentrant ici, j’avais été suffisamment prévenu par Kathleen quant aux dangers de ma nouvelle vie… C’eut été lâche de se dégonfler maintenant.

Avant le départ, j’avais du plonger dans un bain d’un produit brunâtre pour me donner un teint arabe. Le liquide ne sentait pas très bon et était glacial. Ce n’avait pas été l’heure la plus agréable de ma vie, mais la substance avait l’avantage de rester 4 jours sur la peau, même si on se lavait… Or la mission devait durer moitié moins de temps. Un autre pan de notre préparation avait été une semaine intensive d’arabe avec mon professeur, Hamza Al-Misrî. Selon lui, même si nous faisions encore quelques erreurs, nous étions à peu près prêts, tant que nous ne nous lancions pas dans des phrases trop compliquées.

L’hélicoptère était venu nous chercher dans une grande clairière prévue à cet effet dans la forêt, où Kathleen nous avait amené, accompagné d’Anton Priedvedev – le contrôleur de mission – et notre professeur d’arabe, puisque nous étions ses seuls élèves, il n’avait plus rien à faire à MIS tant que nous étions partis.


J’essayais de vider mon esprit, maintenant que nous étions dans l’air, loin de la sphère protectrice et rassurante du MIS. Je me tournai vers Muta, peut-être qu’une petite discussion me déstresserait un peu…

« Ça va ? »
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Mutamuriza Karinga
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Mar 17 Juin - 15:36

Riza ne s'attendait pas à partir en mission si rapidement. Son PEI s'était très bien déroulé, depuis elle profitait pleinement de la vie à l'institut. Elle avait quelques nouveaux amis, particulièrement Ayn et Thomas qu'elle appréciait beaucoup. La jeune fille n'était toujours pas très expressive mais elle avait réussi à s'ouvrir au fur et à mesure et à ressembler davantage aux enfants de son âge dans son comportement quotidien. Sa terre natale lui manquait toujours beaucoup, c'était un pincement au coeur permanent de se trouver si loin de son pays, mais elle avait appris à vivre avec. Et elle savait qu'elle y retournerait un jour, quand elle serait plus grande, prête à affronter les danger qu'elle y trouverait... En attendant, elle voulait faire une carrière exemplaire au MIS, elle savait que c'était sa seule porte de sortie possible. Avec de bons états de service, elle pourrait choisir sa destinée et ainsi obtenir un poste qui lui permettrait, un jour, de rentrer chez elle...

Ils avaient tout d'abord été convoqués dans le bureau de la directrice. Riza s'y était présentée avec curiosité, sans appréhension. Elle savait qu'elle n'avait rien à se reprocher, et elle avait beaucoup de sympathie pour la directrice qui lui rappelait un peu sa mère parfois... C'était pour une mission. La fillette avait été abasourdie, ça faisait donc si longtemps que ça qu'elle se prélassait à l'institut ? Elle devait être vraiment heureuse ici, car elle n'avait pas vu le temps passer. En écoutant les détails de l'opération, une certaine excitation s'empara d'elle. Il était question d'une nouvelle intervention Anglaise en Irak, alors que les relations entre les deux pays s'étaient améliorées. Elle retrouvait là le colonialisme blanc, et avait du mal à avaler que cette fois, elle se trouverait du côté des méchants... Finalement, leur rôle était plutôt simple, à savoir infiltrer un groupuscule de jeunes terroristes pro nazis qui tentaient de s'en prendre à des hauts dignitaires anglais. Riza laissa son regard dans le vague. Si ces jeunes gens n'avaient pas été pro nazis, elle aurait probablement été de leur côté, au fond de son coeur. Tenter d'arrêter les envahisseurs blancs, c'était un désir qu'elle comprenait vraiment. Ces jeunes voulaient sûrement qu'on leur laisse gérer leur pays comme ils l'entendaient, sans qu'une force extérieure vienne s'en mêler. Comment leur en vouloir ? Riza savait que c'était mal de tuer, et qu'elle devait empêcher ça. Mais elle ne pouvait s'empêcher de partager un peu le point de vue des terroristes...

La préparation fut rapide et facile : des cours intensifs d'arabe, langue à laquelle elle s'entraînait depuis son arrivée à l'institut. Quelques entraînements physiques et de camouflage supplémentaires, et ils étaient partis. Dans l'hélicoptère, Thomas sentait une drôle d'odeur, un peu comme du caca. Il avait dû s'y plonger pour avoir un teint plus foncé. Riza n'en avait pas eu besoin, elle rigolait de bon coeur en regardant l'état de son coéquipier. L'odeur était assez désagréable et elle n'aurait pas aimé avoir ça sur elle... Elle riait, riait, mais pas trop non plus car elle voyait son camarade assez stressé. Elle était totalement confiante. Certes, elle abordait un pays qu'elle ne connaissait pas du tout, sur le continent asiatique qu'elle ne connaissait pas davantage. Mais cette partie du monde était historiquement un carrefour entre les mondes asiatique, européen et africain, c'était un peu comme une zone internationale pour elle, bien que située en Asie. Elle était curieuse de voir cet endroit, qui était certes dévasté par la guerre, mais où y régnait une culture inconnue à ses yeux. Elle était avide de rencontres et de découvertes, elle avait aussi hâte de rencontrer ces jeunes terroristes desquels elle se sentait avoir quelques points communs...

Elle sourit à son coéquipier, et pour détendre un peu l'atmosphère, agita sa main devant son nez pour rire de l'odeur de son coéquipier.

" - Oui ça va. Tu sais je suis sûre que cette opération va bien se passer. Regarde, tu es si beau comme ça, tu ressembles à un vrai petit arabe ! "

Petit rire léger et spontané qui ne dura pas très longtemps.

" - Et puis, notre mission est simple, elle est parfaitement dans ce qu'on sait faire toi et moi. J'ai hâte d'y être, on va faire les choses bien et ça sera vite fini. "

La fillette était très confiante, elle s'empêchait pourtant de l'être trop car elle savait que les armes circuleraient de partout. C'était peut-être la seule chose qui lui faisait peur dans cette mission : l'omniprésence des armes lourdes. Elle ne savait pas trop si elle était préparée à ça, mais du reste, elle faisait confiance à leurs compétences, à Thomas et elle.

L'hélicoptère atterrit finalement. Les quatre personnes descendirent, la température était chaude et sans vent, l'atmosphère poussiéreuse. Riza, qui n'était plus habituée à un tel ensoleillement, plissa ses yeux noirs. Ils n'avaient plus qu'à s'installer dans leur logement de fortune, avant de partir à la recherche des terroristes en culotte courte...
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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Ven 20 Juin - 23:20

Muta, malgré son sérieux, avait toujours le mot pour rire. Tu es si beau comme ça. Bien sûr, cette remarque était insignifiante, mais elle me faisait un effet bizarre, sans que je ne puisse dire quoi. J’étais trop jeune pour penser à tout ça. Ce n’était pas le moment. Et surement pas l’époque.
Je secouai ma tête discrètement pour chasser ces idées bizarres de ma tête. Échec. Il fallait s’y attendre en même temps ; quand une idée te trotte dans l’esprit et que tu as envie de t’en débarrasser, elle s’agrippe à ton cerveau avec force et conviction, pour te ronger un peu plus ta machine à penser. Bref, pas de quoi aller mieux. Vraiment pas.

