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 Evelyn Wood

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Evelyn Wood

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Date d'inscription : 21/06/2015

MessageSujet: Evelyn Wood   Dim 21 Juin - 17:09


Evelyn
Wood



© Obsession

Plus que le discours des hommes, écoute le souffle de la nuit et le murmure de ton cœur.

Je m'appelle Evelyn Wood.

Je suis née le 25 mai 1919, dans le petit village de Banbury en Angleterre.

J'ai 23 ans.

Je suis de nationalité Anglaise.

J'ai la chance d'exercer ma spécialité d'infirmière.


Lorsque l'ombre t'est refusée, choisis la lumière puisqu'être visible est souvent le meilleur moyen de ne pas être vu.

C'est quand même triste, vous ne trouvez pas? Une femme si belle, si jeune, et si talentueuse?
Je veux dire... Elle est plus grande que nous, donc elle doit faire quasi un mètre septante, et pourtant, elle pèse pas plus lourd qu'un moineau!
Il va falloir qu'elle s'entraîne, si elle ne veut pas perdre sa fine musculature, maintenant...
Oh, et vous saviez qu'elle avait un tatouage? Non? C'est normal, remarquez, on le voit seulement quand elle est nue, et qu'elle lève le bras gauche. Et comme c'est moi qui fait sa toilette, tous les matins... C'est un petit attrape-rêve noir, vous trouvez pas ça mignon? Vous croyez que ça éloigne les cauchemars de sa jolie tête?
Ça lui aura pas empêché de vivre celui-là, en tout cas...
... parce qu'avec sa prothèse, maintenant, je ne sais pas trop comment elle va bien pouvoir garder une place dans cette foutue guerre... Et elle le voulait tellement! Mais on peut tout d'même pas courir sous une tente, poser des bandages et faire des massages cardiaques avec une seule jambe, voyons!


Le seul monde qui mérite d'être conquis est celui que délimitent notre peau et nos pensées.

J'étais une enfant discrète, effacée, dont personne ne se souciait. J'ai grandi en silence.
La Guerre a tout changé.
M'a tout pris.
Je n'étais qu'étudiante infirmière, lorsque l'on m'a envoyé sur le terrain. J'y ai vu des horreurs qui dépassent l'imagination.
Un homme, qui avait tellement d'hémorragies que l'on m'a demandé de me coucher sur lui pour les comprimer.
Comment une âme peut-elle survivre, après en avoir vu partir tant d'autres?
J'ai failli mourir, aussi. Dans cet accident, qui m'a coûté une jambe, et mon avenir.
Alors maintenant, je tente juste de survivre.
En société, devant les enfants, ou les autres adultes d'ici, je fais bonne figure. Je souris, hoche la tête, tiens des mains, rigole, même.
Mais à l'intérieur, il n'y a plus rien.
Seul les fracas me terrorisent. J'imagine qu'avoir peur, c'est toujours mieux que de ne rien ressentir...
Lorsqu'il y a un orage, ou que les enfants apprennent à tirer, il me faut tout mon sang-froid pour ne pas hurler de frayeur.



La vie, comme les rêves, conduit souvent à des impasses

- Je dois vraiment y aller, ma belle, tu sais... C'est la Guerre, la vraie!
Lisa Wood renifla, s'essuya le visage d'un revers de manche, et releva la tête. Se hissant sur la pointe des pieds, elle déposa un baiser sur les lèvres de l'homme de sa vie. Devant sa moue déconfite, il eut un petit sourire qui se voulu rassurant.
- Je te promets que je reviendrai! Et puis, je t'écrirai aussi souvent que possible!

