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 Alassane Cheikh Moussa Ndiaye

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Alassane Ndiaye
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MessageSujet: Alassane Cheikh Moussa Ndiaye   Ven 3 Juil - 2:48


ALASSANE
NDIAYE




© Obsession
• NOM : Ndiaye
• PRÉNOM(S) : Alassane Cheikh Moussa

• NÉ(E) LE : 12 mars 1917
• À : Casamance, Sénégal, Afrique Occidentale Française

• AGE : 25 ans

• NATIONALITÉ : Sénégalais

• SPÉCIALITÉ : Contrôleur de mission, mais aussi professeur de tir et éducateur à ses heures perdues...



POIDS : 60 kg
TAILLE : 1m68
CORPULENCE : Fin, avec une musculature sèche et dure
YEUX : noirs
CHEVEUX : noirs et frisés
AUTRE : Cicatrices verticales dans son dos, souvenir de la ceinture du curé lorsqu'il faisait ses prières pour Allah


PHOBIE : Alassane n'a pas peur de grand chose, mise à part des châtiments corporels dispensés par l'église catholique. Mais il n'a rien à craindre ici, et à son âge, il ne se laissera plus jamais traité de la sorte...

CARACTÈRE : (10 lignes minimum)

Alassane est d'un naturel doux et attentionné. Personne ouverte et joviale, il parle aisément avec les personnes qui le respectent et qui lui parlent d'égal à égal. Il est également très curieux et aime beaucoup apprendre, sur tous les sujets. Il est très vif d'esprit et il aime également transmettre son savoir aux autres. Pour lui, l'échange est essentiel, c'est ce qui bâtit les relations humaines. Il est très attaché au sentiment communautaire, et lorsqu'il sera intégré au MIS, il sera extrêmement loyal et très impliqué dans la vie collective. Il est d'un naturel très calme et ne s'énerve jamais, il juge toute sorte d'énervement futile et inutilement blessante. Il est extrêmement tolérant et ouvert aux différences, il aime les partager également. Mais il ne supporte pas le manque de respect, et en de rares occasions cela peut le pousser à s'énerver : en cas d'injustice, il peut se mettre dans une colère noire, et alors rien ni personne ne pourra l'arrêter.




(10 lignes minimum en tout)

NAISSANCE :

Un dispensaire de brousse, en Casamance. La Casamance, c'est la région d'Afrique Occidentale Française située entre la Gambie et la Guinée Portugaise. Une zone littorale coincée entre deux colonies qui parlent une autre langue. Finalement, les gens n'ont pas le choix ici : tous les habitants se réunissent autour d'une seule et même langue, le sérère. C'est le langage universel de cette contrée, bien au-dessus du français, de l'anglais et du portugais. Une langue et une culture ancestrales qui préservent l'unité de ce peuple dominé. Une langue que ne comprendra jamais le blanc colonisateur, qui est interdite à l'école et dans tous les lieux publics. Mais l'oppression et la domination ne peut pas tuer l'identité profonde de ces gens. Jamais.

Cette femme n'en est pas à son premier enfant. Mais cette saison sèche est particulièrement rude. Elle transpire à grosses gouttes dans ce dispensaire plein de poussière et d'insectes en tout genre. Malgré son expérience de la maternité, le passage de la tête de l'enfant lui arrache un premier cri. Les femmes lui font de l'air et l'aident à respirer. Une profonde contraction expulse les deux épaules de l'enfant. En même temps. La mère échappe un cri plus perçant que les autres. Déchirure du col. Les femmes s'activent et lui mettent des baumes cicatrisants et des feuilles qui soignent l'hémorragie. La mère dort longtemps. Elle se réveille pour allaiter son nouveau-né. Mais après plusieurs semaines de repos, Fily est vivante. C'est une Kaniéling et elle va tout faire pour choyer son nouveau fils. Elle a déjà perdu sept de ses enfants. Elle n'a réussi à protéger que deux de ses filles des mauvais esprits. Elle a l'intention de sauver son fils également. Elle lui donne le surnom de Ckeikh Moussa, l'élu de Dieu, Moïse en arabe. Elle espère qu'Allah l'aidera à protéger son seul et dernier fils. Elle organise de nombreuses cérémonies, elle chante et elle joue du djiitantan pour éloigner les mauvais esprits de son jeune fils. Elle lui donne tout ce qu'elle a, son cœur et plus encore. Elle sait que ce fils sera son dernier, car son mari est parti à la guerre en Europe il y a plusieurs mois. Il a été enrôlé dans les tirailleurs sénégalais, forcé de servir la patrie colonisatrice. Il est parti fier et allant, mais Fily savait qu'il ne reviendrait pas. La femme Marabout le lui avait annoncé quelques semaines après son départ, Dieu lui avait envoyé cette vision du mari qui tombe sous les tirs. Fily était sûre à présent que son mari était mort au combat. Elle devait élever ses trois enfants seule.