Je faillis m’étranger à la seconde phrase.

« Simple ?! Tu rigoles ? On doit aller traficoter avec des petits terroristes en herbes ! Même les ptits cons d’Londres, ils sont moins toqués ! Et si on n’arrive pas à s’extirper de leurs sales griffes ? » − Comme pour mes idées saugrenues, me disais-je – « Si on doit se faire exploser avec eux ? »

J’étais un petit criminel en herbe, certes, mais pas de cette veine-là. J’étais étonné que tout ça ne stresse pas d’avantage mon amie, comme si elle ne se rendait pas compte de ce à quoi nous faisions face. Peut-être le fait qu’elle retourne sur son continent natal jouait, même si elle venait d’un tout autre coin de l’Afrique.
Pour ma part, je me connaissais. Je me mets la pression avant, mais une fois que je suis lancé, ma concentration est toute entière à la tâche que je dois réaliser. Et puis, avec Muta, ça marchait vraiment bien.

Quelques heures plus tard, nous étions arrivés dans un coin reculé de Bagdad, la capitale iraquienne, après un atterrissage discret et bien réussi. Et tout de suite, la chaleur nous frappa. Me frappa en tout cas. Peut-être que Riza était plus habituée que moi, mais comparé à mes 15 petits degrés habituels de Londres et de l’Angleterre, la différence était… étouffante.

« Ah ouais, d’accord… » Murmurai-je pour moi-même. Ça n’allait pas être de la tarte. En plus, la couche de produit brunâtre à l’odeur de nacre, comme l’avait gentiment fait remarquer ma coéquipière, me faisait transpirer encore plus. Et encore, là, on était à l’ombre. Je préférais ne pas m’imaginer ce que ça donnerait en plein soleil. Le tournis, sans doute. Et des coups de soleil.

À partir de maintenant, nous devions communiquer en arabe.

"؟ إلى أين نحن ذاهبون؟"* * demandai-je tout simplement à notre professeur d'arabe. Il serrait fier de nous. Peut-être...

____________________________
*« Où va-t-on ? »
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Mutamuriza Karinga
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Jeu 24 Juil - 18:21

Riza commençait à sentir l'inquiétude de son partenaire, mais elle ne la partageait pas vraiment. Lorsque Thomas tiqua au mot "simple" et déballa toutes ses appréhensions, la fillette se contenta d'un haussement d'épaules. Il était peu probable que toutes ces horreurs n'arrivent, elle songea que son coéquipier commençait vraiment à imaginer le pire. Elle n'imaginait que le meilleur dans cette mission. La réalité serait sûrement un mélange des deux...

A la descente de l'appareil, nous commencions à marcher dans la poussière brûlante de Bagdad. Riza n'avait pas connu de telles chaleurs dans son pays natal, qui était souvent agité d'une brise légère même en plein été. Elle avait quand même été habituée à de fortes températures à la saison sèche, et elle s'y accoutumait assez facilement ici. C'était surtout le paysage qui la surprenait, il était très différent de ce qu'elle avait connu sur son continent. L'Asie différait bien de l'Afrique qu'elle connaissait... Thomas prit l'initiative de commencer à parler en arabe, langue qu'il maîtrisait très bien à présent. Riza parlait assez bien l'arabe également mais son accent était un peu moins fluide que celui de Thomas. Il avait l'air plus arabe qu'elle, surtout avec cette pâte sur le visage, à n'en pas douter.

Le professeur d'arabe, qui les accompagnait, se contenta de leur montrer le chemin de la case où ils allaient établir leurs quartiers pour la mission. Ce serait le repère des deux agents, du professeur et du contrôleur de mission, comme une maison - avec le père et l'oncle, la mère étant absente ou décédée.

Les quatre professionnels du MIS arrivèrent donc dans une case poussiéreuse de Bagdad, non loin du centre et des quartiers de squat des terroristes en herbe. Tout le monde déposa ses maigres bagages en silence, sûrement car la chaleur était étouffante. Riza était tout excitée de commencer le travail de terrain, elle ne tenait quasiment pas en place. Après s'être soulagée dans des toilettes de fortune après ce long voyage, elle demanda en arabe à son coéquipier - quelle était leur couverture déjà ? Ils ne pouvaient pas être frères... Riza avait bien travaillé la couverture familiale qu'ils étaient censés connaître par coeur, mais avec l'excitation de l'opération, elle venait d'oublier tous les détails les plus importants... Elle s'adressa à son coéquipier d'une voix assez pressante.

" - On va faire du repérage dans le quartier ? "

La fillette était vraiment pressée d'approcher ces soi-disant terroristes, qui ne pouvaient pas être si méchants ni dangereux que ça. Lorsque Thomas fut prêt, les deux enfants ressortirent donc dans la chaleur étouffante de Bagdad, écumant rues et ruelles pour trouver leurs cibles et réussir la première approche, qui était souvent décisive en opération...
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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Sam 2 Aoû - 17:31

Il faisait chaud, très chaud. La chaleur prenait tout mon corps, l'entourait, l'encerclait, le prenait, le piquait de toute part. Mais ça n'avait rien d'agréable, c'était étouffant. La poussière irritait ma gorge, ça piquait mes yeux, ça chatouillait mes narines. Mais il allait falloir s'y habituer, comme nous nous étions acclimaté au froid en PEI. Il fallait être fort, avoir toutes les cartes en main; si possible même, transformer cette faiblesse en un atout contre l'ennemi. La chaleur faisait miroiter les alentours, fatiguait le cerveau; il ne fallait pas marcher trop vite pour éviter les vertiges. Riza semblait plus à l'aise que moi. Elle était plus confiante, aussi. Ça joue. Me connaissant assez bien dans ce genre de situation, je le serais bien assez vite. Stress au début, concentration après pour arriver à mes fins. Le premier était nécessaire au second. C'était comme si stresser m'obligeait à me focaliser sur mon but après, la pression m'obligeait à bien faire... L'idée, c'était de suivre mon instinct; la réflexion le rendait simplement meilleur. Testé et approuvé durant mes divers méfaits à Londres.

Pour ne pas penser à tous ces désagréments, j'essayai de me repérer un peu dans la ville; prendre ses marques, ça serait toujours utile plus tard. La ville n'avait pas encore été trop détruite par la guerre. On pouvait voir ça et là trace d'affrontements précédents, mais c'est tout. Si les grosses routes étaient bitumées, les plus petites n'étaient qu'en sable. Ou bien la poudre d'or avait recouvert le macadam. Les murs qui nous entouraient étaient tous de couleur claire : jaune pâle ou blanc. Ceci pour moins attirer les rayons du Soleil, et donc avoir moins chaud à l'intérieur. Avec un peu de chance, il ferrait presque frais dans leur case. J'allais bientôt le découvrir parce que nous arrivions justement.

J'avais tort. La chaleur était encore montée d'un cran, ici... Je préférais ne même pas imaginer ce que ça aurait été si le toit avait été construit en matériaux noir. Personne ne parla. Peut-être qu'on voulait éviter d'alimenter les conversations locales en donnant ce que les oreilles indiscrètes venaient chercher : des infos sur les nouveaux venus. Et sans doute y en avait-il : j'avais déjà remarqué les yeux rivés sur nous à l'allée. Niveau discrétion, c'était raté. Quoique... Le moyen le plus classique pour atterrir ici était peut-être le moins suspect, finalement.

