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 The Rp

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Matthias Speth
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MessageSujet: The Rp   Lun 16 Juin - 21:56

Antoine Sirkis:


Je me réveillai d'un coup, sans trop savoir pourquoi. En tout cas dans mon esprit. Je mis plus de temps à découvrir mes globes oculaires.
Mon esprit semblait étrangement en activité, et mon cœur battait la chamade. Je semblais respirer plus fort qu'à mon habitude. Je me demandai bien ce qui pouvait se passer. Une étrange sensation traversait mon ventre, un peu comme une crampe, mais différemment. Je ne savais pas du tout ce que c'était, je n'avais jamais eu ça. J'aurais pu dire que j'étais malade, mais c'était peu probable vu que cette sensation était plutôt agréable.
Enfin j'ouvris mes yeux.
Instinctivement, je jetai un coup d’œil au réveil.
00:22
J'entendis un léger ronflement, Soan dormait profondément. Notre relation n'avait pas vraiment évolué depuis de la mission. Il est vrai que mon coéquipier était moins cassant lorsqu'il me parlait. Mais les discussions restaient de courte durée, et il restait froid et je-m’en-foutiste. Je ne sais pas pourquoi, mais je sentais bien qu'il jouait un peu la comédie. Malheureusement, un mois n'avait pas suffit pour que je découvre pourquoi il était comme ça. Il aurait du être content, excité de partit en mission, comme je l'étais au départ. Plus maintenant il faut le dire, parce qu'après 4 semaines d'enquêtes, nous n'avions rien trouvé. cette première mission allait être un échec, et c'était assez accablant.
Je voulu me retourner sur le côté, ou je me sentais d'habitude plus à l'aise, pour me ré endormir plus rapidement, lorsque je sentis quelque chose de mouillé au niveau de mon bassin.
Était-ce possible que j'ai encore des incontinences la nuit ? Peu probable, je n'avais plus eu ça depuis l'age de 5 ans. Mais qu'est ce que cela pouvait bien être alors? Une blague de Soan? Vu son mauvais caractère constant, il semblait peu enclin à l'humour...
Je portai ma main vers mon caleçon. Si c'était de la pisse ou de l'eau je le sentirais bien .

Non. C'était bien liquide, mais beaucoup trop gluant et collant pour que ce soit de l'urine ou pire, du sang. Ou bien j'étais vraiment malade finalement. Je tâtai pour voir ce que c'était, j'essayai d'un peu étaler pour voir. Je ne pouvais pas allumer la lumière, je réveillerais Soan, et il aurait bien été capable de me trucider pour ça. Mieux valait éviter la bagarre. Ce n'était pas trop mon truc.

Inévitablement, ma main glissa vers mon sexe. Il semblait un peu gonflé, et un peu plus long que d'habitude. Le liquide semblait venir de la, tandis que mon pénis s'étendait paresseusement sur mon ventre.

Depuis quelques semaines, des poils avaient commencés à pousser au dessus de ma bite. C'était sans doute normal, mais je n'avais jamais eu de cours d'éducation sexuelle - et c'était sans doute une lacune dans le programme d'enseignement CHERUB, pourtant si perfectionné, si efficace. Je le ferais remarquer à ma responsable de formation, mais pas maintenant, car l'heure était plutôt aux découvertes.

Pour la première fois, le simple fait de toucher mon sexe, également plus chaud que d'habitude, me procura du plaisir. Il continua de grandir et grossir, jusqu’à devenir tout tendu, tout dur. On pourrait même dire fin prêt à passer à l'action.

Grâce à cette "transformation" , je pouvais saisir mon sexe à pleine main plus facilement. Ne sachant pas très bien quoi faire avec mon nouveau "jouet", je me mit à le secouer un peu sans tous les sens, et le parcourir avec mes doigts d'un bout à l'autre.

Puis, assez instinctivement, je l’agrippai avec ma main droite, et commençai à faire des mouvements de va-et-viens d'abord assez lentement puis de plus en plus rapidement, sentant mon excitation monter en flèche.

C'était aussi bien qu'un massage, mieux en fait, beaucoup mieux. Il y avait plus de puissance, plus d’effets. Je sentais les pulsions d'excitation monter vers mon cœur, qui battait de plus en plus fort. Soudain, j’entendis du mouvement du côté de Soan, instinctivement mais à contre cœur, je lâchai mon pénis. C'était chiant mais c'était comme ça. Soan ne pouvait pas me découvrir à ma nouvelle activité nocturne, il se foutrait indéfiniment de ma gueule. ce serait la honte. Non mieux valait arrêter tout ça et se ré-endormir, tout en sachant très bien que je n'y arriverais pas......


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 22:01

Soan Knight

So' dormait à poings fermés. Ça ne lui arrivait pas souvent, et lorsque ça arrivait, c'était de courte durée. Depuis le début de la mission, il faisait son possible pour se défouler au maximum pendant la journée et veiller tard le soir, en se levant le plus tôt possible. C'était le meilleur régime pour bien dormir, et il n'y avait à peu près que ça qui marchait. S'il aurait pu, il se serait mis aux somnifères, mais vu ses mauvais rapports avec les services de santé du campus il avait préféré s'abstenir. Et faire entrer des médicaments nécessitant une ordonnance en fraude sur le campus n'était pas chose aisée. Il aimait bien faire quelques magouilles et trafics - surtout au sein du cercle - mais trafic de médoc' c'était quand même craignos, surtout quand on considère le mépris qu'il avait envers les camés en tout genre. Bref, se shooter au médoc', c'était pas une bonne idée. Il préférait de loin revenir aux bonnes vieilles méthodes naturelles ! L'inconvénient avec le max' de sport qu'il faisait, c'est que même si la musculature était bien là, il commençait à devenir limite osseux. Car oui on peut être baraqué et osseux. Sur le campus il était déjà à la limite du bord, mais ici, ils n'avaient plus le régime alimentaire sur-vitaminé et sur-protéiné alors forcément... bouffe normale, mec normal. Baraqué, mais comme il n'avait jamais beaucoup mangé, son physique de rêve se dégradait doucement. Il était déjà bien entamé depuis sa dernière mission de toute façon.

Il avait cru que cette mission règlerait ses problèmes, au moins qu'elle les mettrait de côté. Mais en fait, pas du tout. Il n'arrivait pas à se concentrer, il ne savait pas vraiment ce qu'ils foutaient là en fait. Au début il était plein de bonne volonté, mais après plusieurs semaines... il était clair que ça ne servait à rien. Pourtant, il aurait aimé qu'un nouveau but, une nouvelle promesse d'action lui occupe la tête. Mais rien, que dalle, nada. Son sommeil restait agité même s'il ne faisait plus le même rêve qui l'avait obnubilé pendant une année entière. Et surtout, il traversait l'existence sans la voir. Il ne voyait plus d'intérêt à rien, même pas à cette mission qui aurait du le remettre sur pied. Il était devenu un meuble, un t-s noir qu'on accroche au mur pour la postérité, mais qui a fait son temps, et qui ne servira plus jamais à rien. La preuve, c'était cette mission qui ne menait à rien. Oh non ça ne le frustrait pas pour autant, ça l'emmerdait à peine, juste pour la forme. Mais au fond, il n'avait pas vu l'intérêt de la mission, alors pourquoi porter de l'intérêt à son échec ? Rien de ce qui l'entourait ou qui ponctuait sa vie ne l'interpelait. Tout était gris et sans particularité notable. La machine se mettait en route de temps en temps pour paraître vivant aux yeux du monde, et puis ? Et puis rien. Il avait espéré voir une lumière à un moment. Ou un point noir. Mais non, tout restait invariablement gris, malgré ses efforts pour tourner la page. A présent ça faisait presque deux ans, il finirait sa vie ainsi, du moins c'était l'impression qu'il avait.

C'était le même brouillard qui planait au dessus de ses ronflements discrets. Jusqu'à ce qu'un espèce de truc se mette à grincer doucement, aussi doucement que ses ronflements. Évidemment que ça le réveilla, un sommeil agité ne reste jamais lourd plus de quelques minutes, surtout quand une distraction s'offre à lui. Putains de lits de merde ! Si la maison était spacieuse et confortable, la qualité du mobilier n'était qu'apparente. Des lits en bois massif avec un matelas à ressorts de merde. C'était représentatif de tout le reste. Putains de ressorts qui grincent, pour une fois que je dormais à peu près bien ! Et qu'est-ce qu'il a le Sirkis à se retourner dans son pieu ? Soan soupira imperceptiblement. Non en fait, il se retournait pas. L'oreille de So' se mit à écouter précisément ce que foutait son voisin de chambre, comme à chaque fois qu'un bruit nous réveille ou nous empêche de dormir : il nous fait tellement chier qu'on se sent obliger de l'écouter avec attention. Déjà pour l'identifier, et dans l'espoir - débile - de le faire taire. Petit bruit bref et régulier. Respiration un peu rapide et bruyante pour un mec censé pioncer, caractéristique de battements de cœur qui s'accélèrent. Et ces PUTAINS de ressorts de merde ! Ah, petite pause. Et non, ça repartait. Ca allait plus être possible là. Vraiment pas.

" - Bordel Antoine, tu pouvais pas faire ça à un autre moment ? Ou à un autre endroit ? Je sais pas moi, dans les chiottes, la salle de bains, ailleurs quoi. "

A voix haute qui transperce le silence de la nuit. Il avait été obligé là. Pas de lumière, pas de mouvement, juste la voix. Pas trop forte non plus de sorte à ce qu'elle s'entende parfaitement dans la pièce, mais pas dans celles d'à côté. D'ailleurs, Soan n'attendait pas de réponse particulière. Quoique... maintenant qu'il était réveillé pour de bon, autant discuter pour passer le temps ? Nan, So' était pas sociable à ce point, mais si ça pouvait faire filer la nuit plus vite, il était preneur. C'est qu'une nuit sans dormir c'était vachement long quand on est seul dans son pieu, et il en savait quelque chose.


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 22:07

Antoine Sirkis
-" Bordel Antoine, tu pouvais pas faire ça à un autre moment ? Ou à un autre endroit ? Je sais pas moi, dans les chiottes, la salle de bains, ailleurs quoi. "

Sa voix grave, juste assez forte pour que seul nous deux puisse l'entendre, déchira le silence.
Et voilà, il m'avait découvert. Je crois que cela ne servait à rien de nier les faits. Mais de cette simple phrase, je pouvais déduire à la fois des choses fascinantes, et à la fois des choses terrifiantes.

Cette action si excitante que je venais de découvrir, mais à laquelle je n'aurais pu donner de nom, ne m'étais donc pas réservée à moi seul. Je ne devenais pas fou. Quoi que, et ceci était légèrement plus angoissant comme idée, c'était que sa réplique ne me disais pas si d'autres que Soan et moi pratiquions cet acte, auquel cas c'était limite flippant, parce que mon coéquipier avait parfois des comportements bizarres. Et puis en fait , peut-être qu'il savait ce que je faisais mais lui-même ne s'y adonnait pas. Mais dans ce cas, comment avait-il découvert ?

En tous les cas, il semblait mieux s'y connaitre que moi dans le domaine. j'avais envie de lui poser pleins de questions, toutes celles qui arrivaient dans mon esprit à l'instant. Mais, je n'étais absolument pas convaincu qu'il accepterait une telle chose du peu que je connaissais de ce drôle de personnage ....

Soan se recoucha pour signaler clairement que la "discussion" était finie ( bien que jusqu'ici seul lui avait parlé.. ) et qu'il désirait se rendormir. Puis finalement, il se rassit et tourna sa tête vers moi.
Grâce au fin rayon de lune qui passait à travers les rideaux, je pus observer son visage sans trop de peine.

Celui-ci trahissait une certaine hésitation comme si il n'était pas sur de réellement attendre une réponse, puis fixa son regard sur moi.

Je ne savais pas vraiment quoi lui dire, j'hésitai sur les mots à utiliser pour qu'il ne se moque pas trop de moi.

- "Désolé, j'ai du te réveiller ...."

Je marquai une pause pour voir si il me répondrait.

Silence.

Ma voix tremblait, à cause de la honte, et parce que ma respiration était plus forte, les pulsions de mon cœur étaient plus puissantes et j'étais toujours étonné de l'effet stimulant du va-et-vient sur mon sexe, encore dur, tendu, bouillant. Je faisais un effort conscient pour ne pas reprendre mon activité intime, et aller plus loin encore dans mes découvertes.

Pour combler ce silence gênant, je décidai de lui raconter ce qui m'étais arrivé.

-" Mais euh... je me suis réveillé en sursaut, j'ai découvert mon bassin mouillé, comme de l'eau mais en plus épais, plus gluant, plus collant. Mon pénis était plus gros et plus long, et surtout plus dur que d'habitude et j'éprouvais du plaisir à le caresser. Voilà...."

Je pris mon courage à deux mains, et continuai. Il fallait bien introduire toutes mes questions d'une manière ou d'une autre.....

- Mais dis-moi, tu sembles t'y connaître !


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 22:12

Soan Knight

Soan restait tranquillement au chaud dans son pieu, confortable, moitié dur moitié mou, assez grand, pile ce qu'il aimait quoi. Il allait quand même pas sortir de là et se les peler juste pour engueuler un gamin qui bande pour la première fois de sa vie nan ? Certainement pas, ça n'en valait pas le coup. C'est à peine s'il gardait les yeux ouverts d'ailleurs. Pas franchement par fatigue, plutôt par nonchalance, ou flemme t'appelle ça comme tu veux ! L'avantage c'est que Sirkis avait fait une pause et stoppé le grincement insupportable de son lit à deux balles. L'inconvénient, c'est qu'il se mettait à parler à la place. C'était peut-être moins énervant mais ça faisait plus de bruit, au final ça l'empêchait toujours de dormir. "Désolé, j'ai dû te réveiller ?" Nan sans blague ? Un peu qu'il l'avait réveillé, et au point où il en était (c'est à dire limite énervé... oui limite parce-qu'il en faut quand même bien plus pour énerver franchement un peace and love dans son genre !), il arriverait pas à se rendormir de si tôt. Pas qu'il tenait à avoir son compte de sommeil, ça il s'en contre-foutait royalement ! Mais il détestait bien trop ces longues nuits sans dormir, à ressasser le passé et/ou à se faire chier de looongues heures sans rien faire, ou à suer, ou à se plier en deux de douleur. Alors ouais il préférait pioncer. Emmerdeur de gamin !