❂  ❂  ❂

- Chéri... Je... On sera trois, maintenant...
Charles releva la tête un instant, et regarda le visage anxieux de sa femme. Puis il haussa les épaules.
Il était mort, et un bébé n'y changerait rien.
Et puis, comment allaient-ils vivre, à trois, sur sa rente d'invalide? Lisa allait devoir se remettre à la couture, mais avec un bébé entre les pattes...
Et merde! Il se doutait que cela allait finir par arriver. Pourquoi maintenant?
La pointe de bonheur qui l'avait envahi avec le mot trois s'était immédiatement noyée dans la douleur. Comment pouvait-il se réjouir, alors que tant d'enfants pleuraient leur père, ses amis...

❂  ❂  ❂

- Lily, reviens ici! Concentre-toi un peu, au lieu de rêver. Les rêves ne mènent nulle part, seul le travail sauvera ta peau!
Je soupirai. Je ne faisais que me rappeler de ma conversation de ce matin avec Joan, la nouvelle qui venait d'arriver dans la classe. Elle, elle n'avait sûrement pas besoin de coudre tout l'après-midi. D'ailleurs, elle était restée à l'école, à midi. Alors que toutes les filles rentraient chez elles, aider leurs parents, la petite rousse était restée dans la cour, à salir ses jupons en courant après les garçons.
Elle était magnifique! La façon dont le soleil se déposait sur ses taches de rousseurs, le vert de ses yeux, la courbure de sa nuque. Tout, chez elle me faisait rêver...
- Qu'est-ce que je t'ai dit! Le repas ne s'achètera pas tout seul!
Éprise dans mes pensées, j'avais laissé mes mains ralentir. Je détestais cette aiguille, ce fil rêche, et ce tissu grossier. Mais, par-dessus tout, je détestais que ma mère me hurle dessus à longueur de journée, et mon père toute la soirée.
Je détestais devoir faire l'école à mi-temps.
Je détestais que mon père gâche tout notre argent au pub.
Je détestais cette vie. Et pourtant...
Les autres enfants travaillaient aux champs, faisaient la lessive des plus riches ou s'occupaient des vaches. À quoi pouvais-je aspirer?
Je ne demandais pourtant qu'un moment de libre, pour pouvoir lire quelque chose, me promener dans la forêt ou baigner mes pieds dans la rivière...
- J'ai fini...
Ma mère s'approcha, apprécia mon travail minutieux d'un sourire en coin, puis s'agenouilla devant moi. Elle prit mes mains dans les siennes, et soupira.
- Qu'est-ce qu'il y a?
- Oh ma chérie... Tu n'as que dix ans, et pourtant, tu ressembles déjà tellement à ton père! Tu vas avoir un petit-frère, ou une petite sœur...
Je savais que mes parents voulaient un fils. C'était beaucoup plus bénéfique... Allait venir un temps où je devrais quitter la maison, me marier à un quelconque paysan et m'occuper de ses parents à lui...
Elle avait pris ma main, et, délicatement, la pressa contre son tablier.
- Je ne vais plus pouvoir travailler, pendant quelques temps. Alors je suis désolée, mon amour, je connais ta passion pour l'école, mais tu vas maintenant devoir arrêter d'y aller. C'est fini, il faut que tu nous aides à plein temps, maintenant...
Je me levai, en rage. Ce n'était pas possible! Ils n'avaient pas le droit de m'enlever ça!! Les larmes aux yeux, je courus, à travers champs, jusqu'à m'effondrer de fatigue.

❂  ❂  ❂

Le coq. Pourquoi chantait-il toujours aussi tôt? J'étais fatiguée, un mal de ventre terrible me pliait en deux, et je n'avais aucune envie de me mettre au travail. Mais, si je ne le faisais pas, Maman allait venir me chercher. Depuis la naissance de Georges, qui avait maintenant trois ans, elle ne me laissait jamais en paix!
Alors je pris une grande inspiration, et me levai. L'eau que j'avais apportée hier soir était toujours dans le baquet dans un coin de ma chambre. Je laissai glisser ma chemise de nuit sur le sol.
Et étouffai un cri d'horreur avec mes deux mains.
Il y avait plein de sang!!
Étais-je en train de mourir?