La seule et unique pièce n'était pas meublée de manière complexe, c'est le moins que l'on puisse dire : quatre fins matelas posés par terre (on allait passer des nuitées agréables...), un robinet (pour se laver et pour faire la cuisine, sans doute; si l'eau était potable du moins), un endroit où le sol était noirci par la suie, pour faire le feu, et enfin un trou dans le sol où on avait placé un seau qu'il faudrait aller vider régulièrement à un endroit prévu à cet effet, ceci faisant office de toilette. Voilà. La visite ne fût pas très longue. Une fenêtre sans vitre venait brillamment éclairer la pièce miteuse. Sans doute étions nous dans le quartier pauvre de Bagdad, parce que les autres cases n'avaient pas l'air plus confortable. C'est à ce moment-là que je me rendais compte quelle chance j'avais dans ma vie. Même si j'avais perdu mes parents. Les orphelins devaient se compter par millier, ici, et n'iraient probablement jamais dans une institution du type MIS.

Riza me proposa d'aller jeter un œil dans le quartier du centre, dans les rues adjacentes à la place principale de la ville. Si nous avions besoin de renseignements, c'est sans doute là que nous les trouverions : les palais et autres bâtiments officiels devaient sans doute se trouver dans cette zone, et c'était la cible de ces petits terroristes. L'occasion aussi pour moi d'observer les gens d'ici. La majorité était bien entendu d'origine arabe, avec la peau et les vêtements qui allaient avec, quoiqu'il y avait ça et là des hommes de couleur blanche, sans doute des anglais qui s'occupaient des relations entre l'Irak et la Grande-Bretagne... Et des espions. Sauf que nous, nous étions insoupçonnable. C'était réconfortant. Les habits que nous avaient procuré le MIS étaient plutôt bien réalisés et passaient très bien pour des habits venant d'ici. Comme d'habitude, Kathleen avait parfaitement réussi son job.

Les jeunes étaient nombreux dehors, ce qui ne faciliterait pas notre job. Déjà, il y avait beaucoup d'enfants de la rue qui n'avaient pour ainsi dire rien du tout. J'avais un peu pitié pour eux. J'aurais bien aimé pouvoir faire quelque chose. Mais quoi? Et puis, il y en avait trop. Le mieux serait d'en parler à la directrice. Peut-être pourrait-elle en recruter quelques uns?

Un bâtiment d'un style imposant apparût devant nous, avec un drapeau bien connu qui flottait fièrement sur son toit. C'était une chance : par hasard, nous étions tombés sur l'Ambassade d'Angleterre en Irak. Nous n'étions pas les seuls jeunes à se rapprocher du lieu, à l'insu des soldats en uniforme typique (ils devaient crever de chaud en-dessous de ça!) qui gardaient l'entrée sans broncher, sans bouger. Ils étaient cachés, mais de manière peu habile. Je donnai un coup de coude à Riza et lui murmurai en arabe "Là!"
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Mutamuriza Karinga
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Sam 6 Sep - 0:18

En sortant de leur logement de fortune, la température baissa très légèrement, ce que Riza vécut comme une petite brise d'air printanier. Bien sûr, la chaleur restait étouffante, mais elle l'était un tout petit peu moins que dans le baraquement exigu. Heureusement pour elle, la fillette était habituée aux températures extrêmes à la fin de la saison sèche et ne souffrirait pas trop de la chaleur ici, ce qui l'aiderait probablement à se concentrer sur sa mission. Car pour l'instant, de la concentration, elle en avait bien besoin !

Elle se promenait joyeusement avec son binôme dans les rues de Bagdad. Elle était contente d'être ici, d'effectuer une mission - dont elle ne saisissait qu'à moitié le bien-fondé - avec son ami, ça lui faisait prendre l'air et elle avait l'impression d'être utile. Surtout, ça l'occupait et la changeait de la vie monotone de l'institut, qu'elle appréciait tout de même. Comme si c'étaient des vacances, en fait ! C'était sa toute première opération, et elle n'allait pas tarder à redescendre sur terre, sans aucun doute.

Thomas, lui, était beaucoup plus professionnel pour le moment. Il scrutait les rues avec sérieux et finit par localiser un groupe de jeunes cachés que Riza n'avait même pas aperçu. Pourtant, la planque des jeunes n'était pas si discrète que ça, mais la fillette ne devait vraiment pas être à l’affût. En se rendant compte qu'elle avait loupé une observation aussi élémentaire, elle commença à se remettre légèrement en question et se remémora ce qu'on lui avait appris, et ce qu'elle venait faire ici : oui, il était important de se recentrer maintenant, avant de commettre une erreur de plus.

Les deux agents restèrent à une distance raisonnable des jeunes, tout en les surveillant du coin de l'oeil. Ils discutaient de la meilleure manière de les approcher, tout en ayant l'air de papoter dans la rue comme deux amis. La question était difficile : une approche frontale qui se voudrait "cool" les ferait fuir directement en les mettant sur la défensive. Il fallait trouver une tactique pour leur faire croire qu'ils avaient les mêmes intentions qu'eux, sans les aborder directement. C'était une question épineuse... Riza proposa de se cacher non loin des jeunes, en ayant l'air de ne pas les avoir vus, et en parlant d'un éventuel petit attentat à l'ambassade. Si les jeunes les entendaient, ils viendraient peut-être à leur rencontre d'eux-mêmes ? C'était le scénario le plus probable, même s'il était risqué. Riza attendit l'approbation de son binôme avant de s'avancer discrètement vers la cachette des jeunes, dans l'idée d'en trouver une attenante.
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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Ven 28 Nov - 11:27

Il nous fallait trouver un plan, qui fonctionnait, qui ne nous mettait pas en danger ? Je fis un rapide tour des solutions qui s’offraient à nous. Aucune ne me satisfait réellement, parce que je ne voulais pas aller attaquer l’ambassade avec eux. Dieu seul savait quel était leur plan ! Se faire exploser ? Et si c’était le cas et qu’on devait, à notre tour se faire sauter ? Non, ça n’allait pas. Mais s’ils attaquaient maintenant, ils risquaient de se faire prendre par les gardes armés qui se postaient à intervalle régulier tout autour de l’ambassade. La protection était sans doute plus forte que d’habitude, et c’était logique, vu la menace qui planait sur le bâtiment, et surtout les gens qui étaient à l’intérieur.

Je ressentais que Riza avait une sorte de désir de les rejoindre, que je ne partageais pas du tout par ailleurs. Ce qui se passait dans sa tête, je n’en savais rien. En fait, si, j’avais bien une petite idée : même si elle s’était très bien acclimaté à l’Angleterre, elle continuait à détester le « colonialisme blanc », elle m’en avait fait part plus d’une fois. En découvrant, durant les excellents cours du MIS, ce qui se cachait derrière ce « colonialisme », j’étais plutôt d’accord avec elle. Mais son point de vue était forcément différent du mien. Elle l’avait vécu en vrai. Il me semble qu’elle faisait un amalgame dangereux entre le colonialisme et ce contre quoi on était en train de se battre. Prendre sa revanche contre les blancs. C’est ce que faisaient ces petits terroristes. Riza ne se rendait pas compte.