Et en plus, le petit semblait croire que le silence était gênant. Il avait manifestement besoin de se justifier, par honte ? Ca se voyait qu'il connaissait mal, très mal Soan. En même temps ça aurait été difficile de le connaître mieux pour le peu qu'il avait daigné lui parler. Mais nan, le noir aurait bien préféré qu'il garde ce foutu silence pour essayer de se raccrocher à son minuscule espoir bien pitoyable de se rendormir. Raté. Le gamin commençait à raconter son histoire, avec une foule de détails. Ah, les premiers émois ! 'faut pas croire, c'est rarement avec une fille que ça se passe. Le pouvoir des mains les gars... Les (très) longues explications de Sirkis eurent raison de l'agacement de So'. Mieux, elles lui arrachèrent un faible sourire, mélange d'amusement et de nostalgie. Qu'elles avaient été belles ces années de découvertes ! Insouciantes aussi. Et surtout, qu'est-ce que c'était drôle de revoir un môme dans la même situation que nous y'a des années ! Môme qui, contrairement à Soan, n'avait probablement pas eu la chance d'avoir un grand frère pour lui expliquer la vie. Le jeune homme daigna enfin ouvrir les yeux pour de bon et extraire son torse nu des couvertures bien chaudes. Il s'assit ainsi dans son lit et alluma sa lampe de chevet. C'était probablement le premier sourire sincère qu'il adressait à Antoine depuis qu'il le connaissait, même s'il était aussi discret qu'une ombre. Le regard direct, So' fut soudain pris d'une inspiration de grand frère, lui qui n'avait jamais tenu ce rôle de sa vie.

" - Mon gars, n'importe quel mec qui se respecte s'y connaît un minimum. C'est les lois de la nature que tu dois connaître, parce-qu'elles font de toi un homme. Ton pénis vient de balancer les premières gouttes de ton sperme, félicitations gamin ! "

Il se mit à rire légèrement. Non il se foutait pas de sa gueule, ou alors qu'à moitié. 'fallait quand même fêter ça nan ?

" - Evidemment au passage du sperme ton pénis change de forme, c'est anatomique qu'est-ce que tu veux ! T'aurais été dans un collège normal on te l'aurait appris. C'est la seule lacune dans l'enseignement de Cherub j'crois bien... Bref, le plaisir vient surtout du moment où justement ton pénis balance le sperme. Au début tes mains font l'affaire et puis tu te rends vite compte que pour des soucis de bienséance - *petit sourire en coin* - il est préférable de pas faire ça n'importe où n'importe quand (sauf quand personne peut s'en rendre compte évidemment). Tu vas alors apprendre à 1- te retenir et 2- le balancer où il faut quand il faut. Le jour où t'arriveras à la deuxième étape tu seras le plus heureux des hommes, parce-que le plaisir surpassera de loin celui que ta pauvre main est capable de te procurer. Tu me suis ? Des questions ? "

Le sourire de Soan s'était évanoui - bah oui 'faut pas trop espérer non plus ! Mais il était pas particulièrement énervé ni agacé d'avoir à fournir ce genre d'explications. Ca ne l'amusait plus trop, mais il accomplissait juste ce qu'il prenait pour son devoir - comme lorsqu'il était en mission - presque comme un automate finalement. Il y mettait juste un peu plus de sincérité...


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 22:21

Antoine Sirkis

Lorsque j’eu fini l’explication de mes premières expériences sexuelles à Soan, qui avaient d’ailleurs plus des allures d’excuses que d’exploits héroïques ou de choses qui valent la peine d’être raconté, mon coéquipier se redressa.
Il jeta sa couverture sur le côté et s’assit au bord du lit. Il était torse nu.
Pendant ce temps, je rangeai soigneusement mes affaires à leurs places. Contrairement à Soan, je ne sortis pas de mes couettes douillettes. Il faisait un peu froid dans la chambre.
J’observai Soan pendant un certain temps, c’était la première fois qu’il m’en donnait vraiment l’occasion. Il faut dire les choses telles qu’elles sont, il était assez beau, et son côté sombre et ténébreux lui rajoutait du charme. Mais, pour la première fois, je crois du moins, ses lèvres pâles formèrent un faible sourire, mais un vrai cette fois-ci que le T-shirt noir n’avait probablement pas pu retenir.
Comme je ne pus observer mon faux frère ( Dans son rôle de mission…) plus longtemps sans que cela ne devienne gênant, je me mit à scruter le plafond, qui n’avait strictement rien d’intéressant. Parfois même, je fermais les yeux, simplement, en écoutant la voix de Soan qui s’était mis à parler.
Il avait un ton doux, tellement différent de son ton froid et indifférent habituel. Il allait m’expliquer les choses de la vie… Sa voix me détendait, me relaxait. Elle était agréable à écouter, et on se laissait facilement bercer presque….
Sans grande surprise, je ne compris pas grand-chose à ses explications. Mais j’avais tout de même retenu certaines choses. Ainsi, le liquide gluant et collant qui sortait de mon sexe était appelé sperme. Il était normal que mon pénis devienne plus dur sous l’excitation, qu’il se transforme.
Il fallait également que je ne tripote pas mes affaires partout. Bon, ça c’était logique, je n’allais pas me balader à poil dans la rue et montrer mes attributs à tous les passants !
Ou bien non, ce que Soan avait peut-être signifié, c’est que « je devais pouvoir me retenir ». Plus facile à dire qu’à faire ! Mais je me promettais néanmoins d’être seul la prochaine fois.
La deuxième condition qu’il avait émise, et qui te rendait l’homme le plus heureux de la planète, par contre, je ne l’avais pas comprise. « Il faut savoir le mettre la ou il faut » ou un truc comme ça.
Des tonnes de question me traversaient l’esprit en un éclair, mais la première qui me sortit de la bouche était involontaire :
-« Et toi, tu as atteint le deuxième point ? »
Je ne voulais surtout pas l’exaspérer mon compagnon en lui demandant de ré expliquer le tout mais plus lentement. J’espérais par ailleurs qu’il n’avait pas vu ma mine perplexe.
En fait, je me demandais réellement ce qu’allais répondre Soan, parce qu’une phrase clochait alors…
L’homme le plus heureux de la planète ? A le voir là, j’en avais de sérieux doutes. Toujours morne, jamais excité ou motivé… Pourtant, il semblait savoir de quoi il parlait. Sans doute que tel qu’il était là n’était pas son caractère habituel, et qu’une terrible blessure dormait au fond de lui. Un jour je lui demanderais sans doute, même si j’étais peu convaincu qu’il me réponde. Mais pas aujourd’hui ; pour une fois il était joyeux, je n’allais pas gâcher ça.
N’empêche, cette question me trottait en tête, et je me demandais bien qu’elle pouvait être la réponse. Un chagrin d’amour, une mission échouée ( Celle-ci n’améliorerait sûrement pas sa situation puisqu’elle courait droit dans le mur !), une trahison ?
Il fallait que je mène mon enquête. Et étonnement, plus encore que pour mes découvertes du plaisir, j’avais besoin de savoir….


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 22:25

Soan Knight

Le petit Sirkis semblait boire les paroles de Soan, ce qui l’amusait un peu. En même temps, il se demandait si le gamin comprenait ce qu’il disait. Vu la tête qu’il faisait, il semblait un peu arriéré, ou déficient mental, de là à ne pas saisir les allusions à l’acte sexuel conventionnel (c’est-à-dire à deux, pas tout seul en tête à tête romantique avec sa main). En même temps, ce serait bizarre que Cherub accepte des débiles mentaux dans ses rangs, et assez improbable que ce genre de recrue réussisse à obtenir le t-s gris et soit envoyé dans une mission importante. Ou alors, ces gens qui choisissaient les recrues avaient vraiment de la merde dans les yeux. Soan s’était parfois dit ça au cours de sa carrière d’agent. Quand on voit le comportement de certains… et puis, So’ s’était demandé plus récemment si le gouvernement avait vraiment le droit d’utiliser des enfants comme ça. Les gamins ne saisissent pas forcément le danger de la chose. Et même s’ils sont bien prévenus, le t-s noir était certain que son frère ne l’avait pas vu venir… il savait que s’il était encore là, il lui donnerait raison. Lui, il était content d’être encore à Cherub parce-que c’était là qu’il avait sa seule famille – ses amis proches, qu’il voyait de moins en moins d’ailleurs. Mais au moins il se sentait ici chez lui. Il n’avait pas connu d’autre foyer depuis ses 8 ans ! Mais sur le fond, Cherub n’aurait jamais, jamais dû exister. Avec la maturité, il en avait acquis la certitude. Et ça se confirmait pas mal quand il parlait avec cet Antoine. Sérieux, un gamin qui se demande ce qu’il se passe alors qu’il bande pour la première fois de sa vie, on lui fout des flingues dans les mains et on l’infiltre dans les organisations les plus dangereuses de la planète ? Alors qu’il est encore non seulement puceau mais à peine pré-pubert, qu’il ne sait même pas ce qu’est une bite ? C’est une grosse blague en fait !

Et le gamin pré-pubert ouvrit enfin la bouche, et en sortit la question la plus candide de toute l’histoire de l’humanité. Soan s’enfonça dans son silence et toute trace de sourire et d’amusement se volatilisa immédiatement de son visage. S’il avait su ce gamin si curieux, il ne se serait peut-être pas mis dans la tête de jouer au grand frère avec lui ! Qui sait, il était peut-être pas si attardé que ça finalement… Quel vicieux alors. C’en était limite écœurant. Un paquet de bonbons vert criard. En même temps, c’est le propre des gamins en général d’être curieux non ? Soan avait baissé ses yeux sombres sans s’en rendre compte. Il les releva doucement sur Antoine. Son air de déterré était probablement revenu. Rien qu’à sa tête il faisait peur, mais il ne s’en rendait pas compte. Il lisait juste dans les yeux des autres, sans se soucier de ce qu’il y avait dans les siens – ça faisait longtemps qu’il ne se souciait plus du tout de lui-même. Il fut presque choqué par ce qu’il vit en croisant le regard du gamin. Il détourna aussitôt les yeux. Un espoir de malade, une lueur qui était bien plus que de la curiosité. Comme s’il avait besoin de savoir – en gros, il ne le lâcherait pas avant d’avoir eu la réponse ! Mais bordel, qu’est-ce qu’il pourrait bien lui répondre ? Le paquet de bonbons vert criard. Soan avait juste envie de clôturer la conversation et de se recoucher en éteignant la lumière. C’est ce qu’il aurait fait s’il n’avait pas eu cette bizarre sensation que le gamin comptait sur lui. Et merde ! Il allait devoir trouver un truc à dire. Il se cala assis sur sa tête de lit, adossé au mur de la chambre, puis replia ses jambes dans ses bras, le regard dans le vague. Finalement, il se remit à parler, après un silence interminable que Soan n’avait pourtant pas vu passer. Il avait trop l’habitude du silence pour s’en rendre compte. Sa voix se faisait plus basse et plus sombre – il était redevenu celui qu’il était au quotidien.

« - En pratique oui. En théorie non, c’est pas toujours si simple de prendre son pied que ce qu’on pourrait croire. »

Il avait lâché ces paroles sans vraiment s’en rendre compte, le regard toujours dans le vague, comme s’il n’était pas vraiment conscient de ce qu’il disait, de là où il était… c’est vrai qu’il était un peu déconnecté. Le truc cool serait que Sirkis mette ça sur le compte de la fatigue. La vérité, c’est que Soan n’en avait strictement rien à foutre de ce que pensait le gamin sur ce sujet. Au final, il n’avait pas menti et n’avait pas non plus donné de détails. A partir du moment où ça le concernait, il en était incapable. C’était pour cette même raison qu’il avait mis sans-dessus-dessous le bureau de la psy, qu’il pétait des câbles régulièrement depuis un an et que les instructeurs n’avaient plus trop confiance en lui en mission. Soan pouvait parler de tout et n’importe quoi tant que ça ne le touchait pas. Il fallait croire que le gamin pourrait faire un meilleur psy que Cohen.


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 22:33

Antoine Sirkis

Je lui avais posé la question fatidique sans m'en rendre compte.
Toujours allongé sur mon lit, les yeux fermés pour profiter de ce moment de confidentialité avec Soan Knight, je fus soudain troublé par le silence qui commençait tout doucement à durer.
Quelque chose s'était brisé, c'est du moins ce que je pressentais. Un simple coup d'oeil m'en me donnerait la réponse, mais sans savoir pourquoi, je me donnais encore quelques secondes... Peut-être me plantais-je complètement.
Evidemment je ne comprenais pas tout ce que m'avais révélé mon coéquipier. Du coup, le fait de poser des questions pouvait être comparée à du hors-piste au ski - mais avec du brouillard et des flocons de neiges gros comme des balles de tennis.
Et je m'étais visiblement crashé.

J'ouvris les yeux et regardai ce qui se passait sur le lit d'à côté. Je cherchais vainement une explication à se blanc dans la conversation.
Le T-Shirt noir était redevenu comme avant... Noir justement.
J'étais déçu. Lui semblait perplexe.
Son regard croisa le mien puis s'écarta presque aussitôt, quasi automatiquement, comme si je lui faisais peur.
Moi, faire peur?
Haha, la vaste blague !

Mon "colocataire" de chambre semblait mal à l'aise, et je l'étais tout autant que lui maintenant.
Peut-être ne voulait-il pas répondre non plus !
Tant pis, une autre question occupait déjà mon esprit de tout façon, et avec une force stupéfiante.

A ma grande surprise néanmoins, il sortit une réponse tarabiscotée et sans queue ni tête, mais une réponse quand même.

- "En pratique oui. En théorie non, c’est pas toujours si simple de prendre son pied que ce qu’on pourrait croire."

Mais pourquoi donc était-il si compliqué? Pourquoi était-il si sombre ? Voilà qui venait renforcer ma question.
Il fallait absolument que je lui pose celle-ci. Et puis, au diable mes découvertes sexuelles, elles viendraient en temps voulu !
De toute façon, je n'avais rien à perdre, il était de nouveau "dans son état normal". Au pire, il m'enverrait bouler.

- " Dis-moi Soan" Je cherchais mes mots, je ne savais pas trop comment lui déballer la chose. " Je vais te poser une question sans t'obliger à y répondre. Si ça t'ennuie dis-le et on en arrête là."

Je reprit ma respiration deux secondes, et laisser Soan réagir éventuellement si il le voulait. Rien. Peut-être avais-je finalement trop vite enchaîné.

- "Pourquoi tu es toujours aussi sombre, renfermé sur toi-même?" Continuais-je donc Je suis sûr que tu es un chouette type, un mec sympa. D'ailleurs le moment d'intimité - Si je peux dire comme ça- me l'a montré ! Alors pourquoi ?

Que se passerait-il s’il ne me répondait rien ? Bah rien justement! Même si je mourrais d'envie d'avoir la réponse, je ne pouvais pas le forcer à parler. Si ça se trouve, c'est originaire d'une expérience historique, d'une mission ratée ( Comme celle-ci allait sans doute l'être ), d'un chagrin d'amour! Bref, un souvenir douloureux, qu'on ne peut forcer à remonter, qu'on aimerait enfuir au plus profond de nous-même.