❂  ❂  ❂

- Maman? Je vais partir... Tu as entendu comme moi, ils ont besoin de jeunes femmes comme infirmières pour la Guerre. Papa n'est plus là, et Georges peut s'occuper de toi, il est grand, maintenant. Et je vous enverrai de l'argent. S'il te plait, laisse-moi y aller! Depuis la naissance de Georges, j'assiste le médecin pendant tout mon temps libre, tu le sais. Ils ont besoin de gens comme moi, et...
Et j'ai besoin de me sentir utile. J’étouffe ici. Je n'y ai jamais eu ma place...
Les larmes envahirent ses beaux yeux. Elle avait perdu son mari à la guerre, et ne souhaitait probablement pas perdre sa fille dans la suivante. Mais elle n'avait plus le droit de m'en empêcher, maintenant! Je pris son corps frêle dans mes bras, et, peu à peu, mêlai mes larmes aux siennes.

❂  ❂  ❂

Une explosion.
Et une autre.
Au début, ils nous amenaient les blessés, pour que nous ne risquions rien. Mais, maintenant, c'était à nous d'aller sur le terrain. Dès que les coups de feu cessaient, nous devions courir, pliées en deux, vers les corps boueux. Notre système était efficace. Cacher le visage des morts, ou de ceux pour qui on ne pouvait plus rien faire.
Ramener les autres à la tente.
Ici, dans le monde médical, l'appartenance ne comptait plus. La croix rouge sur nos bras nous permettait de soigner alliés et ennemis confondus.
Parce qu'au fond, nous étions tous des êtres humains...
Je jetai un coup d'œil à Joan.
Quelle ironie.
La petite fille de mon enfance, là, à mes côtés, dans la boue. En enfer.
Les bruits cessèrent.
Et nous nous mîmes à courir.
Les soldats alliés qui avaient survécus, et qui étaient encore entiers, nous aidèrent à transporter leurs compagnons. Rares étaient ceux qui avaient le cœur de sauver leur ennemi.
Alors, ma main dans celle de Joan, je dépassai la ligne. C'étaient des Russes, cette fois-ci. Je lui montrai du doigt un corps qui bougeait encore. Mais ne hurlait plus.
C'était un gamin! Il ne devait pas être plus âgé que nous. En voyant l'universelle croix rouge, il arrêta de trembler. Mais son regard noir nous transperçait d'angoisse plus sûrement que n'importe quel mot.
Je m'agenouillai, pris son pouls, et mesurai l'étendue de ses blessures.
- Il est sauvable. Tu en penses quoi?
Mon amie hocha la tête.
Les médecins allaient nous en vouloir. Certains d'entre eux avaient de la peine à reconnaître que le travail des infirmières était parfois plus important que le leur...
De retour sous la tente, avec notre jeune inconnu, nous le déposâmes auprès de ses compagnons. Il avait tourné de l'œil. Heureusement pour lui, parce qu'il y avait plus agréable que de se faire recoudre sans anesthésie!
Tout l'après-midi, je courrai partout où l'on avait besoin de moi. Ainsi qu'une bonne partie de la nuit, jusqu'à ce que les cris se soient changés en gémissements, et l'agitation en fatigue.
Joan s'approcha de moi, alors je posai un dernier pansement, et eut un de ses magnifiques sourires qui signifiaient tout et rien à la fois.
Je levai un doigt, signe que mon travail serait fini dans une minute, puis, avec un soupir de soulagement, levai à nouveau la tête vers ses magnifiques yeux verts.
- On va prendre une douche? Je crois qu'on l'a bien mérité!
En fait de douche, elle m’emmena vers une rivière, à deux kilomètres du camp.
- Tu vois que tu as eu raison de me faire confiance! L'eau est plus propre que dans la douche... et puis... on aura plus d'intimité.
J'acquiesçai, sans savoir quoi répondre. Le ton de sa voix suggérait... Quelque chose se mit à bouillir dans mon ventre. Mais je n'eus pas le temps d'avoir peur. D'un geste dont la tendresse aurait pu arrêter la guerre, elle m'avait caressé la joue. Je fis un pas en avant, hésitante.
Et puis je lâchai prise, et, dans l'univers de son regard, je m'envolai.