Ce ne fût donc pas étonnant qu’elle propose d’essayer de s’intégrer en se faisant entendre, « par hasard ». Là où d’habitude nous étions d’accord et nous entendions bien dans les plans, je ne pouvais pas la suivre.

Je lui chuchotai doucement, mais rapidement, avant qu’elle ne s’avance de trop :

« Riza, non ! On ne peut pas aller attaquer avec eux. Ils risquent de se faire attraper par les gardes. Restons là à les surveiller discrètement, plutôt. Trouvons une cachette d’où les observer. Quand ils bougeront, on va les suivre à distance. Tu imagines ce qu’ils nous feraient faire, si on les rejoint !? »

Ça me semblait le mieux tout de même, le plus sécurisé. Il fallait avancer doucement, sans faire n’importe quoi. Même si ça se voyait au premier coup d’œil que ces jeunes étaient amateurs, il fallait faire gaffe. Dans un sens, c’était même plus dangereux, parce qu’ils n’avaient pas conscience de ce qu’ils étaient en train de faire. Je ne sais pas ce qu’il se passe dans leur tête, bien entendu, mais si tu vas te faire sauter pour une cause quelconque, c’est quand même que quelque chose ne va pas dans ta tête ! Surtout si c’est pour des causes néo-nazies ! Non, définitivement, il fallait garder nos distances avec ce groupuscule, tant que c’était possible. D’autant plus que, en soi, trouver leur QG était suffisant, le MI6 s’occuperait du reste… Je n’avais clairement aucune envie de jouer les héros.  
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Mutamuriza Karinga
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Ven 13 Fév - 20:52

Riza commençait à s'approcher discrètement lorsque Thomas la retint vivement. Il commença à la sermonner, comme quoi il n'était pas d'accord avec son plan, et se mit à argumenter. Objectivement parlant, ses arguments étaient justes et sensés, il était en effet bien plus sage d'agir comme il le suggérait. Mais ce n'était pas du tout bien accueilli par Riza, qui n'arrivait pas à entendre ses arguments. Elle était en vérité déçue de son coéquipier. Pendant leur entraînement initial, ils avaient formé un binôme parfait, s'entendant toujours facilement sur la stratégie. Ils avaient à peu près les mêmes idées, les mêmes tripes et le même courage pour agir. Mais elle ne le reconnaissait plus. Est-ce que c'était le fait d'être sur le continent asiatique qui le faisait se ramollir comme ça ? Ou avait-il toujours été un peu comme ça au fond, même s'il s'était fait violence pendant le PEI ? Oui, l'esprit de Riza s'était totalement enflammé, elle était devenue une vraie lionne qui ne raisonnait plus beaucoup. Mais elle en avait du feu à revendre, et elle n'oubliait pas malgré tout les détails de son ordre de mission qu'elle connaissait par coeur. Cela dit, elle ne voyait pas pourquoi elle devrait se conforter au plan de Thomas si elle n'était pas du tout d'accord avec celui-ci. Elle ne lui avait pas non plus demandé son avis pour son plan à elle, certes, mais ils n'avaient pas beaucoup de temps, cette mission était censée être brève et rapide. Alors pourquoi perdre du temps à parlementer ? Ca ne les mènerait à rien...

" - Eh ça fait déjà plus d'une heure qu'on les suit discrètement sans rien faire, et qu'est-ce qu'on a récolté pour l'instant ? Pas grand chose ! Je te rappelle quand même que notre mission c'est de les infiltrer, pas de les observer... N'importe quel adulte aurait pu le faire sinon ! On va quand même pas passer tout notre temps à les regarder de loin, on est censé ramener des informations précises sur leurs intentions, et c'est pas en les regardant traîner à gauche et à droite qu'on va apprendre tout ça ! Je te rappelle aussi qu'il faut qu'on fasse vite parce-que notre mission est censée être brève, et des observations au loin comme ça, c'est beaucoup trop long pour donner des résultats ! Le temps qu'on comprenne ce qu'ils font, l'attentat aura déjà eu lieu !"

Le rouge montait aux joues de Riza, elle s'impliquait à 200% dans cette mission et elle avait l'impression que Thomas faisait un peu son trouillard, ça l'énervait au plus haut point. Inutile de préciser que le rouge aux joues d'une noire, ça se voit pas souvent, c'était donc particulièrement significatif. Au fond, même si le comportement de Riza n'était pas très prudent et que ses idées étaient assez risquées, ses arguments n'étaient pas non plus dénués de sens. Elle n'avait pas oublié sa mission ni à quelle juridiction elle appartenait désormais. Et même si elle se sentait personnellement impliquée dans cette mission, elle avait l'intention de la mener à bien. Après réflexion, elle se dit que si Thomas était vraiment trop froussard pour rester en arrière tout le temps, elle tenterait une approche toute seule. Après tout, ils étaient exactement au même niveau hiérarchique, elle n'avait aucun compte à lui rendre. Elle s'était débrouillée toute seule toute sa vie, elle avait acquis une indépendance telle qu'elle serait aussi à l'aise à faire sa mission seule... On n'apprend pas si facilement que ça à travailler en équipe, lorsque la solitude a imprégné toute notre vie.
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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Lun 16 Fév - 20:06

Riza avait l’air décidée et sûre d’elle. Malgré tout ce qu’elle m’avait dit, j’étais convaincu que ce n’était pas vraiment une bonne idée. Mais, quoiqu’il arrive, j’étais décidé à la suivre. Nous ne formions pas un binôme pour rien, après tout ! Nous devions rester unis et indivisibles.

Contrairement à elle, j’étais en plein doute. Non pas de mes capacités, je les avais prouvées durant le PEI, mais de ce qu’il fallait faire. Il fallait quand même bien réfléchir à ce qu’on faisait. Mais ce n’était pas le point de vue de Riza.

Autre point que je m’étais juré de respecter, c’était que nous sortirions vivant de ce cauchemar. Et nous deux, pas juste elle ou moi. C’est vrai qu’en plus, il y avait eu une sorte de feeling assez incroyable qui avait animé notre paire et qui semblait un peu s’être perdue ici. Peut-être fallait-il nous lancer dans l’action pour que ça revienne. Il n’y avait quand même pas de raison que ce fameux feeling ait disparu, non ?

« Bon, ça va, je te suis, puisque tu sembles savoir ce que tu fais. »

Nous avançâmes donc vers le petit groupe, tout en ayant l’air de magouiller un quelconque plan machiavélique. Il était temps de parler en arabe, d’ailleurs. Il fallait faire des phrases simples et courtes, parlement rapidement et avoir l’air naturel. Ce n’était pas gagné, à vrai dire, mais bon. Il ne fallait surtout pas que nous soyons démasqués.

Je pris donc la parole en chuchotant assez bas pour ne pas me faire entendre des gens en dehors de Riza, mais suffisamment haut pour que le groupe de petits terroristes puisse nous entendre s’ils tendaient l’oreille. Et le tout de manière plus ou moins subtile évidemment, sinon c’était comme être un appas sur une canne à pêche. Je me lançai donc.