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 22:35

Soan Knight

   Le moment de malaise de So' ne dura pas très longtemps. Une fois sa réponse balancée, il ne resta pas pendu aux lèvres de son équipier. Non, son esprit s'égara de nouveau, comme la plupart du temps, ses pensées reprenaient leur cours et se barraient où ça leur chantait. Quelques images trash, toujours les mêmes, passèrent rapidement. Le noir ne s'attardait pas dessus, elles étaient tellement habituelles qu'elles en devenaient presque dépouillées du moindre sens. C'est comme quand on répète plein de fois le même mot dans sa tête, au bout d'un moment, on n'entend plus que sa sonorité pure et notre esprit en zappe complètement le sens réel. Ça ne devient plus qu'un mot vide. Et Soan s'efforçait de rendre ces images vides aussi, il y parvenait parfois. En cet instant, elles lui paraissaient si lointaines qu'elles étaient comme empruntées, comme si elles ne lui appartenaient pas, comme si elles étaient prises à un étranger. Et pourtant, le fait qu'elles viennent spontanément sans se faire appeler prouvaient bien qu'elles étaient en lui et pas en quelqu'un d'autre. Et au fond, il savait que la seule personne avec qui il les partageait était mort. Raide, éteint, parti, loin, très loin, là où So' aimerait être souvent. Là où tu peux définitivement couper les ponts avec tes pensées, ne plus jamais en avoir et surtout, surtout, ne rien ressentir, jamais. C'était un désir profond que le noir ne s'exprimait jamais en lui-même, c'était un sentiment général, une ombre qui l'avait imprégnée en profondeur mais qu'il ne nommait pas. Il ne le voulait pas, il n'essayait donc pas. Il ne voulait pas reconnaître cette partie-là de lui, c'est pour ça qu'il n'avançait plus depuis maintenant plus d'un an, presque deux...! C'était aussi pour ça qu'il refusait d'aller voir cette psy' à la con. Elle l'avait compris mieux qu'il ne se comprenait lui-même, et il n'était pas question pour lui de déterrer tout ça, encore moins de faire face à ce qu'il ne voulait pas voir en lui et sur lui. C'était peut-être son boulot à elle, mais c'était pas une raison pour lui casser les burnes, à lui.

   Son esprit égaré raccrocha vaguement lorsque le petit changea de ton et d'expression. On avait changé de registre donc, peut-être une conversation digne d'intérêt ? So' fit l'effort d'écouter la suite, au cas où. Et puis il était quand même en pleine conversation, par politesse il devait en suivre le fil, même si son esprit était reparti loin, comme la plupart du temps. Puis finalement, le noir ne parvint pas à savoir si cette nouvelle conversation était intéressante ou pas. La moitié de la question d'Antoine lui paraissait totalement dénuée d'intérêt, l'autre moitié l'aurait presque fait sourire. Le "moment d'intimité", ça se voyait que le gamin n'en avait pas vécu beaucoup des comme ça ! Il se sentait émoustillé pour pas grand-chose. Alors c'était peut-être ça, l'innocence de l'enfance... Soan s'était souvent demandé à quoi ça ressemblait, il y a quelques années de ça. Maintenant, il ne se demandait plus rien, il se contentait d'essayer de s'enterrer, faute de réussir à enterrer ses souvenirs.

   Le pire c'est que le noir mit quelques temps avant de comprendre la question. Parce-que lui n'avait pas l'impression d'être si sombre et renfermé que ça. Après réflexion, c'était peut-être vrai. Mais il se souciait tellement peu de ce qu'il pouvait paraître de l'extérieur qu'il ne s'était jamais posé la question. Après tout s'il ne semblait pas avenant il s'en contrefoutait. Enfin, le gamin avait posé une question, et Soan s'était résolu à lui répondre comme à un frère, alors il fallait bien essayer de trouver une réponse. Sauf qu'il n'en avait pas en stock. C'était comme ça, c'est tout. Il ne maîtrisait pas le fil de ses pensées, et son apparence allait sûrement avec. S'il pouvait arrêter ce flot incessant de trucs aussi glauques que lointains, il deviendrait sûrement un peu moins renfermé. Mais il n'avait pas la recette, enfin c'est ce qu'il se disait en lui-même. En vérité, il ne trouvait plus la force en lui de trouver des solutions. Alors trouver des explications... qu'est-ce qu'il pouvait bien répondre à ça ?

   " – Bah je sais pas trop quoi te dire. Je m'étais pas franchement rendu compte que j'étais renfermé à ce point. C'est peut-être parce-que beaucoup de choses dans la vie ne m'intéressent plus. "

   C'était à peu près bien résumé. Il était devenu sombre parce-qu'il avait cessé de croire en tout ce qui pouvait apporter de la joie ou un quelconque sentiment de bien-être. D'ailleurs ça, c'était pas nouveau, ce qui l'était c'était de s'en rendre compte d'une certaine façon. Le gamin était en train de faire en douceur ce que la psy avait tenté avant de se faire démolir son bureau. Il était sacrément doué le petit, mais ça, So' n'y pensait pas. Il se demandait juste pourquoi Antoine était si curieux. Pourquoi tellement de questions ? Ah, peut-être une envie de comprendre. Une envie... encore un mot que le noir avait oublié. Pas de doute, So' appréciait vraiment ce petit, il était son portrait craché au même âge.

   " – Et pourquoi tu me demandes ça ? Ça te préoccupe à ce point ? "

   Non ce n’était pas du tout une agression même si ça pourrait en avoir l'air. Le ton était posé, curieux, sans hostilité. Il cherchait juste à mieux cerner Antoine, et à retrouver à travers lui ces sentiments de l'enfance insouciante qu'il avait égarée en chemin. C'était peut-être aussi pour ce que le gamin représentait que Soan commençait à beaucoup l'apprécier...


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 22:43

Antoine Sirkis

Pendant que je posais cette question, je regardai Soan, qui tressauta légèrement quand je commençai à parler. Son esprit, visiblement, avait vagabondé très loin. Mais où ?
Mon co-équipier devait sûrement avoir des idées bizarres plein la tête. Bah, comme tous les garçons normaux justement. Mais était-il normal ? Je n’en étais pas si sûr….
Il tourna son visage vers moi, le regard vague, et écoutait -ou faisait semblant- mes paroles.
Soudain, un fin sourire apparut sur son visage. Je crois que c’était la première fois que je le voyais avec une bouche sans joie. Je ne savais pas vraiment pourquoi il riait, mais c’était bien quand même.
Soan continua à m’observer, du moins c’est ce que je croyais, ou bien regardait-il simplement au-dessus de ma tête et réfléchissait déjà à tout autre chose.
Il sembla un peu plus s’enfoncer dans son matelas et dans ses couvertures, comme pour se protéger. Cela me faisait sourire, et en même temps je ne trouvais pas ça très drôle, pour lui du moins. Moi, finalement, ça m’était égal.
Mais se protéger de quoi ? De moi ? Non, impossible, je ne faisais peur à personne ! Par mes questions peut-être indiscrètes ? Bah rien ne l’empêchait de me remballer, de se recoucher, et de dormir. Et il aurait simplement continué à être aussi froid avec tout le monde. D’ailleurs, comment faisait-il en mission pour approcher les suspects ?
Puis, soudain, une explication me vint en tête… je n’en étais pas sur évidemment, j’étais sans doute trop jeune pour vraiment comprendre la psychologie des grands ados et des adultes, et même si j’avais été entraîné à ça pendant le programme d’entraînement, je n’arrivais pas à comprendre le T-Shirt Noir. On avait aussi appris à cacher ses émotions, à jouer la comédie, à mentir, etc. Soan l’avait visiblement très bien appris. Peut-être le faisait-il parce qu’il ne voulait pas me parler de tout ce qui le tracassait –ce que je comprends parfaitement- mais peut-être aussi voulait-il se cacher à lui-même ! Peut-être qu’il n’osait pas voir ce qu’il était devenu… et pas le courage non plus.
En fait, je savais un peu pourquoi. La remise en question, c’est quelque chose de très compliqué, de très difficile à faire. Il faut apprendre à se connaître à fond, à se découvrir, mais surtout, c’est le plus difficile à supporter et à assumer, découvrir les horreurs qui sommeillent- enfin chez certains, ces pulsions naturelles sont très réveillées, sinon on serait pas en mission- en nous. Ca, ça fait mal. Mais la remise en question ne s’arrête pas là ! Il faut aussi trouver une solution pour contrer ces ondes négatives ! C’est loin d’être évident, et ça demande un effort constant. Voilà.
Et Soan avait peut-être peut de ça. En tout cas, la remise en question n’était malheureusement pas naturelle chez l’homme, même si certains en auraient rudement besoin –et je ne disais pas ça spécialement pour Soan-.
Sa réponse confirma ce que je me disais intérieurement.
Il ne se rendait pas compte… Mais c’est assez fréquent chez les gens « malades » (je ne suis pas sur que ce terme colle vraiment bien au cas de l’agent à côté de moi, m’enfin soit tant pis…). Ils ne se rendent jamais compte que ce sont eux qui ont des problèmes.
La deuxième partie de sa réponse m’intéressa : « C’est peut-être parce que beaucoup de choses de la vie ne m’intéressent plus. »
C’était un peu la une réponse du type qui veut se suicider, j’ai l’impression. Ca me faisait un peu peur. Peut-être aurais-je du simplement me taire et dormir, parce que là, je m’embarquais dans un sujet qui serait probablement assez difficile, qui ne me concernait pas tellement, et surtout qui n’était pas du tout appropriées pour un gosse de 11 ans. Tant pis, c’était trop tard.
J’espérais juste que ça ne m’embarquerait pas dans des problèmes supplémentaires. Par contre, si notre discussion l’aidait à se rendre compte de certaines choses, à avancer, alors, et seulement alors, j’aurais fait quelque chose de bien. Quelque chose me disait que ça allait être délicat….
Je ne savais que dire mais ce fut Soan qui prit la parole.
« Et pourquoi tu me demandes ça, ça te préoccupe à ce point ? »
C’était à mon tour d’être légèrement embarrassé…
Je m’imaginais mal lui déballer tout le fond de ma pensée. Même si ça l’éclairerait pas mal, il me truciderait probablement…..
En même temps que son ton était beaucoup plus ouvert maintenant. Oserais-je lui dire ?
« Euh, comment dire ça…. »
J’hésitais sur les mots à employer, ils semblaient refuser la liberté que leur offrait le trou de ma gorge vers l’infini planétaire.
« Tu vois, Soan, on doit mener une mission à bien tous les deux. Tous les trois en fait avec Ellana, mais soit. Le boulot d’agent secret à l’air aux premiers abords génial ! Tu t’imagines à la James Bond quoi ! Bah la vérité est beaucoup moins agréable. On voit des horreurs pendant les missions, les mauvais côtés de l’être humain- et Dieu sait si il y en a !- et c’est pour ça qu’on a besoin d’être ensemble. Je crois qu’on a besoin de l’autre pour se soulager de certaines douleurs, enfin je ne sais pas quel mot utiliser. Je peux déjà le faire avec Ellana, on se dit tout entre nous. Mais je trouvais ça dommage de pas pouvoir le faire avec toi. Tu es plus grand, plus mature, et puis tu es un garçon. Ça change beaucoup de choses! Enfin voilà je trouvais ça dommage.»
Je fis une pause, le temps de reprendre ma respiration.
« Et puis, c’est pour toi aussi que je dis ça. J’ai rien contre le fait de rester seul de temps en temps, loin de là, j’aime ça aussi moi. Mais tout ça doit être trop lourd à porter seul. Puis ça fait du bien de pouvoir parler à quelqu’un de temps en temps, et surtout d’avoir quelqu’un à qui parler… »
Mon regard était devenu vague également. Je regardais le mur d’en face. Je me demandais comment Soan allait réagir à ça….


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 22:48

Soan Knight

La curiosité de Soan était piquée pour de bon. Il ressortit momentanément de sa léthargie habituelle pour observer son coéquipier sous toutes les coutures. Il avait tout du gamin plein de vie, de rêves et de motivation. C'était beau à voir, ah vraiment ! Il semblait pas mal se creuser les méninges aussi. Bon point pour lui, un gris fraîchement sorti de l'enfer qui sait réfléchir c'est pas si courant que ça. Parce-qu'on a beau dire que Cherub ne recrute que les gamins les plus intelligents, la plupart en tiennent quand même une sérieuse couche. Couche de conneries, de stupidité, d'égocentrisme et bien plus encore. La majorité des gamins de son âge était constituée à 50% de crétins rêveurs qui vivaient dans le monde de James Bond pour les garçons et des Totally Spies pour les fillettes sans se rendre compte de la vie réelle (So' avait fait partie de cette catégorie...). L'autre moitié contenait tous les petits emmerdeurs qui passent leur temps à élaborer des petits coups foireux pour faire chier les autres gratuitement. Il fallait vraiment avouer qu'Antoine était un cas à part puisqu'il semblait se creuser la tête sérieusement. Et puis, quand il ouvrit la bouche, le noir se rendit compte que le gamin était comme les autres. Il faisait partie des rêveurs, ce qui le ramenait à sa propre enfance à lui aussi. Finalement ce n'était pas vraiment une déception de constater qu'Antoine était comme tout le monde au même âge. Il faisait partie de la bonne moitié, un bon point pour lui, mais il gardait un peu les pieds sur terre quand même, un autre bon point (non négligeable). Le petit avait aussi l'air assez mal à l'aise. Ca confirmait ce dont So' venait de prendre conscience : il pouvait faire peur aux gens parfois. Ce gamin était son coéquipier, ils étaient en missions et vivaient ensemble 24h/24 depuis plusieurs jours voire semaines, et il paraissait craindre sa réaction. C'était quand même assez con, le noir n'était pas si impressionnant que ça au fond, si ?

En réalité, il savait bien que non, il n'y avait rien d'impressionnant en lui. Il n'était qu'une âme brisée, un esprit perdu, un flou total. A la limite son corps pouvait paraître puissant, mais qu'est-ce qu'un corps vide ? Rien, c'est comme avoir peur d'un fantôme. Soan avait régulièrement l'impression de n'être rien de plus qu'une ombre qui traverse la vie. Il ne comprenait pas comment quelqu'un pouvait avoir peur de la réaction d'un fantôme qui vous traverse sans vous toucher. Parce-qu'il n'était pas souvent là, la plupart du temps il était absent, éclipsé, et son corps se mouvait seul dans cet espace incroyablement vaste qu'est le monde. Il n'avait plus rien à envier aux vivants puisqu'il n'avait plus d'envie. Dans un film il aurait facilement pu jouer un zombie sans forcer son talent d'acteur. Voilà ce qu'il devrait faire après sa retraite... acteur ou comédien professionnel. La seule activité dans laquelle il s'épanouissait encore, le seul lieu où il se sentait vivant - la scène. Ce gamin était très fort. Rien qu'en l'observant, So' avait entrevu son avenir, du moins il y avait pensé, preuve qu'il était toujours vivant et qu'il avait encore des rêves. Et pourtant, il ne savait que trop bien que les rêves ne servaient à rien : seule notre situation réelle est crédible, on ne réinvente pas la réalité. Ce ne sont pas les rêves qui font avancer, mais les modestes projets de la vie. C'est la différence entre organisation objective des événements et projection psychologique. Le premier te permet de vivre, le second te mène au plus formidable crash de ton existence.