ENFANCE :

Alassane fut élevé dans un foyer rempli d'amour et de bonté. Toujours entouré de sa mère, de ses sœurs, mais aussi de ses oncles et tantes et de sa grande famille élastique. Ils étaient pauvres et la faim lui tiraillait le ventre chaque matin où il allait à pieds à l'école, alors que ses sœurs aidaient Fily à préparer les teintures. Alassane avait de la chance d'aller à l'école, mais un Cheikh se devait d'être éduqué, car il devait devenir une personne respectable. Sa mère l'encourageait beaucoup dans ses études, elle vit rapidement qu'il avait de grandes facilités en français et qu'il était très apprécié de ses professeurs blancs. Alassane, du haut de son jeune âge, connaissait bien le Coran. Il comprenait bien l'arabe et parlait tout aussi bien le français. Il avait appris un peu d'anglais avec ses voisins gambiens. Il parlait évidemment wolof avec ses amis de classe, qui ne parlaient pas tous sérère. Il avait aussi appris le mandingue et le diola avec certains de ses oncles et tantes qui venaient du nord et de l'est. Autant dire qu'Alassane était très doué pour les langues. C'est ce qui le sauva.

Il dût quitter le village familial à la fin du primaire. Il devait partir en ville pour continuer ses études, le collège le plus proche se trouvait à Ziguinchor, la capitale de la Casamance. Ses professeurs l'envoyèrent là-bas, il habitait chez un curé blanc. Il n'aimait pas trop cet endroit, il n'avait pas le droit de faire ses cinq prières par jour ni de faire le Ramadan. Mais il le faisait quand même en cachette, et il apprenait la bible pour faire plaisir au curé. Ces années furent les plus difficiles de sa vie. Il était totalement coupé de sa famille et du reste de sa communauté. Il ne pouvait plus parler aucune des quatre langues locales qu'il connaissait. Il ne pouvait plus exprimer sa culture ni son identité propre. Souvent le soir dans sa chambre, il fredonnait les chansons que sa mère lui chantait lorsqu'il était enfant, et il se mettait à sangloter. Il n'essayait plus de rattraper ses prières, elles n'étaient jamais vraiment entendues. Allah était trop loin de lui visiblement pour s'occuper de lui. C'était à se demander s'il existait vraiment. Et avec le temps, il finit par l'oublier complètement. Autant le Dieu de sa mère que celui du curé.

Et puis la guerre revint. La deuxième. Alassane venait juste d'obtenir son bac avec mention, un exploit à l'époque pour un Africain dans un lycée français. Il devait partir au front, pour combattre les nazis. Au fond, il n'avait aucune envie de se battre pour la France comme l'avait fait son père, mais il savait que ces nazis prônaient l'injustice et avaient une vision étriquée du monde. Il savait qu'il fallait les détruire... Alors il mettrait tout son courage pour y arriver.

VIE ADULTE :

A partir du moment où Alassane entra dans l'armée, sa vie devint un enfer. Pire que celui qu'il avait vécu chez le curé, ce n'était pas peu dire. Depuis ces nombreuses années d'aliénation, il avait perdu presque toutes ses racines et il était quasiment devenu un véritable français. Pourtant, dans l'armée, il était traité comme un chien. Non, comme un rat. Il était dans un escadron d'Africains des colonies, et ils étaient tous traités comme des moins que rien. Leurs supérieurs blancs leur parlaient comme s'ils étaient des sous-merdes, on leur donnait toujours les restes de la nourriture immonde des autres. Mais ils se serraient les coudes, et ça, ce n'était rien à côté de ce qui les attendait au front...

Alassane rencontra plusieurs Sénégalais. La plupart d'entre eux n'avaient pas fait d'études comme lui, ils avaient pu rester dans leur communauté, auprès de leur famille. Une chance inouïe. Alassane avait toujours aimé apprendre et il avait été content d'aller à l'école, mais s'il avait su qu'il devrait sacrifier sa famille et son identité, il n'y serait sans doute jamais allé... Ses frères d'armes, pendant les moments libres, lui réapprenaient les traditions qu'il avait oublié. En cachette, ils reproduisaient les rites de leurs ancêtres, et assez vite, les chants de sa mère lui revenaient, les langues de son enfance aussi. Finalement, cet enfer fut aussi son salut. Il parvint à retrouver qui il était, et ce qu'il faisait dans ce monde.