❂  ❂  ❂

Trois mois passèrent ainsi. Entre le sang, l'amour, la peur, et, parfois le dégoût. Si quelqu'un nous attrapait, nous finirions probablement nos vies en prison.
Ces sentiments, ce creux dans mon ventre lorsque j'étais loin d'elle, et ce frisson lorsque nos mains se frôlaient. Etait-ce normal?
Les femmes tombent amoureuses des hommes, et font des enfants avec eux.
C'est ce que l'on m'avait appris. Et si ce n'était pas tout? Et si l'amour pouvait dépasser les limites du genre?

❂  ❂  ❂

J'avais été désignée, avec cinq autres filles, pour ramener les cas trop importants. Les amputés, ceux atteints à la tête, et ceux qui ne se remettraient jamais. Ils rentraient chez eux.
J'étais un petit van aménagé en ambulance, qui roulait doucement. Il fallait trouver le compromis entre secousses et vitesse. Joan était du voyage, mais elle avait pris place dans un autre véhicule, juste devant nous.
D'un air distrait, je regardai le paysage défiler par la fenêtre.
Quand l'enfer se déchaîna.
Je me rappelle avoir entendu un bruit si fort que mes tympans se déchirèrent.
Puis, plus rien.

❂  ❂  ❂

- Hé, docteur, venez vite! La belle au bois dormant se réveille!!
J'avais mal. Partout. À travers la douleur, je découvrais des endroits de mon corps que je n'avais encore jamais sentis. Des racines de mes cheveux à la pointe de mes ongles, tout mon corps hurlait. Mais je ne pouvais pas proférer un seul son.

❂  ❂  ❂

Aïe.
Les béquilles, sous mes aisselles, me meurtrissaient la peau. Mes mains glissaient sur la petite barre de métal. Je me forçai à appuyer le poids de mon corps sur ces supports, et...
m'affalai à terre.
- C'est rien, ça va aller. Il faut juste s'y remettre. Ça finira par venir!
J'aurais pu étrangler cette infirmière. J'avais perdu une jambe. Non, ça n'allait pas revenir!! Ma cuisse s'arrêtait bien au-dessus du genou et, de là, continuait un morceau de bois inerte. Je ne voyais pas ce qui allait bien pouvoir venir!
Je pris une grande inspiration. Cette pauvre femme n'y était pour rien. Et puis, à sa place, j'aurais probablement dit la même chose.
Sauf que je n'étais pas à sa place.
Et que je ne serai plus jamais à sa place.
Des larmes brouillèrent ma vision.
- Et merde! J'y arrive pas, je peux pas.
Elle s'agenouilla devant moi.
- Mais si, tu vas y arriver, Lily. Il y en a qui reviennent de pire que ça. Allez, appuie toi sur mon épaule, et relève toi.
Pire que ça?
J'aurais préféré mourir. Je serais avec Joan. Avec Papa. Avec Maman, et Georges, dont j'avais appris la mort un peu avant l'accident. Avec tous les visages que je n'avais pu aider, et qui revenaient me hanter.
- Vous n'avez pas le droit de m'appeler comme ça, entendu? Et je veux pas de votre aide. Je veux pas d'appui. Je veux juste...
... juste disparaître...