Ces considérations mises de côté, Soan écouta très attentivement la réponse de son coéquipier (plus attentivement que beaucoup d'autres conversations récentes en tout cas). Car c'était assez instructif, le gamin avait de la répartie et réfléchissait bien et à peu près juste. Le noir était concentré, mais il était avachi sur son lit en toute décontraction, la couette totalement retournée. La discussion était devenue "normale", ce qui était sûrement banal pour le jeune agent mais tout à fait inhabituel pour l'aîné. Il avait perdu l'habitude des conversations... Le fait qu'il soit un mec mature changeait quelque chose ? Ah oui, ça pouvait créer chez le petit une espèce de "fascination" bizarre pour l'aîné... celle que So' avait longtemps connu pour son frère. Enfin, pas suffisamment longtemps il faut croire. Le noir commençait à voir où l'autre venait en venir. Evidemment, il effectuait les missions mécaniquement à présent, il souriait sur commande, s'esclaffait machinalement, roulait des mécaniques ou se montrait tendre quand il le fallait. Il excellait dans l'art du théâtre et cela le servait remarquablement en infiltration. Il connaissait par instinct la recette pour se faire apprécier de n'importe quel enfant, adolescent ou adulte dans le cadre d'une mission. Mais ce qui pourrait passer là pour du pur professionnalisme cachait en réalité une grave baisse de performance. La base des missions de Cherub c'est surtout un travail d'équipe, et pour la première fois, il se rendait compte - grâce aux paroles d'Antoine - qu'il avait totalement négligé cet aspect-là. Il ne s'était pas ouvert à ses coéquipiers, comment pourraient-ils faire du bon boulot ensemble s'ils ne se connaissaient pas, ou n'avaient pas conscience les uns en les autres ? Soan ne faisait confiance qu'à lui-même, c'était un fait acquis au fil des expériences, et pour un t-s noir ce n'était pas rédhibitoire. Mais en tant qu'agent le plus gradé il se devait d'inspirer la confiance de ses coéquipiers... et là il avait formidablement merdé. Et dire qu'il pensait bien faire son boulot... il en avait oublié les bases les plus élémentaires, honte à lui. Son travail à Cherub était tout ce qui lui restait, une des dernières choses qu'il savait encore faire. Il allait devoir rectifier l'erreur. Et en écoutant Antoine, il sut que le gamin allait lui faciliter la tâche puisqu'il lui tendait la main avec une innocence admirable. So' ne parviendra peut-être pas à gagner la confiance d'Ellana, mais avec le petit, c'était le moment ou jamais de s'ouvrir pour essayer de faire son boulot correctement...

La tirade du gris était quand même assez longue. Sa dernière phrase, sortie après une courte pause, arracha une exclamation de la part de Soan. Pas l'éclat de rire tonitruant, mais l'exclamation bien audible qui vient du cœur et qui veut dire "ça, c'est vraiment drôle !".

" - C'est trop mignon. "

Réplique sortie avec un sourire amusé, comme quand on ébouriffe les cheveux d'un enfant par affection. Phrase pleine d'ironie évidemment, mais il fallait avouer que la situation était cocasse et propice aux petites blagues. Le vrai Soan pointait le bout de son nez, on ne l'avait pas vu depuis longtemps. Car le véritable So' a de l'humour, il rit parfois. Mais il savait au fond que le sujet n'était pas fait pour être drôle. Il enchaîna sérieusement, mais sa voix était plus animée, comme s'il était redevenu vivant pour la nuit. Il était vraiment dans la conversation et pas ailleurs, pour une fois, son corps était bel et bien habité à 100%... Antoine en revanche n'avait pas l'air super à l'aise. C'était à se demander pourquoi...

" - T'as raison sur le fond, ça fait du bien quand un p'tit jeune te rappelle l'essence des opérations qu'on mène. Je les fais trop machinalement, encore plus depuis plus d'un an, mais c'est important d'être solidaires entre équipiers et je te remercie de me le rappeler. "

Conversation totalement normale, posée, ni agressive ni joyeuse, juste normale. Tout un monde à réapprendre pour Soan. Il faut croire que c'est comme le vélo, ça s'oublie pas.

" - Tu sais si je choisis de rester seul c'est pas pour faire emmerder les gens ou jouer au rebelle solitaire. Les apparences ne m'intéressent pas. Je te parlais tout à l'heure d'une mission que j'ai faite il y a plus d'un an. Comme souvent (c'est pas la première et ça sera pas la dernière dans l'histoire de Cherub), elle a mal tourné. Pourtant, on n'a pas merdé, c'était juste un hasard pourri. Mon frère et moi on est tombés sur une vieille connaissance. C'est toujours le risque quand tu pars en mission dans ta région d'origine. Mais ça, le comité d'éthique ne le savait pas, du coup ils n'ont jamais su ce qui a foiré. Et j'ai pas à leur dire, ça les regarde pas - c'est entre mon frère et moi, question de loyauté. "

Discours simple, posé, qui ne trahit aucune émotion. Rien de plus qu'une brève explication à un coéquipier. Pourtant à l'intérieur c'était l'Etna qui venait d'entrer en éruption. So' n'avait rien détaillé ni évoqué le moindre détail. Mais c'était la première fois qu'il exposait les raisons de sa solitude à quelqu'un, et après un an et demi, forcément, ça fait tout péter.

" - C'est pour ça que je 'reste seul' comme tu dis. Même si j'en ai pas vraiment l'impression puisque ce n'est pas un choix, plutôt une obligation morale. Et c'est aussi pour ça que les autorités de Cherub me cassent les couilles non-stop. Ca fait chier les gratte-papiers de ne jamais avoir réussi à boucler le rapport sur cette mission. "

C'était à peu près bien résumé. Après tout, le gamin était intelligent non ? Il ferait les conclusions de lui-même. La cérémonie à Cherub autour de la mort du frère de So' en opération avait fait du bruit, tout le campus avait été touché, nul ne pouvait l’ignorer. Il faut dire que la liste n'était pas si longue, depuis Ashton Owen, chacun pensait que l'incident ne se reproduirait pas. Ce que personne ne savait c'était que cet accident n'avait eu aucun rapport avec la mission en question... personne mise à part Antoine à présent. *que de poids sur de si frêles épaules*


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 22:50

Antoine Sirkis

Cette remarque me mit mal à l'aise, sans réellement savoir dire pourquoi. En fait, si je savais très bien pourquoi, c'est parce que je n'arrivais pas à interpréter correctement cette phrase.
Est-ce que cela signifiait un "Cause toujours minus, tu ne connais de toute façon rien à la vie", ou bien encore un "T'es mignon tu sais, quand tu parles, mais t'es un tout petit peu con", célèbre réplique d'un film culte francophone qu'ils ne connaissaient donc probablement- pour la majorité en tout cas- pas.
Peut-être étais-je simplement à côté de la plaque, et qu'il disait ça réellement, comme un petit enfant. Le problème, c'est que ce n'était malheureusement plus le cas. Surtout après la dureté de ce qui allait suivre.

C'est un peu ça quand on est agent de CHERUB, on est plus vraiment des enfants, par l'horreur de notre passé pour certains, mais surtout pour ce qu'on voyait en mission et ce qu'on devait subir. Décidément, je commençais peut-être à comprendre en partie la raison du Soan que j'avais là.

Je pouvais d'ailleurs deviner qu'à une époque, il était tout différent. Le ton était tout de même ironique, chose que je n'avais -je crois- jamais vu chez ce garçon.
Je l'observai d'ailleurs un moment, le changement semblait intervenir. Il était de nouveau lui-même. Son regard était bien là, non porté au loin, à l'infini, mais bien à un mètre de lui... Sur moi.

Son ton était plus assuré, plus enjoué, mais restait tout de même sérieux. Au moins, je ne pourrais pas me plaindre qu'il n'était pas dans la conversation.

La phrase suivante continua à me mettre mal à l'aise, même si il n'y avait plus d'ironie dedans. Il y avait quelque chose de non naturel dans cette phrase. J'avais l'impression que ce n'était plus mon coéquipier qui me parlait, mais quelqu'un d'autre.
Ça aurait du pourtant me rendre joyeux de voir enfin une autre facette de Soan, mais c'était un côté encore inconnu pour moi. C'est peut-être ça qui me faisait peur....

L'inconnu fait souvent peur aux gens, eh bien c'était un peu le cas ici. Je ne savais pas à quoi m'attendre. Peut-être étais-je là devant un dangereux psychopathe, un sado-maso, un je ne sais quoi. Il existe suffisamment d'horreurs dans le monde. C'était peut-être pour ça que Soan s'était appliqué à rester "endormi" 24h/24, pour cacher une vérité sur lui-même qu'il ne pouvait plus supporter. Et si ça se trouve, je venais de réveiller la bête qui sommeillait en lui, et que là, je suis donc en danger de mort...

Il fallait que je me calme, rien de grave n'était occupé à se passer après tout. On allait bien voir par la suite.

Il reparla. Et ça me fit peur... Pas par rapport à lui, non, parce que je commençais à comprendre la vrai nature de son renfermement.

Non ce qui me faisait peur, c'était ce qui était arrivé durant leur mission. Ils avaient rencontré quelqu'un, parce qu'ils étaient sur leur terre d'origine. Le problème, c'est que c'était très exactement mon cas à cette heure-ci, durant cette semaine, durant cette mission entière.... Gloups....
C'était flippant. Mais bon, de toute façon, il faut dire que je n'avais pas vraiment d'amis ici, donc personne de proche en tout cas, ne me reconnaîtrait.

Pour penser à autre chose, pas plus joyeux malheureusement, je me reconcentrai sur ses paroles.
Soan a donc un frère... C'est étrange, je n'en avais jamais entendu parler... Pourtant, il y a trop peu de gens à CHERUB pour ne jamais avoir ne fus-ce que croisé quelqu'un. Et lui jamais ? C'était très étrange...

Il fit une pause dans ses paroles. Sa respiration se faisait un peu plus forte. Je crois que quelque chose se passait en son for intérieur.

Ses prochaines phrases me confirmèrent bien ce que je pensais. Même s'il essayait d'avoir un ton posé et calme, il y avait quelques tremblements dans sa voie du à l'émotion.

Il y avait quelque chose qu'il ne me disait pas clairement.... Mais quoi?
Pourquoi parlait-il d'obligation morale? Cela faisait un peu religion avec Dieu et Jésus. C'est une chose à laquelle je ne croyais plus.
J'avais bien fait mon baptême et ma première communion, mais c'était parce que mon père me l'avait obligé. Quand on est petit, on ne se rend pas compte. Ce salaud de père! C'était peut-être pour ça que je ne croyais plus en Dieu, une autre forme de père.

Dans ma tête, Jesus était bel et bien mort sur sa croix...

Mort?

Soudain, je compris les sous-entendus de Soan. Il n'avait pas osé le dire, mais son frère était mort.
J’aurais dû faire le lien pourtant! Même si je n'étais pas au campus il y a un an et demi, j'avais forcément entendu parler de la cérémonie.
Et tout se tenait d'ailleurs. Les gens en parlaient. Une image m'avait d'ailleurs frappé.
Je mangeais tranquillement au réfectoire avec Ellana, je crois, et à la table voisine, ils en discutaient justement. Jusqu'à ce qu'un gars s'approche suffisamment pour entendre leur conversation. Ils avaient alors subitement changé de conversation, après qu'une voix se soit lentement éteinte en remarquant la présence du gars à une table proche. Ce gars, c'était Soan.

Je m'en souviens maintenant. Bien sûr je ne le connaissais pas à l'époque. Mais l'épisode me revenait.

Autre élément. Il y avait eu des commémorations à la chapelle, pour je ne sais plus quoi. Je n'écoutais jamais de toute façon. Ma place s'était située à côté de la plaque commémorative des morts à CHERUB. A la dernière ligne était écrit : 2010 : ... Knight .
Je ne me souvenais plus du prénom. Mais le nom m’était resté, et je n'avais jamais fait le lien jusqu'ici.

Voilà... Et moi, j'avais 10 ans, et je devais réagir à ça...

- Désolé...

C'est le seul mot que j'arrivais à sortir de ma bouche pour le moment. Mon cerveau se mit à tourner à cent à l'heure pour trouver un truc à dire. Le silence était pesant.

-Pour être honnête je ne sais plus très bien comment réagir à ce que tu viens de dire. Je comprends ton comportement maintenant. Je ne sais pas si tu avais déjà dit ceci à quelqu'un d'autre, mais si c'est pas le cas, tu comprendras ma dernière phrase avant que tu ne parles. Même si c'est très dur ce que tu as vécu, ça sert à rien de se détruire mentalement à petit feu comme ça. C'est encore pire je crois. Oh bien sur tu vas pas faire la fête parce que ton...

Je n'arrivais pas à prononcer les mots.

Mais aller de l'avant, et lui rendre hommage justement en continuant de plus belle.

*Il y a tout de même un truc que je trouve pathétique dans cette situation. Tout ce que j'ai dit à Soan, je ne l'ai même pas appliqué moi-même après cet échec-ci, pourtant bien moindre....*



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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 22:51

Soan Knight

Soan, assis sur son lit, s'adossa au mur avec calme et nonchalance. Il se demanda s'il n'y avait pas été un peu trop fort là... Pas parce qu'il regrettait d'avoir dit ce qu'il avait raconté à son coéquipier, plutôt parce-que le gamin en question était justement - comme dit précédemment - un gamin. Et bref, à cet âge-là il faut plutôt éviter ce genre de révélation choc, un enfant (oui, à 11 ans, on est un enfant, c'est d'ailleurs pour ça qu'on est à CHERUB) n'est pas fait pour encaisser ça. C'était bien la première fois depuis longtemps que Soan se souciait d'épargner quelqu'un psychologiquement... Mais voilà, il se mit à réfléchir sur le bien-fondé de ses confidences nocturnes. C'était quand même plus sympa pour eux deux quand ils parlaient éruption volcanique souterraine non ? Malgré tout, la réponse de Sirkis le rassura assez vite. Visiblement, il avait la maturité nécessaire pour comprendre ces choses et pour prendre de la distance avec. Bon, même s'il ne les comprenait pas vraiment - c'est clair qu'il était plutôt à côté de la plaque - il réagissait bien. Soan pouvait donc continuer. *mais il serait peut-être bon de se prémunir d'un gilet pare-balles, voire d'un sweet doublé en nanotubes de carbone*

A l'évidence, Antoine faisait son possible pour trouver les mots justes et faire preuve de tact. Il se prenait la tête pour pas grand-chose. Finalement, cette histoire ne le concernait pas vraiment. Soan s'ouvrait à lui pour faire correctement son boulot, mais le petit n'avait pas à s'impliquer là-dedans. Parce-que c'était un vrai merdier à l'intérieur, depuis que le noir avait ouvert la bouche pour de bon. So' était un mélange bouillonnant de sentiments totalement contradictoires. Evidemment il ne pouvait pas parler de ces choses-là sans rien ressentir, mais les événements étaient suffisamment lointains pour qu'il puisse en parler avec une voix ferme et assurée. Non, Soan n'avait pas la voix qui tremblait, elle était plutôt rauque et basse - oui c'était la nuit, des gens dormaient à côté ! - mais l'impassibilité totale de son visage montrait bien que ce qu'il racontait ne le laissait pas indifférent. Un vrai mec ne montre pas ses sentiments devant qui que ce soit, même quand ils semblent évidents pour n'importe qui le connaissant un minimum. So' maîtrisait cet art à la perfection, et il pouvait l'appliquer en toute sincérité. Malgré tout, plus une personne paraît insensible et détachée, mieux on devine que la situation le touche profondément. Et pourtant - c'est là que l'état d'esprit du noir est contradictoire - la conversation était beaucoup moins douloureuse à Soan que ce qu'il avait imaginé. Ces événements passés le hantaient tellement en lui-même que finalement, il n'était pas si dur de les partager. Au contraire, ça leur enlevait une partie de leur horreur, comme si le tragique de la chose était démystifié et adouci par sa transmission. Comme si le voile noir et effrayant qui hantait ces souvenirs était soulevé et rendait la réalité plus réelle, plus acceptable et moins satanique. Cela dit, le jeune homme n'était pas près d'oublier ce visage et ce rictus mauvais qui était bien, quoi qu'il en dise ou qu'il puisse s'efforcer de penser, celui du diable...