« Comment on s’y prend, alors ? Il faudrait arriver à pénétrer dans le bâtiment de façon insoupçonnée. J’ai observé les gardes, ils font une relève toutes les quatre heures. Chaque relève nous laisse un espace d’une ou deux minutes pour pénétrer dans l’ambassade sans être vu. Une fois à l’intérieur, il faut se mettre le plus proche possible de l’ambassadeur anglais, le tout sans se faire voir. Tu en penses quoi ? »

J’espérais de tout cœur que ce plan fonctionnerait…
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Mutamuriza Karinga
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Lun 29 Juin - 11:50

Riza respirait de façon saccadée, attendant la réaction de son coéquipier. Elle était prête à se jeter seule dans la gueule du loup car elle était sûre d'elle et indépendante, mais au fond elle savait qu'une telle initiative ne serait pas très appréciée de la direction du MIS. Et au fond d'elle, elle avait beaucoup d'affection pour Kathleen qui se comportait comme une mère avec eux, elle ne voulait pas la décevoir. Elle devait beaucoup au MIS et elle avait un sens aigu de l'allégeance. A partir du moment où elle avait décidé de se plier aux règles de cette institution, elle n'était certes pas devenue anglaise mais elle avait décidé de respecter les ordres du MIS quoiqu'il arrive. En l'occurrence, Thomas n'avait aucun ordre à lui donner, mais elle savait qu'une des règles du MIS était de rester en équipe quoiqu'il arrive. Il était toujours risqué de partir seul et c'était vivement déconseillé : le MIS tenait beaucoup à la vie de ses agents en temps de guerre. Elle était d'autant plus satisfaite lorsque Thomas accepta de la suivre, même si elle trouvait ça imprudent. Sa colère se calma et elle sourit faiblement à son coéquipier, un mélange d'excuse et de remerciement. Elle avait envie de retrouver cette connivence qu'ils avaient eu pendant le PEI, elle n'aimait pas quand leurs avis divergeaient sur des choses aussi importantes qu'une opération en cours et la stratégie à adopter...

Ils s'approchèrent discrètement du groupe de jeunes et Thomas fut le premier à prendre la parole. Son arabe était vraiment honorable pour le peu d'heures de cours qu'il avait suivi et Riza était très impressionnée par ses progrès rapides. Elle était persuadée que ce plan allait marcher, elle avait une intuition irrésistible que c'était la meilleure chose à faire. Les jeunes têtes brûlées ne pouvaient pas rester dans leur coin sans rien faire. Ils allaient forcément réagir, d'une manière ou d'une autre, à la présence de Thomas et elle. Elle ne savait pas comment par contre, mais ils improviseraient en fonction de la situation... Riza avait toute confiance en leurs réflexes et à leur capacité d'analyse flash. Ils étaient jeunes et réactifs, entraînés pour ça. Ils devaient se servir de toutes leurs capacités, et ne pas avoir peur de s'exposer. Elle répondit à Thomas dans son arabe nickel.

" - Oui t'as raison c'est comme ça qu'on va faire. Il faut attendre que le dernier garde finisse sa ronde et on se faufilera discrètement. Une fois à l'intérieur, les gens les plus importants sont souvent aux étages, on commencera par monter les escaliers discrètement pour se rapprocher de l'ambassadeur anglais. On l'aura, j'en suis sûre."

Riza eut à peine le temps de terminer sa phrase qu'une main s'abattit sur son épaule. Un des jeunes s'était approché d'eux, dans le dos de la jeune fille, elle n'avait rien vu venir. Ce jeune avait l'air furieux mais pas spécialement dangereux. De plus près, il semblait être plus un clown qu'autre chose. Mais Riza savait que ce n'était pas le moment de jouer avec le feu.

" - Qu'est-ce que vous foutez là, vous allez faire foirer tout notre plan ! "

La jeune fille ne se laissa pas démonter. Répondant au quart de tour, elle fit mine d'être énervée aussi.

" - Et puis quoi encore ? On t'a rien demandé ! Je te connais pas, je m'en fous de ton plan, je m'occupe du mien et tu t'occupes du tien. De toute façon on sait très bien ce qu'on fait. "

L'air déterminé et les joues en feu, Riza faisait peur pour des jeunes de cet âge là, même du haut de ses trois pommes. Le visage de l'autre commençait à se décomposer, faisant encore plus ressortir le côté incompétent et désorganisé de ce groupe. C'est bien ce qu'ils avaient eu comme information : c'étaient des têtes brûlées sans cervelle, c'était facile de les manipuler.
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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Mer 15 Juil - 19:23

Riza sembla prendre les choses en main, mais semblait également oublier notre réelle raison d’être ici. Je dirais plutôt qu’elle jouait très bien la comédie, parce que même moi j’y aurais cru. Et tout se passa comme prévu… exactement comme prévu.

Car en même temps que Riza expliquait avec brio notre faux plan assez peu élaboré, un des jeunes hommes approcha, le genre de garçon un peu brute, mais pas bien méchant, finalement. Qu’est-ce que vous foutez là, vous allez faire foirer notre plan. En même temps, comme le jeune venait de le crier, ils n’avaient même pas besoin de nous… Il sembla se rendre compte de sa bourde, et, sous la réplique cinglante mais non moins discrète de Riza, il se décomposa. Son visage se baissa, ses épaules s’affaissèrent légèrement. Mais la situation était parfaite : c’était le moment de faire alliance et d’en découvrir plus sur ce petit gang sans éveiller les soupçons de personne.

Je m’interposai donc, en espérant ne pas être démasqué par mon arabe hésitant. Et pour cela, mieux valait avoir l’air convaincu de ce que je disais, sinon notre plan s’éclaterait contre le sol en moins de deux.

« Eh bien nous pourrions au contraire mettre toutes les chances de notre côté, et s’allier, je crois… Qu’en pensez-vous ? Nos plans semblent être les mêmes… L’union fait la force, non ? Ensemble nous serons plus forts.»

Idéalement, néanmoins, ne n’aurions pas à attaquer l’ambassade, car je voyais le garde qui était en train de s’agiter sur son siège. Finalement, celui-ci se leva et se dirigea tranquillement vers nous, l’air plutôt détendu pour un garde d’ambassade. On ne devait pas avoir fier allure…

« Mais là, on va nous attraper, donc nous ferions mieux de revenir plus tard, quand le garde aura changé : celui-ci est déjà beaucoup trop suspicieux… » Et de conclure avec la voix un peu précipitée « On y va ? »

Notre argument de « vente » serait la maîtrise de cette fuite en douceur. Si on les tirait de là sans se faire pincer, ces derniers sauraient qu’ils peuvent nous faire confiance et que nous pourrions collaborer ensemble. À deux, nous n’aurions eu aucun mal à nous extirper de là, bien sûr. Avec tout un groupe très peu expérimenté, ça s’annonçait bien plus compliqué.

Je jetai un coup à Riza. Expliquer par le regard n’était pas facile, mais j’insistai sur la direction du garde, en espérant qu’elle comprenne. Mais après tout ce que nous avions traversé ensemble, j’étais presque sûr qu’elle parviendrait à capter ce que je voulais lui dire.
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Jeu 16 Juil - 17:19

Riza était presque empourprée par la colère, mais Thomas calma tout de suite le jeu et invita l'intrus à se joindre à leur "plan". Sur le coup, la jeune fille se dit que son coéquipier était bien trop gentil et que ces boulets allaient leur apporter plus d'ennuis qu'autre chose. Mais après réflexion, elle songea que c'était une stratégie excellente. C'était la technique de base du "gentil flic méchant flic", elle jouait la méchante pour repousser l'autre puis Thomas jouait le gentil derrière pour gagner sa confiance. C'était très bien joué.