❂  ❂  ❂

- Hé, pourquoi t'es là, toi?
Hein? Je tournai la tête. Un enfant me dévisageait d'un seul œil. Un immense pansement masquait l'autre, et recouvrait une bonne partie de sa tête. Cela expliquait probablement pourquoi quelque chose, dans son élocution, semblait étrange. Voyant que je l'avais entendu, mais que je ne répondais pas, il réitéra sa question.
Je haussai les épaules, et d'un geste, soulevai mon draps. J'eus un haut le cœur en voyant ma jambe ainsi. J'aurais aimé pouvoir jeter un regard dur à l'enfant, pour qu'il comprenne que je n'avais pas envie d'en discuter, mais je n'en eus pas la force. Je lâchai la couverture, et retombai contre mes oreillers.
Cela faisait deux semaines que je n'avais pas quitté ce lit, depuis la chute qui avait clos mon premier essai pour me remettre debout.
Cela faisait deux semaines que je n'avais pas mangé, pas parlé, pas vraiment dormi non plus. La perfusion qui dispensait, goutte après goutte, un mélange d'eau, de sucre et de morphine dans mes veines était tout ce qui me maintenait en vie.
- Ouah, comment t'as eu ça? Moi, il paraît que je ne verrai plus jamais de mon autre œil... Mais c'est vrai que j'ai d'la chance, au moins, j'peux encore courir.
Il baissa la tête. Je n'eus pas le cœur de réagir. Peu importait sa remarque...
Mais tout à coup, il fut tout près de moi. Il sauta sur le bord de mon lit et attrapa ma main.
- Désolé. Il paraît que je parle trop, et je finis toujours pas dire des bêtises... Je m'appelle Tomas, mais tu peux m'appeler Tomy, et toi?
Je levai les yeux. Son œil pétillait d'une joie de vivre inextinguible. Était-ce contagieux? D'une voix rauque, je répondis:
- Evelyn... Mais tu peux m'appeler Lily.
C'est ainsi que je fus sauvée par un enfant de dix ans. Tomy devint rapidement mon meilleur ami, dans cet hôpital austère. Je réappris à marcher, à lutter contre les douleurs fantômes, alors qu'il apprenait comment s'orienter sans vision en profondeur, et à manger avec le visage à moitié paralysé.
Lorsqu'il partit, j'aurais pu suivre la voiture qui l'emmenait sur des kilomètres, tant je maîtrisai mes béquilles. Mais à quoi bon? J'ignorais sa destination…

❂  ❂  ❂

Je reçus une lettre, un matin.
Alors que je pensais que tout espoir de soigner quelqu'un un jour était terminé, on m'offrait cette possibilité!
Je n'ai jamais su pourquoi l'Institut m'avait recrutée. J'étais douée dans mon métier, et ma relation avec Tomy m'avait rendue sensible aux enfants, mais pourquoi moi?
Qu'avais-je de plus à offrir qu'une infirmière sans traumatisme, et surtout, entière?


Dernière édition par Evelyn Wood le Lun 22 Juin - 11:26, édité 1 fois
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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Re: Evelyn Wood   Dim 21 Juin - 21:29

Hello ! Rebienvenue à toi sur le forum !

C'est toujours un plaisir de te lire, et là, c'est encore plus vrai ! C'était vraiment très bien écrit, j'ai rien à redire, je te valide ! Wink

Je vais lancer ton rp d'accueil sous peu, je t'enverrai un MP quand ce sera fait Wink

Encore un grand bravo ! cheers
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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Re: Evelyn Wood   Lun 22 Juin - 11:14

Salut !

Ton Rp d'accueil se trouve ici!! :)
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Evelyn Wood

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MessageSujet: Re: Evelyn Wood   Lun 22 Juin - 11:18

Ouah, merci pour le commentaire!! Rire1

Je vais lire tout ça, alors ^^
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Gabriel Deschamps
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Carnet de bord
Unité: B
Âge du personnage: 10 ans
Missions effectuées: 1

MessageSujet: Re: Evelyn Wood   Lun 22 Juin - 12:57

Bienvenue ! Magnifique personnage miss Very Happy


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MessageSujet: Re: Evelyn Wood   

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Evelyn Wood

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