Là, Soan devait avoir l'air bien effrayant. Mais on va adoucir un peu l'ambiance. C'était vraiment ce qu'Antoine venait de dire qui était mignon. Une petite bouche pure et innocente qui recommande de faire son deuil et de continuer d'avancer pour aller plus loin dans la vie... c'était beau, une vraie tragédie romantique. Une fois de plus, So' allait encore casser ça, pas vraiment volontairement d'ailleurs, plutôt dans le but de rétablir la vérité, pour ne pas laisser Antoine s'enfoncer dans un mythe. A croire que le noir était fait pour briser les rêves des enfants... C'est peut-être ça finalement le destin d'un enfant brisé ? Semer ce qu'il a lui-même récolté autrefois...

" - T'es vraiment mignon mon p'tit Antoine, mais c'est pas exactement la mort de mon frère qui me "détruit mentalement à petit feu". Très belle expression au passage, j'ai l'air si détruit que ça ? "

Soan se mit à rire légèrement, question de rendre l'ambiance un peu moins lourde. Lui-même n'avait pas l'impression de se détruire. Ou alors il n'en avait pas conscience, il n'en savait rien. Mais ça lui foutait vraiment un coup de l'entendre dit comme ça. C'était aussi pour ça qu'il avait répondu par l'humour, pour essayer de dissimuler son malaise. C'était la première fois que quelqu'un le confrontait aussi directement à l'état d'esprit qui l'habitait. La dernière fois que quelqu'un avait essayé, le jeune homme avait saccagé son bureau avec rage... le p'tit Antoine a tout intérêt faire attention à ce qu'il dit !

Non sérieusement, c'était peut-être la phrase qui l'avait le plus ébranlé de la nuit. Il ne se détruisait pas. Il l'avait été par le passé, par cemonstre, par les faits qui le désignaient clairement coupable. Il avait toujours vu sa déchéance intérieure comme une conséquence indépendante de sa volonté. Et son coéquipier était en train de dire qu'il n'appartenait qu'à lui d'avancer comme ça ? Que c'était dur, mais qu'il fallait y aller au courage ? En fait, il disait que jusqu'ici il s'était comporté comme une lopette, une pauvre victime passive ? Mais quel petit con ce coéquipier ! Au contraire, Soan se battait chaque jour - surtout chaque nuit - depuis tout ce temps pour, justement, essayer d'avancer - du moins de ne pas reculer - et garder la tête hors de l'eau. Et après, le gamin avait le culot de dire que en hommage à son frèreil se devait d'être heureux ? Et faire comme si ce putain de paquet de bonbons n'avait pas été là ?! A cet instant, le noir était prêt à lui sauter à la gorge, à ce minable qui n'avait rien compris. Et puis, il se souvint que le gamin essayait juste d'être mignon. Que ses intentions à la base étaient les meilleures du monde. Alors, Soan, les poings serrés, s'efforça de fermer les yeux et de respirer à fond, calmement, comme lors de la préparation d'une représentation théâtrale. De se vider l'esprit - surtout de vider sa tête de toute envie meurtrière ou autres choses pires encore sur un enfant.

C'est là que So' était très, très heureux d'avoir autant de contrôle sur ses émotions. Pas qu'il contrôlait ce qu'il se passait à l'intérieur, mais il était parfaitement capable de maîtriser ce qu'il montrait aux autres. En cet instant, cette tendance à tout intérioriser était une aubaine pour les deux garçons. Pour Antoine, ça semble évident, il vient d'éviter la dérouillée de sa vie... Et Soan n'aurait jamais pu se pardonner d'être parti en live avec son coéquipier, gamin qu'il commençait à apprécier réellement d'ailleurs. Enfin, le Vésuve avait pu être refroidi avant explosion, Soan pouvait donc prendre la parole posément, comme au début de la conversation.

" - Non, c'est pas la mort de mon frère qui m'a rendu comme ça. C'est la dette que j'ai envers lui et que je n'ai jamais pu honorer de son vivant. Beaucoup trop de résidents du campus ont perdu des frères ou des soeurs avant d'être recrutés, j'en suis conscient. Chacun d'entre nous a eu a faire des deuils dont la difficulté dépasse l'entendement. Je ne suis pas si différent des autres, j'ai enterré mon frère et comme tout le monde je vis avec. Je ne suis pas le seul d'ailleurs à avoir perdu un frère en opération : Gaëtan a vécu ça aussi de son temps. Je ne pense pas avoir eu plus de difficultés que lui à faire le deuil. On sait tous qu'on prend des risques en opération, celle-ci était classée risque élevé, en l'acceptant mon frère était conscient du danger et comme chacun d'entre nous, il a envisagé cette issue. Ce que je ne peux pas accepter c'est la façon dont c'est arrivé. Il n'a pas été tué par les 'risques de l'opération'. C'est ce passé qui nous a rattrapés. Je ne pourrai jamais vivre avec, pour ma part ça signifierait un pardon absolu, comme un oubli, et ce serait une trahison pour Nico. C'est moi qui ai ramené ce passé sur lui et c'est ce qui l'a tué. Être heureux malgré tout, ça serait comme lui dire dans les yeux qu'il est mort par hasard. C'est pas comme ça que j'ai envie de lui rendre hommage. "

La vérité avait été rétablie. Soan espérait que son coéquipier allait comprendre cette fois, car les choses étaient différentes à présent. Ce n'était plus la conversation calme et posée, il avait de plus en plus de mal à paraître aussi détaché. Toutes ces explications le bouleversaient bien plus qu'au début. Il ne serait peut-être pas en mesure de se retenir si le garçon faisait une nouvelle maladresse... Le problème c'est qu'Antoine ne pouvait pas comprendre ce que So' avait voulu lui expliquer, car il n'avait qu'une vague description des choses, il n'avait presque aucune carte en main pour saisir le sens de ses paroles. Alors que Soan était certain d'avoir été parfaitement clair, il n'imaginait pas une seconde qu'Antoine ne pouvait deviner ni le visage du monstre, ni le paquet de bonbons aux couleurs criardes qui hantaient ses nuits...


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 22:51

Antoine Sirkis

Je ne compris rien à ce qu’il dit… Sa tirade était assez longue, et légèrement menaçante, comme si j’avais été trop loin. Avais-je pour autant peur. Naturellement, j’aurais du, mais c’est ma curiosité qui m’avait emmenée à cette situation, je me devais d’assumer maintenant. Et tant pis si il venait me trucider, ce n’est pas ça qui importait de toute façon. La violence physique, celle-là en tout cas, d’autres sont beaucoup plus horribles, n’était finalement que passagères.

Je voyais d’ailleurs que mes paroles avaient un effet. Sa voix avait beau être calme et posée, dans le style du je-m’en-foutiste, le sens de ce qu’il disait était complètement contradictoire. Il récitait un truc terrible avec une voie de robot. Comme à son habitude, il jouait la comédie. Il ne la jouait que trop bien d’ailleurs, ça devenait énervant. N’est-ce pas d’ailleurs pour ça que j’avais pris mon courage à deux mains à la base pour le lui faire remarquer. Le pire c’est qu’il continuait. Sur un truc terrible en plus ! Autant, le reste de nos conversations avant étaient vides d’intérêt, alors peu importe qu’il ne mette aucune émotion dans sa voix. C’était son problème après tout. Mais là ?
Et puis, il avait beau dire qu’il voulait rendre hommage à son frère, mais est-ce que c’était une bonne manière de rendre hommage à son frère d’une façon « j’en ai rien à foutre ». Perso, je ne trouvais pas.

Alors bien sur, je ne connaissais pas l’histoire, les détails. Je me demande même si je voulais vraiment les connaître, et donc je sais que je pouvais pas le juger là-dessus. D’ailleurs pourquoi prendre la peine de le juger ? Juger un comédien qui joue une autre personne à quoi bon ?

Je voulais pas qu’il soit heureux, finalement. A quoi bon être heureux dans ce monde de merde ? Je voulais juste qu’il ressente. Et peut-être oui, qu’il finisse par se mentir à lui-même, d’essayer de ce convaincre que la vie en vaut la peine, même si au fin fond de nous-même on sait que c’est pas vrai… C’est ça un gosse non ? Un gosse il voit encore le monde en rose ? Il s’émerveille de tout. Il se ment à lui-même. D’ailleurs, il n’arrête pas de mentir le petit enfant.
Oui, je sais, on pourra me dire que c’est pas bien, qu’il faut voir la réalité en face, et blablabla. Mais qu’est ce qui est bien dans ce monde de toute façon ?

Moi aussi, j’ai pas vécu des trucs chouettes dans ma vie, j’ai pas eu une enfance heureuse, je crois. Finalement, je n’ai raconté cet épisode à personne. Mais j’essaye de continuer à vivre…

Je pourrais avoir la réponse facile de dire que ça ne me concerne pas. Bah maintenant qu’il m’en avait parlé, malheureusement un peu. Ce n’était que me rappeler les horreurs qui nous attendaient en mission. Jusque-là d’ailleurs on avait été épargnés, un peu trop même, l’enquête n’avançait pas d’un cheveu.

J’avais du mal à contrôler mes nerfs, aussi bien que So’ en tout cas. Ici, en plus, je n’avais rien à me cacher, ni à cacher aux autres.

-« Bordel, So’, je comprends plus rien à ce que tu dis. De toute façon, cette discussion sert à rien parce que tu joues la comédie. Ce que tu dis est sans doute vrai, même si j’ai pas tous les éléments pour comprendre, sans doute que je suis « trop petit pour comprendre »- c’est bien là une réponse minable qu’ont souvent les adultes- mais je trouves que ce n’est pas un bel hommage non plus que tu rends à ton frère en jouant le comédie, et en feignant que ça ne te touche absolument pas. Et donc on revient toujours au même problème…. »

Je rajoutai à basse voix et en russe pour qu’il ne comprenne pas, tout en me recouchant :

-« Tout ça à partir d’une branlette… »

Et si il voulait venir me trucider, il n'avait qu'à venir le faire....


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 22:52

Soan Knight

A la fin de ses explications, Soan était complètement vidé. Comme s’il venait de courir le marathon le plus pénible de toute sa vie. Il se laissa tomber sur son lit, allongé sur les couvertures, la respiration légèrement saccadée, les membres tremblant un peu. S’il avait très bien su gérer le début de la conversation, la fin de sa tirade avait été beaucoup plus éprouvante. Il n’aurait jamais pu imaginer ressentir autant de choses contradictoires en même temps, juste en ouvrant la bouche. Il avait envie de hurler, de pleurer et de tout casser en même temps. Comme s’il en voulait encore à la terre entière, alors que lui seul était coupable. Comme s’il avait envie de faire mal au monde, pour finalement se punir lui-même. Il avait envie de se couper en tranches pour ne plus faire face à ce qu’il venait de dire et qui faisait beaucoup trop mal : il avait pourri la vie de son frère, il lui avait volé son enfance, pour finalement le tuer. Il avait détruit de lui-même la personne qui avait le plus compté dans sa vie. Il avait réussi à vivre avec jusqu’à maintenant, mais avouer sa culpabilité à voix haute était pire que tout. Il commençait à perdre les pédales en beauté. Son légendaire contrôle de lui-même fondait comme neige au soleil. Il n’avait même pas conscience que quelques gouttes de rosées commençaient à perler dans le coin de ses yeux. Comme si le volcan s’était mis en éruption, mais heureusement pour Antoine, c’était un volcan effusif et pas explosif…

Et puis Antoine ouvrit la bouche, et Soan perdit la raison une bonne fois pour toute. Il se mit à rire doucement à la manière d’un dément, ce genre de rire qu’on ne contrôle pas, le rire mêlé à des larmes qui ne sont manifestement pas de joie. Le genre de rire qui fait flipper dans les films d’horreur, celui des fous à lier. Il était encore un peu contenu, question volume en tout cas, ça n’allait pas réveiller les voisins, il restait bas. So’ n’avait de toute façon plus les forces nécessaires pour partir dans un rire nerveux tonitruant. Et pourquoi il riait ? Parce-qu’Antoine lui faisait un éloge qu’il ne pensait pas mériter. Il feignait que ça ne le touchait pas ? Il jouait la comédie ? Depuis le début, il n’en avait pas conscience. Il n’avait pas pour habitude de montrer ses émotions, et son « indifférence » de départ n’était même pas contrôlée. Par la suite, il avait complètement perdu les pédales, et là en ce moment, à moitié mort sur son lit, étalé en étoile sur la couette, il n’avait pas vraiment l’impression de jouer la comédie. Mais il riait, parce-que ça lui faisait plaisir d’être vu comme un comédien meilleur qu’il ne l’était en réalité. Antoine lui attribuait un talent qu’il n’avait pas, c’était plutôt flatteur. Il riait aussi face aux révélations du gamin. Il le mettait face à ce qu’il n’avait jamais vu avant : en prenant sur lui, c’était un fuck qu’il adressait à son frangin. So’ n’avait jamais vu les choses de cette façon, et maintenant qu’on lui balançait à la figure, c’était une preuve supplémentaire qu’il aura persécuté son frère jusqu’au bout, même après la mort. Il riait pour s’expier, parce-qu’il prenait l’entière mesure du monstre qu’il était, et c’est connu, cette douleur-là, elle est tellement profonde qu’elle en est drôle et entraîne un pur fou rire.

So’, entièrement enfermé dans son délire total – c’est même pire qu’une défonce – ne se rendit pas compte que son coéquipier était franchement de mauvais poil. Il avait entendu ses paroles, mais pas le ton ni l’esprit sur lesquels elles avaient été prononcées. C’est là que le petit se mit à parler de branlette en russe. Pile ce qu’il fallait à Soan pour le faire bander au milieu de ce délire. Exactement de quoi l’enfoncer dans un état d’esprit encore plus fou que celui dans lequel il était déjà. Il se rassit sur son lit, un sourire extra large flottant sur son visage - sourire totalement flippant sois-dit en passant – et répondit en russe également, d’une voix qui déraillait et avait quelques sursauts suraigus.

« - C’est ça qui te chiffonne ? La branlette ? Il fallait le dire tout de suite… Je vais te montrer ce que c’est qu’une vraie branlette. »

Le noir se mit alors debout et d’un pas chancelant, il s’approcha du lit d’Antoine. Il s’assit à côté de lui, avec le même sourire flippant sur le visage et les joues inondées. Ce n’était ni Soan, ni Soan-fantôme, c’était un Soan fou qui ne s’appartenait plus, un Soan dont la conscience venait d’être noyée dans un océan de calvados pour en sortir dégoulinante et totalement aliénée. Il baissa le caleçon de son coéquipier en saisissant un kleenex propre sur la table de chevet du gamin.