Pour l'instant, les coéquipiers du boulet n'avait pas encore rejoint les deux agents du MIS. Avec un peu de chance, il serait le seul à embarquer dans leur plan et ils arriveraient à le gérer sans trop de problème. Il semblait être leur leader et il serait ensuite facile de s'intégrer au groupe entier en cas de succès.

Riza observait attentivement les gardes. Celui en place leur jetait des coups d'oeils fréquents, sûrement parce-qu'ils avaient l'air de gamins malfaiteurs pas discrets du tout. Comme Thomas le soulignait, il fallait attendre la relève.  Il échangea un coup d'oeil entendu avec Riza, elle lui sourit imperceptiblement. Leur complicité était finalement revenue en quelques secondes. Ils étaient définitivement un binôme solide et efficace sur le terrain, ils se comprenaient excessivement bien et avaient presque toujours des solutions complémentaires. De bons agents opérationnels, en somme.

Le moment était venu. Riza gardait un oeil sur le reste du groupe de jeunes, resté à l'arrière. Ils attendaient les instructions, mais leur leader leur fit un signe pour qu'ils restent en place. C'était parfait, ce serait bien plus facile à gérer. Le garde s'en alla. C'était l'instant ou jamais.

Les trois enfants s'élancèrent vers le bâtiment. Riza observait toujours du coin de l'oeil au jeune siphonné, au cas où il faisait une connerie et où il fallait le maîtriser en vitesse. Elle avait des réflexes de lionne pour ces choses là, elle savait qu'elle parviendrait à limiter les dégâts. Mais pour l'instant, il se tenait bien sagement. Les trois gamins se faufilèrent dans le bâtiment sans être vus. Riza vit seulement l'ombre du nouveau garde se pointer devant la porte, mais il ne les vit pas. Première étape de franchie. Une fois à l'intérieur, ils évitaient les adultes en fuyant les bruits de conversation et progressaient lentement, discrètement, vers l'étage. C'était sûrement là qu'ils trouveraient l'ambassadeur...
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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Sam 18 Juil - 22:07

Finalement, ça ne se passait pas comme prévu. J’étais ennuyé, parce que je ne souhaitais pas attaquer l’ambassade anglaise. C’était quand même mon pays actuel. Mais bon, c’était ça aussi, partir en mission. Il fallait faire des choses à l’encontre de ses valeurs pour au final les faire triompher. Pas facile sur le moment, mais terriblement efficace. Bien sûr, ça avait des limites, par exemple, quand la vie de quelqu’un était en jeu. Ici, ce n’était pas aussi grave. Et je ferais en sorte que ce ne soit pas aussi grave.

Ainsi donc, au lieu de s’enfuir, le groupe décida de foncer dans l’ambassade. Mais à bien y regarder, je m’étais trompé quant aux intentions du garde : il ne s’approchait pas de nous pour nous chasser, il prenait sa pause. Un peu en avance visiblement. Je jetai un coup d’œil à Riza, mais elle était fort concentrée ; elle semblait savoir ce qu’elle faisait. Je n’eus d’autre choix que de la suivre et de lui faire confiance, mais ça me rassurait.

On s’infiltra donc avec le troisième gosse, dont je ne connaissais même pas le prénom. C’était risqué de lui faire confiance. Mais en même temps, nous avions été formés pour réagir à n’importe quelle situation ou presque. Visiblement, les gardes ne savaient pas trop ce qu’ils faisaient. Peut-être était-ce du à la chaleur, mais ils étaient particulièrement inefficace, pour avoir laissé rentrer trois enfants, qui, à l’évidence préparaient un mauvais coup.

L’escalier était juste devant nous, et il n’y avait personne dans les alentour. Tout était désert. C’était presque… trop facile. On monta donc rapidement, mais sans bruit, les marches. Une fois en haut, il fallait choisir la bonne pièce. Je jetai un rapide coup d’œil aux alentours. Elle était là, ça ne pouvait être que cette porte, parce que c’était la seule à être indiquée par un panneau en marbre. Je l’indiquai donc à mes camarades.

Je regardai Riza, lui laissant clairement comprendre que je lui laissais les rennes. Elle semblait avoir un plan, je n’en avais pas parce que ça ne se passait pas comme je le voulais à la base, et j’avais du mal à voir où Riza voulait en venir.
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Mutamuriza Karinga
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Dim 19 Juil - 19:08

Sur le coup, Thomas semblait perplexe, il ne comprenait pas le déroulement des événements. Riza était soucieuse, est-ce qu'elle aurait mal interpréter les regards qu'ils s'étaient lancés ? Finalement, elle comprit qu'en disant 'on y va', Thomas parlait de tourner les talons, alors que la fillette avait compris que c'était le moment d'entrer dans l'ambassade... C'était vraiment la première fois que les deux coéquipiers avaient un souci de compréhension de ce genre. Heureusement, leur complicité restait intact et ils étaient tout à fait capables de se sortir de cette situation là, comme de toutes les autres. En outre, leur situation n'était pas spécialement critique. Ils étaient entrés sans se faire repérer, ils avaient réussi à se cacher dans des pièces vides lorsqu'ils entendaient quelqu'un arriver dans le couloir. Et lorsque des personnes entraient dans ces pièces, ils se cachaient derrière les rideaux des fenêtres. Bref, le troisième gamin les suivait docilement et il ne faisait pas le fier, ce qui leur facilitait la tâche. Tout se passait plutôt bien.

Les choses devinrent plus délicates lorsqu'ils passèrent à l'étage. Mais ils devaient garder leur parfaite discrétion à tout prix. Les passages étaient plus fréquents et il devenait de plus en plus difficile de se cacher dans un endroit vide : il y avait bien plus d'agitation ici. Finalement, ils parvinrent à se faufiler à travers les bureaux en se dissimulant derrière les meubles, ce qui était très risqué mais assez efficace en somme. Et finalement, ils trouvèrent le bureau de l'ambassadeur : il y avait une pancarte devant la porte. Ils redoublèrent d'efforts pour ne faire aucun bruit et la porte entrouverte, Riza passa un œil à travers. Elle fit un signe aux deux autres pour dire "il est là !" et s'écarta pour laisser le marmot vérifier. Une fois qu'il eut identifier l'ambassadeur, un sourire illumina le visage de ce gamin. C'est là que Riza le prit par le poignet rapidement en lui glissant discrètement "on y va".

Elle voyait le regard incrédule du gosse mais ne lui laissa pas le choix. Elle l'entraîna vers la sortie, il ne pouvait rien faire d'autre que de la suivre avec la même discrétion qu'ils étaient rentrés. Ils s'éloignèrent rapidement du bâtiment officiel pour se retrouver dans une rue adjacente discrète, où ils retrouvèrent le reste du groupe de têtes brûlées. Le gamin leader avait l'air énervé.

" - Putain, pourquoi vous êtes sortis ? On y était ! "

Riza ouvrit des yeux immenses, clairement surprise par la stupidité de ce gosse.

" - T'es vraiment un imbécile ou tu le fais exprès ? On était en reconnaissance ! T'as l'habitude de foncer tête baissée dans un bâtiment officiel sans réfléchir à un plan préalable ? Sans connaître les plans intérieurs ? T'es suicidaire en fait ? Désolée mais nous, on fait les choses sérieusement. "

Elle leva les yeux au ciel d'un air exaspéré. Elle se tourna vers Thomas, en faisant semblant de lui faire une confidence, qui était néanmoins parfaitement audible pour les autres.