« - Déjà, tu prends toujours un papier dans ton autre main, question d’hygiène. Parce-que c’est pas terrible d’en avoir plein les mains après, et dans le lit tu es directement grillé par la personne qui lavera tes draps. Ensuite… »

Soan descendit ses deux mains vers le sexe de son coéquipier, prêt à lui faire la meilleure masturbation de sa vie. Comme tout, c’est un art qui s’apprend, et plus vite on le maîtrise plus on vit heureux ! Je vous le dit, Soan avait perdu tout sens commun. Il était lui-même en train de bander violemment sans même s'en rendre compte, avec le sourire d'un masque de Regan sous la pluie un jour d'orage. Tous ses neurones avaient définitivement disjoncté.


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 22:53

Antoine Sirkis

Je m’étais recouché, et déjà, j’entendais un rire. Difficile à définir de quel rire il s’agissait. Il était bas et semblait être contrôlé, du moins en volume sonore. De toute façon, je ne me souciais plus de rien, je voulais me rendormir. Et remettre à demain une confrontation avec mon partenaire de mission. C’était lâche de ma part, je sais, mais il ne m’aidait en rien.
De toute façon, il était probable qu’il redevienne comme avant, morne, sans vie, comme une coquille vide et sans âme. Un être triste qui continue à vivre, mais en restant sur place dans la vie.
Mais je comprenais un peu mieux maintenant la raison de cet état-là.

Eh bien, je me plantais complètement. Son rire se révélait être un rire démoniaque, comme celui des méchants dans les films d’Hollywood. C’était flippant. Mais tant qu’il restait dans son lit ça allait. Moi, je restais couché, le dos tourné à Noir.

J’entendis du mouvement derrière moi, il s’était levé.
Je fermai les yeux, par peur de subir une correction par So’ et quelques secondes passèrent pour me faire comprendre qu’il ne comptait pas se précipiter sur moi, enfin pas pour me trucider du moins.

Il s’assit à côté de moi. Là, j’avais peur. Je me retournai et je vis son visage, plein de larmes, mais avec un regard démentiel, et une bouche en forme de rictus. Je ne savais pas comment réagir. Alors, je me laissai momentanément faire, en voyant ce qui allait se passer.

Et il se mit à parler en russe…Ok, donc il avait compris ce que j’avais dit. Parlait-il aussi français, ou est-ce que j’avais quand même une langue étrangère pour pouvoir grommeler en paix sans être entendu ?
Je n’eu pas le temps de comprendre ce qu’il me dit. Sa voix était trop spéciale à ce moment-là, mais il abaissa mon caleçon.

-« Mais… Qu’est-ce que tu fais, ça va pas ? »

Il prit un mouchoir. J’étais mal à l’aise. J’étais à poil face à mon coéquipier, ce n’était pas vraiment une situation normale.
-« Allez, So’, t’es devenu dingue, retourne te coucher, j’ai envie de doooo…. »

Ma phrase resta en suspens lorsqu’il saisit ma bite. Peut-être à cause de sa folie, sa main était chaude, et elle transmit une chaleur à travers mon corps que j’aurais du mal à décrire. C’était comme une décharge électrique, la douleur en moins, le plaisir en plus. C’était un peu ce que j’avais vécu quelques minutes plus tôt.

Mais le fait que ce soit quelqu’un d’autre qui me touche, changeait tout, et cette sensation en ressortait dix fois plus grande.

Je jetai un coup d’œil vers Soan. Une bosse s’était formée au niveau de son caleçon. Il semblait éprouver du plaisir dans cette situation. Sa bite semblait assez grande vu comme ça. Ce n’était pas juste que moi je sois à poil et pas lui alors…

-« Mais sors donc là tienne, elle ne semble demander que ça… »

Mon membre était tout dur, tout raide. Et je pouvais le voir maintenant. Soan le serrait assez fort à la base. De ce fait, les veines qui alimentaient en sang mon pénis- liquide si précieux pour l’érection, c’est peut-être pour ça qu’il provoque la fascination chez certains, mais pas chez moi en tout – étaient gonflées et saillantes parce que le sang avait un peu plus de mal à passer.
Les premiers poils avaient commencés à pousser à la base, c’était d’ailleurs assez récent comme fait, mais cela marquait le début de la puberté. Et s’il faut parler de la longueur - puisqu’aux yeux de certains, c’était si important, j’aurais dit, sans pouvoir la mesurer bien sûr, qu’elle faisait à peu près 14 cm quand elle bandait. Mais bien sûr, elle devait encore grandir durant les années à venir.

Je pris le mouchoir que So’ m’avait demandé de conserver dans ma main, au cas ou, et j’attendis la suite avec impatience. J’étais maintenant sous l’emprise du règne du plaisir. Je ne pouvais plus rien contre Soan. Et quelque chose me disait que je pourrais encore moins réagir au fur et à mesure de la masturbation. Voir plus, qui sait ?


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 22:55

Soan Knight

Antoine n'opposa aucune résistance. De toute façon Soan s'en foutait un peu, il n'était pas franchement attentif à la réaction de son coéquipier, enfin en tout cas pas à une réaction se trouvant plus haut que la ceinture. Dans son état d'esprit actuel, il y avait un peu tout et rien qui s'entrechoquait pour créer une cacophonie mortelle. Mais il se rendit compte que le gamin, tout comme lui, rendait les armes face au règne du plaisir. Il n'entendit pas vraiment ce qu'il disait, jusqu'à ce qu'il arrête de se tortiller de cette manière si adorable pour un enfant, et le laisse manier son engin comme il le souhaitait - comme ils le souhaitaient tous les deux, car So' lui avait promis un feu d'artifice et il n'était pas du genre à lancer des paroles en l'air. Le petit baissait les yeux sur sa bite, comme émerveillé. Elle était pourtant minuscule, même si elle était tendue à bloc, mais Sirkis ne l'avait probablement jamais vue aussi grande. Soan trouva cette réaction purement adorable, l'innocence du gamin face à la découverte naïve du plaisir brut calmait son esprit et lui fit recouvrer contenance, en partie. Il avait cessé de rire comme un dément, entièrement concentré sur le don du plaisir, et sur le sien aussi. Car la dernière phrase d'Antoine était comme du pain béni - il n'attendait que ça en fait, mais comme il était occupé, il n'y avait pas vraiment pensé jusqu'alors. De sa main libre, il descendit son pyjama et son caleçon d'un coup de main expert, découvrant son principal atout qui fendit l'air à sa libération, telle l'épée de Zoro qui vient rendre justice. L'engin en question était tendu, dur et épais, pointant un peu en l'air comme le drapeau des Etats-Unis sur la Lune. Sa longueur actuelle correspondait à peu près au double de celle de son acolyte, rendant la situation assez comique. Sauf que ni l'un ni l'autre n'avait envie d'en rire, au contraire, Soan était totalement attendri par cette nette différence. Il reprit son art, et ses explications, d'une voix mieux contrôlée, douce, presque suave.

" - Suis bien le mouvement, c'est ça le secret... "

La bite d'Antoine dans ses mains, il commença par la serrer pour y faire affluer le plus de sang possible, et ainsi décupler le ressenti - les nerfs transmettent mieux les informations lorsqu'ils sont comprimés par les vaisseaux sanguins voisins... Puis lorsque l'organe fut cuit à point, il fit glisser sa main doucement de la base vers l'extrémité, tout en continuant à serrer, simulant ainsi la pénétration, dans son aspect le plus laborieux. Il effectua ce mouvement lentement, pour que Sirkis ait le temps de savourer, puis renouvela l'opération plusieurs fois, effectuant ainsi un habile mouvement de va et vient jusqu'à se retrouver au bout du prépuce. Les 14 cm étant ainsi rapidement couverts, il recommença plusieurs fois l'expérience, en mettant le kleenex au bout, histoire de se préparer au feu d'artifice final qui n'allait certainement pas tarder - à cet âge, la capacité à se retenir est assez limitée.

Pendant ce temps, l'engin de Soan s'était un peu ramolli sous la concentration. Il restait légèrement tendu et droit, mais le liquide reculait doucement. Cependant, ce n'était que passager et il faudrait un rien de la part d'Antoine pour raviver la flamme olympique (d'actualité en plus !)
Le sourire sur ses lèvres était toujours présent mais un peu moins flippant qu'avant. Il faisait un peu plus humain, même s'il n'avait pas retrouvé son esprit dans son intégralité. Il était comme totalement vide, tout ce qui s'entrechoquait disparaissait au fur et à mesure pour laisser un grand trou en plein milieu. Pas le genre de trou dans lequel on plonge, mais le genre de ceux qui restent là où ils sont, qu’on n’essaie même pas de contourner. D'ailleurs ça tombait bien parce-que So' n'avait envie de penser à rien du tout, rien de plus que ce qu'il était en train de faire. C'était ça le miracle du sexe, il vous vide totalement l'esprit, et accapare à peu près toutes les capacités mentales de la personne. Soan s'y était détourné volontairement pendant trop longtemps, ce qui l'avait empêché d'être en paix avec lui-même ne serait-ce que quelques minutes. Grâce à son jeune ami, il retrouvait ces plaisirs et surtout, il se libérait des chaînes qu'il ne parvenait plus à quitter. Elles reviendraient avec d'autant plus de force lorsqu'ils auraient terminé, mais en attendant, Soan ne pensait à rien, il était juste libre et ignorant, concentré sur la seule chose importante, le plaisir, et la vision de ce petit garçon tellement naïf, innocent... Secrètement il n'espérait qu'une chose, pouvoir faire de son offre un partage, et recevoir le même traitement à son tour. Peut-être avant le feu d'artifice final du gamin, peut-être après ou en même temps, peu lui importait. Le moment lui semblait tellement propice aux feux de joie... Le château se relevait petit à petit, et n'allait pas tarder à devenir plus dur que jamais. A la projection mentale ne manquait plus que le toucher...



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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 23:00

Antoine Sirkis

Habillement, il la sortit. Je ne m’étais pas trompé d’ailleurs, parce qu’elle était vraiment énorme, une trentaine de centimètres presque. La mienne paraissait minuscule à côté de ce monstre de plaisir. Et pourtant, j’ai eu plusieurs fois l’occasion d’en observer dans les vestiaires et généralement, la mienne faisait le double des autres agents de mon âge. Mais elle allait encore grandir, et peut-être un jour atteindre la longueur quasi vertigineuse de Soan, voir la dépasser.
Mais la vision de son engin, énorme et bien raide, m’excita d’avantage encore. Et ça, combiné à l’expertise du mouvement du t-shirt noir fit que je ne pourrais tenir très longtemps. Chaque mouvement de va et viens m’envoyait une ondée de chaleur, une pulsion vers le cœur de plus en plus puissante.
Ma respiration était de plus en plus forte, et je devenais fou à ne pas pouvoir exprimer mon bonheur, en criant ou je ne sais quoi, en suppliant mon co-équipier de continuer. Mais je ne pouvais pas, sous peine de réveiller les autres, qui non seulement mettraient un terme à notre aventure sexuelle, ma première, mais nous apporteraient des ennuis. Ce que nous étions occupés à faire était formellement interdit par la direction. Nous pourrions être virés.
Ca aurait du me faire peur en temps normal, mais étonnamment, ça rendait la situation encore plus jouissive.
J’aurais beaucoup aimé pouvoir lui rendre la pareille, mais je n’étais pas convaincu qu’il veuille bien. J’observais avec des yeux ronds sa bite. Pendant un moment, elle s’était un peu détendue, et puis, le sang avait reflué, la rendant plus dure et plus longue que jamais. Ce qui bien évidemment décupla mon envie de lui faire quelque chose. Mais quoi ?
Il était visiblement un spécialiste en la matière, alors que moi, je n’y connaissais rien du tout. Et puis, un souvenir me revint en pensant à ce qu’il se passait.
A l’époque, je l’avais enfui très très loin dans ma tête, pour l’oublier du mieux que je pouvais.
J’avais 5 ans, et par une nuit d’orages assez violents- chose qui me faisait très peur- je m’étais mis à pleurer. J’avais besoin d’être rassuré. Du coup, je m’étais levé pour aller chercher du réconfort chez mon père, s’il n’était pas trop saoul. Je le trouvai devant la télévision. Il était occupé à regarder un film pornographique, tout en se masturbant. La blondasse scandinave était occupé à mettre l’énorme bite de l’acteur partenaire dans sa bouche. L’homme avait crié, et joui assez vite. A l’époque, ça m’avait fait très peur, je croyais que l’homme était en train de faire violence sur sa femme, un peu comme mon père le faisait sur moi, à la différence près que nous étions habillés. Voilà pourquoi je n’avais pas très bien compris. Si à l’époque j’étais retourné dans ma chambre en pleurant de plus belle, aujourd’hui, la scène représentée au petit écran prenait tout son sens. Je pourrais faire pareil à Soan…
Cette seule pensée suffit pour m’achever, envoyant le liquide magique loin, au-dessus du mouchoir de Soan. Je l’avais bien senti naviguer à travers mon sexe, avant de sortit violement au dehors, en mettant un peu sur moi, un peu sur mon partenaire, un peu partout en fait.
Il aurait fallu nettoyer, mais c’est bien la dernière chose qui me traverserait l’esprit à ce moment-là. Le plaisir était immense, So’ avait vraiment fait un boulot de dingue. Je fermai les yeux pour savourer ce moment intense, avant de me lever, et de m’agenouiller devant l’autre garçon. J’étais à peu près au niveau de son sexe maintenant. Je le saisis de mes mains. Je sentais le sang couler à travers les veines, palpiter. Moi-même, cela revenait. Après une éjaculation normalement, on débande, je ne sais plus comment je savais ça, ça m’importait peu à vrai dire.
Je la parcourais des doigts d’un bout à l’autre, caressant un peu les poils à la base et me promenant jusqu’au gland. Soan se laissait faire, c’était parfait.

Puis, j’approchai ma bouche de sa bite, sorti ma langue et me mit à la lécher, légèrement d’abord, de nouveau d’un bout à l’autre, puis une fois arrivé à l’extrémité, après un aller qui m’avait semblé interminable (et c’était tant mieux), j’ouvris grand la bouche. Je fis pénétrer son sexe jusqu’à la gorge. Elle était vraiment très grosse, tellement même que j’avais du mal à la faire passer parfois, je devais un peu la mordre pour qu’elle passe.
Je levai les yeux vers So’ pour voir sa réaction. J'espérais que ce ne soit qu'un début...