" - Est-ce que tu veux vraiment qu'on fasse équipe avec eux ? Ils sont tellement désorganisés... Ils pourraient vraiment tout faire foirer, on serait plus efficaces à deux... "

Le plus gros du travail était fait. Le leader du groupe avait été témoin direct du professionnalisme des deux agents. Il se retrouvait même en position de faiblesse par son manque d'expérience. Ca ne faisait aucun doute qu'il allait vouloir s'allier à eux pour le plan stratégique. Et là, il serait bien obligé de leur dévoiler leurs intentions précises... et toutes les informations nécessaires.
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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Mar 21 Juil - 20:49

Encore une fois, je ne sais trop comment, notre petit groupe arriva à se faufiler sans être vus, jusqu’à la fameuse porte marquée par la plaque en marbre. Il était là, l’ambassadeur. Notre fausse cible. Soudain, Riza attrapa le poignet du troisième garçon qui nous accompagnait et fit marche arrière pour ressortir du bâtiment. J’avais donc eu raison, elle avait un plan, et brillant de surcroit. Riza m’impressionnait…

C’était la situation parfaite. Nous pouvions maintenant prétendre d’avoir suffisamment d’infos pour concocter un plan de feu de Dieu tous ensemble. Avec un peu de chance, ça se passerait à leur QG – bien sûr, en agents compétents que nous étions, nous noterions bien le chemin parcouru et l’emplacement exacte de leur repère –, et nous nous éclipserions avant que le plan ne soit exécuté. Ainsi, nous avions rempli l’objectif de la mission, et en plus, nous apportions leur futur plan d’attaque sur un plateau d’argent. Elle n’était pas belle la vie ? C’était presque trop facile. Le MIS nous avait vraiment bien formés, et nous formions un duo du tonnerre, même si ça, on le savait déjà.

Une fois sorti, le leader des petits terroristes se mit en colère, de manière encore plus discrète que la première fois. Vraiment, ils n’étaient pas très doués. Le MIS n’était vraiment pas nécessaire pour savoir où se situait leur QG : ils gueulaient presque leurs plans sur tous les toits, et ils ne se seraient probablement pas rendus compte qu’on les suivait. Mais je n’allais pas me plaindre. J’étais content d’être là, de servir à quelque chose.

En y repensant, je me demandais si j’étais à leur niveau quand j’œuvrais dans mon quartier à Londres. Si j’y retournais, j’étais presque sûr de trouver plein de failles au système criminel, qui permettrait d’arrêter tout ce qu’il se passait là-bas. Parce que moi, je n’avais pas peur d’y fourrer le nez. Surtout après la formation du MIS, je n’avais plus grand-chose à craindre

Riza s’emporta à nouveau contre le gosse. Elle devait avoir le sang chaud, en fait. Moi, étonnamment, j’étais plus calme.  Peut-être cherchais-je à jouer un rôle. Elle se retourna néanmoins vers moi pour me demander si je voulais faire équipe avec eux. Elle aussi jouait un rôle, c’était évident, maintenant. Bien sûr qu’on devait faire équipe avec eux. Et moi aussi, donc, je devais jouer un rôle.

« Oui, on va faire équipe avec eux. Ils pourraient nous être utiles. Et puis, nous poursuivons  le même but. Si on fait un plan bien organisé tous ensemble, on peut y arriver sans trop de problème… D’autant plus que grâce à notre visite du jour, nous avons récolté suffisamment d’infos pour que ce plan soit même réaliste ! »

Et puis, le moment crucial arriva, même si je pris mon ton le plus innocent possible, tout en restant assuré. Du style, je savais ce que je faisais, j'avais les choses bien en mains – ce qui était vrai, quelque part –, ils n’avaient pas à douter de nous :

« Maintenant, où faire ce plan… » Je me tournai vers la bande pour montrer que je leur parlais précisément à eux. « Vous avez peut-être un repère ou un QG, ou quelque chose comme ça ? Ça pourrait être un bon endroit pour travailler notre plan. »

Restait plus qu’à attendre leur réponse. Et si elle était négative, et s’ils refusaient de nous amener à leur QG, qu’est-ce qu’on ferrait ?
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Mutamuriza Karinga
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Mer 22 Juil - 16:48

Pendant que Riza parlait en arabe avec Thomas, elle entendait d'une oreille attentive le leader qui racontait leurs exploits au reste du groupe de rebelles. Ils avaient l'air scotché, personne ne disait un mot. La partie était à moitié gagnée, songea la fillette.

Finalement, Thomas répondit en tenant toujours son rôle de conciliateur à merveille. Oui, il fallait s'allier à eux. Lorsqu'il proposa de faire équipe au reste du groupe, il fut accueilli par des sourires enjoués. C'était presque trop facile. Riza aurait soupçonné un piège si la stupidité des rebelles n'était pas aussi spontanée et naturelle. Personne ne peut simuler une telle stupidité, songeait-elle. C'était bien trop vrai. Le leader se tourna vers les autres, qui acquiescèrent comme prévu. C'était bon. Ils y étaient.

" - Ok on y va. "

Riza et Thomas se mirent à marcher, tous les sens en alerte. Ils traversaient des rues étroites et désertes, pleines de la poussière du désert. La fillette s'efforçait de retenir le chemin exact pour que les forces adultes puissent par la suite démanteler eux-mêmes ce réseau, entièrement et efficacement. En réalité, le QG était très bien caché : c'était chez le grand-père du leader, un endroit impossible à deviner. La famille était donc de mèche, c'était évident. Les agents devaient se montrer extrêmement vigilants, s'il y avait des adultes ici ils ne seraient peut-être pas aussi stupides que les jeunes et il pourraient être dangereux. Par chance, la maison était vide pour le moment. Ils allèrent à l'étage, et débouchèrent sur la pièce qui servait effectivement de QG. Une fois que tous les jeunes furent installés, Riza prit la parole d'un ton ferme et assuré, regardant le leader dans les yeux. Quand elle faisait cette tête là, généralement, son sérieux poussait tout le monde à coopérer.

" - Bien, maintenant, il faut nous dire tout ce que vous projetez, en détails. Pour qu'on puisse organiser un truc efficace ensemble. "

Ils n'avaient pas vraiment le choix...
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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Jeu 23 Juil - 22:13

C’était dans la poche, on voyait déjà la fin de la mission pointer le bout de son nez. Une mission encore une fois couronnée de succès. Mais nous n’y étions pas encore, alors il ne fallait pas trop vite se réjouir. Même si ces gosses n’avaient pas l’air bien terrible, ils pouvaient toujours nous tromper ou nous tendre un piège. Donc en plus d’être ultra vigilant au chemin que l’on empruntait – on avait au préalable étudié un plan de la ville et j’essayais de m’y repérer mentalement, ce que je réussis à peu près – je surveillai d’un coin de l’œil le groupe qui, cette fois-ci, nous dirigeait.

Nous arrivâmes après une quinzaine de minutes de marche où je me retins avec peine de souffler plaintivement, tellement j’étais écrasé par la chaleur, à laquelle les locaux s’étaient parfaitement habitués et adaptés. Riza n’avait pas l’air de trop en souffrir. Tant mieux pour elle.