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 23:03

Soan Knight

Soan était parti loin, très très loin, comme si pour une fois, il ne s'était pas enterré profondément mais plutôt envolé... vers des contrées bien plus belles que celles qu'il explorait d'ordinaire. Il était présent et parti, son esprit était là et ailleurs, il était surtout vide ici, ou rempli de choses totalement déraisonnables. C'était le règne du plaisir pur et simple qui le guidait, il ne pensait plus, ses convictions et son sens moral s'étaient envolés, comme catapultés dans les nuages pendant que lui atteignait le soleil, le paradis. Pas une seule fois des pensées raisonnées ne lui parvinrent. Il ne songea pas un instant que ses présents actes étaient prohibés par le système Chérubin autant que par la morale en général. Il ne voyait que cet enfant, dans la fleur de la jeunesse, cette jeunesse qu'il n'avait jamais eu... il la voyait là, l'innocence pure, et c'était ça qui faisait durcir sa bite, de plus en plus. So' était presque un homme à présent, il avait déjà l'âge de conduire en dehors du campus, il avait atteint sa forme physique adulte. C'était d'ailleurs presque un soulagement pour lui, qui n'avait jamais pu se sentir enfant, qui s'était toujours senti sali dès son plus jeune âge. La confrontation directe de cette innocence, de cette propreté sans tâche l'excitait plus que tout. Aucune pensée ni réflexion ne pouvait lui barrer la route, à lui, ses mains, sa bite, son plaisir. Il voyait le garçon cogiter et trouvait ça adorable, surtout qu'il semblait avoir trouvé l'idée du siècle puisque le feu d'artifice fut de toute beauté. La fusée de lancement étant particulièrement performante, les feux étaient partis si loin, si nombreux qu'ils avaient tout ébloui à leur passage, le liquide luisant à la faible lumière de la chambre. Les alentours étaient trempés de cette précieuse semence, et, ironie du sort, seul le sopalin que So' tenait dans son autre main était intact. Quelle puissance de tir pour un enfant si jeune ! Soan en était totalement ébloui, il lâcha le sopalin devenu inutile et ne tentait plus de retenir sa respiration qui s'était faite rauque et saccadée. Le petit Sirkis, jamais plus il ne le verrait de la même façon. Ce gamin était un mythe pour lui, une légende venue d'ailleurs, un engin sublimement puissant subtilement caché dans un corps reflétant la puérilité de la jeunesse. Et ce corps si impressionnant, si disproportionné par endroits vu son âge, eut la bonne inspiration au bon moment. Il se mit à genoux et de ce fait, offrit son orifice supérieur (=la bouche...) à la formidable bite de So'. Pour la première fois, le noir n'était plus une chose, un jouet, un pantin. Pour la première fois il occupait la place du roi, en hauteur, la position dominante, celle du contrôle absolu. Lorsque la langue d'Antoine entra en contact avec l'engin de So', ce dernier ressentit comme une puissante décharge électrique le long de sa bite, ce qui faillit lui faire abandonner toute résistance. Mais au prix d'un effort surhumain, il parvint à retenir le précieux liquide en lui, par respect pour cet enfant si jeune et si puissant, si innocent... et surtout, à cause du souvenir amer du goût de ce liquide épais. Cependant, il ne put s'empêcher de glisser sa main droite (celle qui était déjà arrosée du liquide du gamin) derrière la tête de l'enfant, enfouissant ses doigts gluants dans ses cheveux pour lui maintenir la bouche à la position idéale et ainsi l'aider un peu. Il sentait bien que le geste du garçon était maladroit, mal assuré, qu'il peinait à cause de la taille exorbitante de l'engin. Mais c'était le dépassement de la difficulté qui rendait son geste plus adorable encore, plus puissant. Ses petits dents pointues en contact avec sa bite tendue à bloc étaient comme des pinces métalliques conductrices qui l'enflammaient de l'intérieur et faisait affluer le liquide jusqu'à l'extrême limite de la propriété masculine. Soan continuait à tenir l'arrière du crâne de l'enfant, comme un massage capillaire particulièrement charnel, passionnel. Finalement, la bouche du garçon s'écarta et c'est ce moment que Soan choisit pour enfin se libérer de cette extrême pression. Son liquide magique fut expulsé à presque un mètre et atterrit sur la moquette, remplaçant ainsi la descente de lit. La flaque magistrale ferait office de tapis... Ainsi se termina la plus belle pipe de la vie de So'.

Le jeune homme aida Antoine à se relever, arborant l'expression la plus joyeuse de toute sa vie. Tout son visage exprimait le plaisir le plus intense, ce bonheur était si inhabituel que le noir devenait presque méconnaissable physiquement. Il continua de faire traîner ses doigts sur le formidable engin de Sirkis, assez petit mais tellement puissant, comme le nouveau Skip. Il ne demandait qu'à dévorer ce morceau de chair magique mais il avait retrouvé un centième de sa conscience, qui lui disait de ne pas choquer un enfant aussi jeune... Son regard enflammé croisa celui de Sirkis, comme une interrogation du regard : par où veux-tu aller à présent ? M'autorises-tu à déguster ce mets à mon tour ? Soan ne demandait que ça, il était très sensible aux notions de partages et il avait toujours accordé beaucoup d'importance au don autant qu'à la réception. Il s'était d'ailleurs fait avoir plus d'une fois dans ce sens, prenant pour un partage ce qui n'en était pas vraiment un. Mais c'est ça l'esprit d'un enfant, simple et peu exigeant. La lucidité ne vient qu'après, lorsqu'on se rend compte de ses actes. Pour Soan, la prise de conscience concernant cette soirée n'était pas encore arrivée, peut-être allait elle bientôt venir, en tout cas il s'en approchait doucement. Maintenant que la semence était lâchée, il commençait en effet à recouvrer ses esprits, même si les abîmes de sa conscience restaient bien brumeux, encore anesthésiés par le plaisir connu. Son énorme bite était retombée mais cet espèce de vide dans son esprit était toujours présent, ce qui l'empêchait de trop réfléchir. Il se contentait de promener son regard sur toutes les parties du corps du gamin, de haut en bas - surtout au milieu en fait - en imaginant malgré lui toutes les choses merveilleuses qu'il pourrait faire avec un petit corps si puissant. Il y avait tant à faire avec cette bite si mignonne mais impressionnante pour son âge... il y aurait aussi beaucoup à faire avec le reste, le dessous, le dessus et le derrière. Toutes ces pensées vagabondaient librement dans son esprit vide de toute autre chose, comme un deltaplane en déroute. Le château d'eau se relevait doucement, chose assez improbable vu le plaisir intense pris quelques minutes auparavant. Mais les multiples possibilités qui s'offraient à So' lui faisaient presque tourner la tête, comme un plaisir trop intense pour un seul homme. Les idées se matérialisaient les unes derrière les autres sans qu'il ne les appelle, c'était un défilé ininterrompu, comme une machine qui s'emballe mais que l'on arrête jamais. En attendant, le corps du noir restait figé, son index s'était arrêté au bout du prépuce d'Antoine, comme si en laissant son esprit vagabonder ainsi, il avait bloqué le reste de son corps. Le sang qui coulait encore dans ses veines n'étaient plus destinées qu'à un seul organe, voire deux si l'on considère le cerveau. Le moment était unique et les possibilités de plaisir tellement vastes... Soan la statue avait les yeux dans le vide à présent, ils avaient cessé de se promener sur le corps du petit, les images étaient gravées dans l'esprit et ça suffisait pour imaginer absolument tout. Submergé d'images, le noir ne pouvait plus faire grand-chose, il faudrait que quelqu'un le réveille, et alors qui sait si ses images se réaliseront ou pas...


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 23:11

Antoine Sirkis

Soan dirigeait sa main vers ma tête. Je crus d’abord que ce serait pour repousser ma bouche de l’objet si envoûtant. Ainsi, je marquai une pause dans mon aller-retour, pour voir ce qu’il allait faire et pour que l’éventuel arrachage ne soit pas trop violent et bloque ma mâchoire.

Je me trompais.

Il déposa sa main dans mes cheveux, me les couvrant ainsi du liquide blanchâtre, et m’imposa doucement une cadence. Cela n’avait rien de violent comme dans les films, c’était plutôt un geste serviable, une aide précieuse bienvenue dans ce moment de complicité. Parce que c’était avant tout un partage, ici. Il m’offrait le confort de l’expérience, moi je lui offrais la jeunesse et l’innocence en échange. Son geste demeurait affectif, comme en témoignaient les caresses douces et lentes qu’il me donnait. D’ailleurs, rien n’était rapide dans ce que nous effectuions, ce qui rajoutait de la splendeur à la scène, et même du plaisir. On en oubliait la différence d’âge entre nous deux.

Je sentais les veines palpiter contre mes dents, furieuses que je ne leur laisse pas le passage libre. L’organe était tendu à bloc, encore plus dur, plus gros et plus long que lorsque je l’avais fait pénétrer tant bien que mal dans ma bouche. Cela atteignait presque sans peine ma gorge et ma mâchoire commençait à crier à l’effroi. Même si cela me procurait une voie toute découverte vers le septième ciel, cela gênait ma respiration, forcément plus forte et plus puissante sous l’excitation. Elle constituait d’ailleurs le seul bruit que l’on pouvait entendre. Je préférais faire jouer ma langue dessus mais de côté. Aussi, je me retirai, pris ma respiration un bon coup, prêt à repartir à l’attaque, et…

Et le jet partit. Loin, très loin derrière moi, tout en me frôlant la joue. Soan lâcha un soupir rauque de soulagement, sans doute parce qu’il s’était retenu. J’étais assez satisfait de mon œuvre.

Il était là, la tête baissée, légèrement recroquevillé sur lui-même, assis sur le lit, alors que moi j’étais assis par terre, le souffle coupé, inférieur au T-Shirt Noir. La position de domination de Soan ne sembla pas lui convenir parce qu’il me tendit sa main, que je pris volontiers, pour nous mettre d’égal à égal.

Sa main, bien que couverte de la semence magique, était brûlante. J’aurais eu envie de me serrer contre lui, que nous puissions nous transmettre notre chaleur corporelle propre, ainsi qu’un peu de tendresse, et je ne sais quoi d’autre. Je ne crois pas que nous pouvions qualifier cela vraiment d’amitié, à ce stade. Mais quoi alors ?

Pour une fois, ses yeux étaient bien vivants, scintillaient d’une drôle de manière. Ils étaient dirigés vers les miens. Nos regards se croisaient et semblaient lire loin dans ceux de l’autre, comme si nous étions devenus deux livres dont l’histoire se rejoint à cet instant précis.

Son regard était pénétrant, envoûtant même, si bien que, contrairement à mon habitude, je ne baissai pas les yeux face à quelqu’un qui me regarde attentivement. Soan voulait me faire passer un message. Il parcourut mon corps entièrement dévêtu, et revint parfois sur mes grands yeux. Il cherchait clairement à me dire quelque chose, mais son langage demeurait étranger au mien. Je n’arrivais pas à comprendre, si bien que ses orbites redevinrent vagues, et s’éteignaient à nouveau lentement.

Et pourtant, la pique revint, inexorablement, à chaque fois plus excitée qu’avant. Si ça continuait comme ça, elle atteindrait bientôt le plafond !

Et soudain, je compris. Son regard enveloppant et sa grosse « matraque » bien raide étaient pourtant bien clairs.
Je posai mes mains sur ses épaules pour m’aider à porter ma bouche à la hauteur de son oreille. Je lui chuchotai, tout doucement, pour ne pas briser le silence :

-« Je te livre mon corps, je te laisse entière liberté. Mais promets-moi seulement deux choses : qu’on y prenne plaisir tous les deux, et que cette histoire, jamais on ne l’oubliera, jamais personne ne nous la pardonnera… Si quelqu’un devait la découvrir. »

Puis, je plaçai mon visage en face du sien, je souris en le regardant dans les yeux, et murmurai, toujours les mains sur ses épaules pleines de sueur :

-« Tu sais faire ça ? »


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 23:12

Soan Knight

Cette nuit avait littéralement épuisé Soan. Trop d'émotions, trop de plaisir, trop de folie. Tous ces dérapages l'avaient vidé de toute énergie. La folie l'avait désormais bien abandonné, et un malaise grandissant commençait à s'insinuer dans son esprit. Mais il était tellement fatigué qu'il ne voulait plus penser, il n'en avait plus la force. Il s'efforça d'évacuer ce malaise avant qu'il ne devienne plus grand et plus violent pour lui. D'un côté il savait que ce qui rôdait dans sa tête lui tomberait dessus avec force bientôt, mais pas ce soir, pas maintenant, il n'en avait pas l'énergie. A croire que le fou qui l'avait habité quelques minutes plus tôt lui avait pompé ses dernières forces. Même les images qui s'étaient succédées dans sa tête quelques secondes auparavant avaient fini par s'évanouir dans la nature, comme si elles s'étaient endormies, épuisées elles aussi. Ainsi, le château d'eau retombait doucement avec elles, et le sentiment de malaise s'évacua à peu près en même temps. Comme si c'était un soulagement de voir ces images s'en aller, comme si cette fuite pouvait sauver ce qui restait de l'âme de So'. Comme si ces images voulaient avoir la peau de son intégrité mentale…

Soan restait interdit, il ne bougeait toujours pas de sa position statue. C’était comme une protection pour lui, comme si le fait de bouger à nouveau allait lancer le processus d’autodestruction. Tout en lui s’efforçait de ne pas penser, mais les évidences étaient trop flagrantes, et si son esprit vide ne fonctionnait plus, son inconscient ne voulait pas prendre le risque de sortir de cette immobilité rassurante. Ce fut Antoine qui brisa le silence et qui, pour atteindre l’oreille de So’, dut se redresser un peu sur le lit. Il se mit alors à lui parler à voix basse, en lui souriant sincèrement, le regardant dans les yeux. Ses premiers mots eurent l’effet d’un électrochoc pour le noir, comme si sa conscience revenait en lui à travers un éclair foudroyant. Lorsqu’il croisa les yeux doux, jeunes et innocents de son coéquipier, ce même éclair de douleur intense traversa son regard fatigué. Incapable d’ouvrir la bouche, le jeune homme se contenta d’acquiescer, le visage torturé, se forçant à esquisser un maigre sourire. S’il savait faire ça ? Oh oui, il l’avait appris dès sa tendre enfance, et personne ne savait les faire mieux que lui. Il savait qu’il avait distribué du plaisir comme personne, et sur le moment il l’avait fait avec plaisir, gentillesse et bonté, même si aujourd’hui il savait qu’il n’aurait pas dû le faire. Tout comme Antoine n’aurait pas dû faire ça quelques minutes auparavant. Et lui, s’il avait été humain, n’aurait jamais dû laisser le garçon lui faire… En prononçant ces premiers mots, « je te livre mon corps », il était définitivement devenu ce que Soan avait été en son temps. Ce n’était plus une vague ressemblance, ce n’était plus un garçon qui lui rappelait ce qu’il avait été au même âge. Il était devenu le même garçon. Et So’ ne pouvait plus rattraper ça. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était faire un ultime geste pour Antoine, pour tenter de lui rendre la pareille, et ainsi se démarquer du monstre, même si peu. C’était étrange comme le gamin ne voyait que l’aspect interdit de la chose par le règlement. Pour Soan, c’était bien la partie la moins grave de l’histoire, le règlement… Il savait que ce dernier s’appliquait surtout à suivre des valeurs morales bien plus importantes. Mais pour le gamin, le règlement de CHERUB était le système de valeurs qui surclassait tous les autres. C’est ça aussi, l’innocence de la jeunesse…

Lentement, Soan sortit de son immobilité et caressa doucement le corps nu du gamin, descendant vers la partie adéquate sans oser la toucher pour l’instant. Ses gestes avaient une retenue toute nouvelle, comme si pour la première fois de la nuit, il se rendait compte qu’il n’avait au fond pas le droit d’y toucher. Il se mit à genoux devant son coéquipier, dont la petite machine recommençait à fonctionner doucement face à la situation. Depuis combien de temps Soan ne s’était pas retrouvé dans cette position ? Aujourd’hui, le rapport de force était inversé, mais il avait l’impression de revivre la scène enregistrée sur un disque rayé qui a trop servi. Il saisit la bite d’Antoine avec fermeté et douceur, tout étonné que l’engin prenne si peu de place dans ses mains, plus grandes aujourd’hui. Il approcha la bite de sa bouche qu’il ouvrit en grand (pas si grand que ça en fait) et ferma les yeux dans une expression d’intense douleur. Il commença alors un léger mouvement de va et vient. Il sentit avec ses lèvres serrées que l’engin se durcissait et se rallongeait au fur et à mesure. Seule l’extrémité de la bite était dans sa bouche au début, et au fil de ce doux mouvement de va et vient expert, elle entrait au fur et à mesure de plus en plus loin. Ses petits mordillements firent ressortir les veines de l’organe tendu à bloc. Lorsqu’enfin, il eut absorbé l’ensemble de la bite, il fut surpris qu’elle n’aille pas plus loin dans sa gorge. Il faisait tout pour s’empêcher de faire des comparaisons, mais les images s’imposaient dans son esprit sans qu’il ne les appelle. Alors qu’il continuait le mouvement de va et vient, il fut surpris de sentir de grosses larmes rouler sur ses joues, comme s’il redoutait le moment fatidique où il devrait avaler au risque d’étouffer. Ce n’était pourtant plus lui l’enfant aujourd’hui, mais ses vieilles peurs resurgirent comme si finalement, il n’avait jamais vraiment grandi. C’était totalement idiot. C’était pourtant le minimum qu’il pouvait faire pour son coéquipier…


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 23:12

Antoine Sirkis

Soan agita doucement la tête, de haut en bas, avec un sourire…une grimace sans joie. En situation normale, j’aurais réagi différemment, mais sous le règne du plaisir, il en était tout autre…
Après être resté immobile quelques secondes, il se rapprocha de moi, debout d’abord. C’est lorsqu’il commença à me caresser que la gêne apparut. Il était proche de moi, très proche même, et en levant la tête, il paraissait si grand, trop grand peut-être. Enfin, il s’agenouilla, mais même comme ça, il atteignait quasi ma taille. Mais ça, c’était encore fourré quelque part très loin dans mon inconscient, qui n’avait pas encore obtenu un élément déclencheur suffisamment fort pour le faire sortir clairement. Le paradis sur terre- qui peut malheureusement parfois cacher un enfer encore plus vil que le vrai- m’empêchait de mettre de l’ordre dans le fil de mes pensées.
Et puis, la goutte d’eau qui fit déborder le vase coula, à flot même et à grosses gouttes, des yeux rougis de mon co-équipier. Il n’avait plus de plaisir, s’ailleurs son sexe était revenu au repos, ses yeux envoyaient un signal de détresse peinant. Je n’avais jamais vu son visage si expressif ces dernières minutes, même si ses émotions avaient changés du tout au tout, témoignant d’un esprit assez versatile. Ses mouvements étaient machinaux, sans aucune volonté.
C’en était trop pour moi. Je l’avais dit, une des closes pour que l’on continue était qu’il fallait qu’on y prenne plaisir tous les deux. Ce n’était plus le cas : ni pour lui, et finalement plus pour moi non plus. A quoi bon continuer alors ?
Je me retirai de sa bouche, trop violemment, trop brusquement peut-être. Je ne savais plus comment réagir, que dire, que faire. Je n’osai plus le regarder. Etais-je dégoûté de lui ? Non, après tout, j’avais été volontaire dans l’acte. Mais je commençais tout doucement à comprendre qu’on avait été trop loin. J’étais encore trop jeune pour vivre ça, lui était trop vieux. Nos rapports étaient inégaux.
Soan semblait rester sur place, je ne dirigeais plus mon regard vers lui, je n’osais plus. Je ne pouvais même plus ouvrir ma bouche, il le fallait pourtant. Le silence devenait trop insoutenable et pesait très lourd sur mes épaules, comme quelques minutes plus tôt, mais pour des raisons toutes autres (c’est ce que je croyais du moins).

-« Désolé Soan, nous n’aurions pas dû faire ça, je crois… »

A quoi bon servait ce que je venais de dire ? Exprimer une réalité que nous savions tous deux parfaitement ne la remmenait que trop brutalement. Oublier ? Impossible, même avant que je ne parle, mais plus que jamais depuis. Se donner comme résolution de ne plus jamais pratiquer un acte sexuel ? Ridicule, j’avais quand même pris du plaisir à ce que nous venions de réaliser, même si tout avait été gâché. Néanmoins, je me fis la promesse que ce ne serait pas pour tout de suite.
Peut-être que mon co-équipier – c’est ce qu’il était encore pleinement à mes yeux- pourrait m’apporter une piste. Une telle chose paraissait néanmoins fort peu probable vu son piètre état actuel. Je tournai enfin mon regard vers ses yeux…. Nos regards se croisaient, toujours aussi profonds, mais dans un sens différent. Je commençais à comprendre son langage. Je cherchais à comprendre pourquoi il avait pleuré.
Il y avait plusieurs pistes possibles, mais je n’avais aucun indice pour sélectionner la vraie raison. Je ne voulais pas lui demander pourquoi il avait pleuré, pour ne pas le faire encore plus de peine.

-« Même si cette aventure n’aurait jamais dû avoir lieu, pas aussi loin du moins, je ne t’en veux pas… Après tout, j’étais partant aussi, mais je comprends que nous ayons fait une erreur… »


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 23:13

Soan Knight

Soan exerçait son art comme un professionnel du milieu, sûrement mieux qu’un acteur porno n’aurait su le faire. Ses gestes étaient méthodiques et habitués, il faisait jouer sa bouche avec une application bizarrement enfantine, comme un gamin qui veut faire plaisir à sa maîtresse. Et malgré sa parfaite maîtrise de l’acte en question, Antoine se dégagea rapidement. Ce fut un véritable déchirement pour Soan. Il avait perdu la main à ce point-là ? Etait-il devenu si mauvais ? En vieillissant, il ne savait donc plus donner de plaisir ? Ces évidences le frappèrent d’une façon beaucoup plus douloureuse que ce qu’il aurait cru. Comme si cette nuit l’avait renvoyé dans les fins fonds de sa petite enfance, et avait ravivé ses sentiments pour le monstre ultime. A l’époque, rien ne le faisait plus souffrir que de décevoir le monstre. Son petit bonheur consistait à lui donner du plaisir, ça avait été leur petit secret à tous les deux, et il avait aimé ça. Il s’était senti flatté par cette relation intime dans laquelle il était choyé s’il faisait bien son travail. Il avait eu l’impression d’être aimé pour ses talents… Mais ce qui avait fait son monde à l’époque venait de s’écrouler. Cette constatation était pire que tout : pire que la peur d’étouffer, pire que n’importe quelle autre douleur, à part peut-être celle d’avoir perdu son unique frère. Le seul talent de sa vie, il l’avait perdu. Il n’était plus rien, il n’était même plus un gamin insignifiant sans identité propre, se voyant exclusivement à travers les yeux doux du monstre. Même cette reconnaissance, il l’avait perdue. Il n’était qu’un vieux tas de débris bon à rien, plus rien… il ne servait plus à rien dans ce monde, et cette constatation était tellement douloureuse, que passer de l’autre côté le serait sûrement moins.

So’ ne remarqua même pas le long silence qui s’était installé. Antoine était toujours assis sur le lit, le noir était à terre, toujours à genoux, les fesses reposées sur ses talons nus, la tête basse, la nuque fléchie. Il regardait le sol comme un petit enfant pris en faute, comme un gamin qui aurait mal travaillé à l’école et aurait mérité une bonne fessée. Presque replié en position fœtale, cette attitude enfantine reflétait l’intense fragilité du jeune homme en l’instant, celle qu’il avait toujours refusé de voir auparavant. La respiration calme et lasse, il écoutait son coéquipier parler au-dessus de lui, conscient que sa place à lui était ici, à ses pieds, pour toujours – et pourquoi pas carrément sous terre. Son esprit désespéré capta tout de même l’essence des paroles du garçon, qui dans cette intelligence étonnante propre aux agents de CHERUB expliqua que ce qu’ils venaient de faire était mal. Bien sûr que ça l’était. Et So’ l’avait toujours su, si seulement il n’aurait pas perdu la tête au mauvais moment… Mais Antoine l’y avait poussé, cherchant toujours plus loin dans son esprit meurtri, parlant d’innocence sexuelle pure, il avait réuni tous les ingrédients nécessaires pour le rendre fou, tout simplement. Le pire, c’est que ce n’était même pas de sa faute, il ne savait pas, il ne comprenait pas encore ce monde de sexe, il ne pouvait même pas en imaginer les effets les plus destructeurs. Par conséquent, Soan ne pouvait pas lui en vouloir, même si ça l’aurait soulagé. Non, il était seul responsable de cette atrocité de la nature… Il eut tout juste la force de murmurer de sa voix rauque teintée d’une fragilité suprême :

« Désolé… »

Que pouvait-il dire d’autre ? Demander le pardon ne servirait à rien : il savait que ce qu’il avait fait, à son âge, était impardonnable. Si Soan se sentait détruit depuis longtemps, il n’avait encore jamais pris conscience – avant cette nuit – qu’il ne méritait absolument rien des bonnes choses de la vie. Car non seulement il n’était plus rien, toutes ses qualités étaient mortes avec son enfance, mais en plus il prenait le même chemin que le monstre, et avec le temps il allait prendre le risque de devenir comme lui… Cette idée lui était insupportable. So’ avait déjà été bien trop loin sur ce chemin-là. Il était impensable de se laisser, lui, partir dans cette voie. Mais les susurrements de la folie sont imprévisibles… Comme cette nuit, un jour, il perdrait définitivement la tête. Et ce jour, So’ ne pouvait pas attendre doucement qu’il arrive. Il doit prendre les devants. Faire preuve d’humanité pour la seule et unique fois de sa vie. Sauver ce monde d’un monstre de plus, et ainsi préserver la vie de plusieurs jeunes innocents. Antoine était sa première victime, mais il sera aussi sa dernière, c’était une certitude absolue.

Le noir se leva finalement, empreint de cette conviction nouvelle, et, gardant la tête baissée, ramassa son pyjama qu’il revêtit avant de regagner son lit. Incapable de croiser une fois de plus le regard de son coéquipier, il resta volontairement dos à lui, de crainte que le gamin ne lise dans ses yeux une fois encore. Enfin recouché, il ferma les yeux, sachant qu’il ne dormirait jamais plus, mais commençant à élaborer son plan final.


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 23:14

Antoine Sirkis

-« Désolé » dit-il tout simplement, d’un ton neutre, sans aucune émotion, tout en se relevant, remettent son pyjama, et se remettant au lit, et surtout, en évitant soigneusement de le regarder. Pourtant, je vis son visage, je l’observais. C’était intéressant et effrayant. Surtout son visage.
Il y’avait une sorte de nouvelle émotion dans son visage. Non…émotion n’était pas le bon terme… détermination… Voilà. Mais détermination à quoi ? À retourner au lit ? À ne pas me regarder ? À quoi ? Encore une nouvelle interrogation, auquel, cette fois-ci, je n’aurais pas de réponse… Jamais… Jamais ?
Il y avait quelque chose de saisissant dans ce mot, mais je ne saurais dire quoi. Pourtant, j’étais sûr que c’était le bon mot.
Cette nuit avait été fort étrange : on était passé d’un extrême à l’autre, avant de repasser à une situation encore pire que celle de départ, et ce en une seule soirée, en une seule petite heure ou deux. Aurais-je du continuer dans les affaires qui nous prenaient, et faire comme si je n’avais pas remarqué ses larmes qui perlaient du coin de ses yeux ?

Et puis, maintenant que j’y pensais, je venais de faire un acte sexuel – mon premier qui plus est – avec un garçon, peu importe qu’il soit plus âgé. Et après tout, j’y avais pris du plaisir, beaucoup même, comme jamais. Je donnerais tout pour pouvoir recommencer… Mais qu’est ce que cela signifiait ? D’habitude, c’est avec une personne de l’autre sexe que nous fricotons, pas avec une personne du même sexe. Est-ce que c’est aussi chouette avec une fille ?

Puis, je m’endormis, sans plus penser à rien… Un air me trottait en tête, puis les paroles vinrent

Et c’est ici que tour finiras,
Au Paradis, elle aura ce qu’elle voudra,
Par ici, plus personne ne sait couvrir ses plaies
Elle sacrifie toutes ses envies à l’infini


Je me réveillai en sursaut, effrayé… Non, il ne pouvait pas faire ça. C’était impossible. J’espérais que je rêvais… mais…. Non, je ne pourrais pas supporter ça. J’aurais la mort de quelqu’un sur la conscience. Évidemment, ce nouveau regard, épris d’une nouvelle volonté. Il croyait avoir trouvé la solution, Soan, mais il se trompait. Je devais l’empêcher de faire ça, même si pour ça je devrais passer par mes morales à deux balles, ou sauter sur lui… Peu importe. Il ne pouvait pas faire ça.
Soan, c’était un chouette type au fond, j’en étais convaincu. Même s’il cherchait à montrer tout le contraire, il ne méritait pas de finir aussi « lâchement » - même si j’ai conscience que parfois, vraiment, il ne reste plus que ça- ce qu’il lui fallait, c’était un vrai ami, quelqu’un à qui il puisse se confier sans peur d’être juger, et sans qu’il y ai de compris. Bien sûr, maintenant cela risquait d’être difficile à ce niveau là, mais… Il y avait sûrement quelque chose derrière ses larmes. Sa vue m’obsédait. Elles ne voulaient plus sortir de ma tête maintenant. C’était de la torture, presque. Mais il y avait sûrement quelque chose derrière, une histoire, quelque chose comme ça. Peut-être qu’il a eu des troubles au niveau de sa vie sexuelle qui font que son acte suprême la tantôt lui faisait faire des liens erronés avec son passé. Cela avait peut-être un rapport avec son frère, peut-être pas, peu importe. Il fallait lui reparler, cette fois-ci en se promettant, qu’il ne se passerait plus rien, si possible… Non, même pas si possible, c’était obligatoire, sans quoi il allait vraiment finir par se suicider, mon compagnon. Et ça, c’était vraiment la dernière chose que je souhaitais. Vraiment…
Je savais ce qu’il me restait à faire maintenant, même si cela demandait tous les efforts du monde. Pour sur, la discussion qui allait suivre – si bien sûr, Soan se donnait la peine de me répondre- risquait d’être encore plus difficile que celle d’avant. En plus, je me faisais peut-être de fausses idées. Tant pis, peu importe. Il fallait que j’ai la conscience nette.

-« Soan ? »


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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 23:14

Mais Soan ne répond pas, il s'est finalement endormi, pour longtemps...
Mais la réincarnation, ça existe peut-être...


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Gabriel Deschamps
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MessageSujet: Re: The Rp   Lun 16 Juin - 23:46

J'aiiiiime je surkiffe I love you


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MessageSujet: Re: The Rp   

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The Rp

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