Grosse surprise, au final, parce que leur repère était rudement bien caché : chez le grand-père du leader. Ce qui signifiait que la famille collaborait sans doute avec les projets de leur enfant, et que ceux-ci l’aident. Aide dont il avait grandement besoin, vu leur piètre performance à l’ambassade. Ça me fit un drôle d’effet, à nouveau, mais que je réussis encore une fois à cacher : ça me faisait penser à mon quartier de Londres, une vingtaine de degrés en moins. Là aussi, nous avions nos différents repères plus ou moins cachés.

À l’étage de l’habitation, une pièce spéciale était réservée au QG et était spécialement aménagée à cette fin, avec des sièges pour tout le monde, une table couverte de feuilles où quelqu’un avait nerveusement prit des notes, des plans de la ville accrochés au mur avec d’autres documents qui les aidaient probablement à organiser leurs plans.

Même si c’était leur QG, nous nous devions de garder la main sur l’activité en cours. Riza fit bien les choses dans ce sens-là, et ainsi pendant l’heure suivante, nous fîmes travailler nos ménages pour concocter le meilleur plan possible. Puis, il était temps de se quitter et de se donner rendez-vous le lendemain quelque part : à 12h, au parc derrière l’ambassade. Sauf que ce ne serait pas nous qu’ils trouveraient là, mais des adultes qui les arrêteraient net dans leurs activités de terroriste.

Tandis que le reste de la bande resta là à discuter, nous nous éclipsâmes avec un simple « à demain ». Nous sortîmes de la maison, qui était heureusement toujours vide. Dans la rue, je mis un doigt sur ma bouche pour indiquer à Riza de se taire encore quelques instants. Je voulais être sûr que personne ne nous suive. Mieux valait être sûr, sans quoi tout ce que ne venions de faire tomberait à l’eau.

Je lui fis signe de la main d’avancer, mais je restai sur mes gardes pour scruter mes arrières. Une centaine de mètres plus loin, je relâchai mon attention légèrement et me mis à parler.

« Eh bien, je crois que c’était assez concluant » lui dis-je donc avec un grand sourire. J’étais fier de nous.
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Mutamuriza Karinga
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Ven 24 Juil - 18:48

Le moment crucial de la mission était arrivé. Les rebelles allaient se mettre à table. Riza était très tendue, tout ce travail pour arriver à ce point précis... Elle tentait de cacher sa nervosité, qui pourrait donner des soupçons à leurs hôtes. Mais ils ne semblaient rien remarqué, heureusement elle devait paraître toujours aussi sûre d'elle. C'est alors que commença le gros déballage d'informations. Les lieux, les horaires, les actions prévues, les partenaires... Ils avaient tout, tout. Rien ne leur était caché. Ils avaient réussi à acquérir leur confiance pleine et entière dans un temps record. Riza enregistrait chaque information qu'elle gravait dans sa mémoire, plus efficacement encore qu'un dictaphone. Thomas se penchait plutôt sur le côté stratégique du plan qu'ils échafaudaient en groupe. Finalement, la prochaine action était planifiée, ainsi que les suivantes. Ce serait demain, à midi. Lorsque les deux enfants quittèrent la maison, toujours vide de tout adulte, Thomas leur glissa un "à demain"... plein d'ironie, mais il le camouflait très bien.

Les deux agents marchèrent longtemps en silence dans les rues poussiéreuses de Bagdad. Thomas semblait avoir chaud mais la jeune fille n'était point dérangée par ce climat, bien qu'un peu plus lourd que celui qu'elle avait connu en Afrique : il n'y avait pas d'air, c'était légèrement étouffant. Finalement, Thomas ouvrit la bouche pour sortir une phrase très encourageante. Riza lui sourit en retour, incapable de parler. Elle ne dirait pas un mot avant d'être en face de son contrôleur de mission pour restituer toutes les informations qu'elle avait retenues.

Après presque une heure de marche, ils arrivèrent finalement à leur repère : la maison où ils "habitaient" avec leur contrôleur de mission. Il les attendait de pied ferme.

" - Vous étiez censés faire un tour de repérage, vous en avez mis du temps... J'étais inquiet.
- On a tout. "

Le coupa Riza. Le contrôleur de mission sortit un papier et un crayon et la fillette se mit à parler longuement, Thomas l'aidant. Tout était consigné par écrit, les moindres détails des informations amassées.

" - Eh bien... vous m'impressionnez. Quelle rapidité d'action ! La mission est donc terminée, nous partons demain matin. Je vais contacter le MIS pour les prévenir et je leur ramènerai ces précieuses informations en main propre. Dormez bien, vous l'avez bien mérité. Félicitations ! "

Il semblait fier de ses deux petits enfants. Riza était aussi très fière de Thomas et elle. Ils formaient un très bon binôme.

Elle partit se coucher et dormit profondément d'un sommeil sans rêve. Le lendemain matin, elle flottait par dessus les nuages, comme si elle était partie dans un autre monde. La pression de la mission qui retombe, sûrement. Ils prirent un hélicoptère bien avant midi. Direction l'Angleterre... Riza était contente du dénouement de cette mission, mais tout de même déçue de n'être restée que si peu de temps hors du pays pluvieux. Elle aurait aimé davantage "profiter" du voyage, mais elle n'était pas là pour ça, elle ne savait depuis le début...


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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice   Dim 26 Juil - 20:02

Riza se contenta de me sourire, mais n’exprima rien par la parole. Ce n’était pas bien grave. Autant garder notre salive pour tout raconter au contrôleur de mission. Et il y en avait des choses à lui dire ! Aussi continua-t-on notre route silencieusement jusqu’à notre logement. Je n’avais vraiment pas envie d’y passer une nuit. Mais j’avais déjà vu pire, et pas que durant mon PEI. C’est surtout qu’il allait faire chaud, très très chaud.

Le chemin du retour fut assez long et j’avais hâte d’être arrivé à destination pour pouvoir m’assoir et me poser. Y a pas à dire, mais être en mission était plutôt crevant. Je ne m’étais pas attendu à être aussi fatigué.

Nous fûmes accueillis par un contrôleur de mission inquiet, et un professeur d’arabe limite légèrement énervé. Ils avaient sans doute fait les cent pas dans la pièce en regardant fréquemment la petite horloge qu’Anton avait dans sa poche. Riza coupa net le contrôleur dans sa remarque et commença à lui expliquer tout ce que nous avions découvert, tandis que le contrôleur notait scrupuleusement tout ce qu’on disait. Je complétais ce que Riza oubliait de dire, mais elle faisait, selon moi, un excellent compte rendu.

Anton et Hamza nous félicitèrent donc. Le contrôleur s’empressa de téléphoner à Kathleen. Nous partirions le lendemain, en hélicoptère.

Bien sûr, ça avait été terriblement court, mais on avait été terriblement efficace, surtout. J'étais vraiment fier de nous, et cette complicité que nous avions trouvé durant le PEI nous avait suivi à Bagdad, ce dont j'étais vraiment heureux. Je levai mes mains vers ma co-équipière pour faire un top-là, avant de m’exclamer avec un clin d’œil :

« On forme une équipe de tonnerre ! »

En tous les cas, j’avais déjà hâte de repartir en mission, alors que je venais d’atterrir dans mon pays natal.
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Mission n°3 : Résistance nazie à une Armistice

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