Ces moments de bonheur où il se retrouvait flirtaient avec les moments d'horreur pure. L'escadron d'Alassane était un véritable réservoir de chair à canon. Ils étaient systématiquement envoyés en première ligne, dans les zones dégagées les moins sécurisées. Les pertes étaient de jour en jour de plus en plus lourdes, les combats étaient brefs et perdus d'avance face à la force de frappe allemande. Les camarades d'Alassane en avaient marre de se faire décimer sans aucune reconnaissance des supérieurs français, toujours bien installés à l'arrière. Ils se réunirent autour des fétiches de leurs ancêtres, et décidèrent d'une mutinerie. Et un beau matin, alors que le combat de la veille avait encore tué trop de frères, les survivants de l'escadron prirent la fuite à travers champs. A force d'être en première ligne, ils connaissaient tous les recoins couverts de la zone, ils les connaissaient même mieux que leurs supérieurs qui ne sortaient jamais. Malgré ça, ils furent poursuivis et la majorité des déserteurs furent fusillés. Mais pas Alassane. Il courait vite et savait se cacher. Après des jours d'errance, il trouva un navire en partance de Lille, pour l'Angleterre. C'était la terre de la liberté. Alassane ne savait pas ce qu'il allait y trouver, mais il était décidé à quitter cet enfer. La liberté, c'était tout ce qu'il voulait, c'était le rêve de sa vie, ça faisait si longtemps qu'il en était privé... Il voulait renaître.

ARRIVÉE À L'INSTITUT :

Alassane utilisa ses papiers officiels de l'armée pour passer la douane anglaise, feignant d'être en permission. Il savait que l'armée française ne viendrait pas le chercher en territoire anglais, c'était bien trop risqué pour eux... et ils avaient désormais d'autres chats à fouetter. Ses connaissances en anglais, héritées de sa jeunesse avec ses amis gambiens, lui revinrent assez vite. Cela lui permit de se faire comprendre assez aisément dans ce pays qui lui était inconnu. Il sentait ici moins de racisme et de mépris qu'en France, plus d'indifférence à son égard. Cela lui convenait. Malgré tout, l'anonymat lui pesait. Dans sa fuite, il avait perdu de vue tous ses frères d'armes, sa nouvelle famille. Il était coupé de tout, il n'avait plus aucune famille, c'était la perte la plus douloureuse de sa vie. Un Africain sans famille, c'est comme un corps sans âme. Il vagabonda à travers le pays, trouvant des petits boulots au noir par-ci par-là pour gagner sa croûte. Il ne tomba jamais dans l'illégalité, cela n'était pas dans sa culture ni dans ses valeurs, et maintenant qu'il avait retrouvé son identité, il allait la conserver coûte que coûte. Pour lui, seule l'injustice pouvait pousser à la désobéissance, c'était d'ailleurs ce qu'il avait fait en France. Il ne supportait pas l'injustice, il n'était pas préparé à la violence raciale à laquelle il a été confronté là-bas... Il lui était impossible de vivre avec ça.

Il finit par poser les pieds sur une plage. Un bâtiment d'accueil ultra-moderne s'y dressait, il attira sa curiosité. Il entra et une hôtesse d'accueil l'attendait. Elle le jaugeait d'un œil avisé, et après quelques minutes de discussion, l'hôtesse « appela sa supérieure ». « On a peut-être un poste à vous proposer, si ça vous intéresse » disait-elle.

FAMILLE : Alassane n'a aucune nouvelle de sa famille restée au Sénégal, mais il n'attend qu'une seule chose : retourner dans le village de sa mère, pour la revoir, ainsi que ses sœurs et le reste de la famille. Il brûle d'envie de savoir ce qu'ils sont tous devenus...
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Matthias Speth
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MessageSujet: Re: Alassane Cheikh Moussa Ndiaye   Dim 5 Juil - 9:10

Salut ! Ta fiche de présentation est top !

Je te valide et je lance ton rp d'accueil quand je suis rentré  chez moi Wink


Un monde parfait? Regarde ce monde, c'est un grand carnaval !



Dernière édition par Matthias Speth le Jeu 16 Juil - 10:20, édité 1 fois
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Evelyn Wood

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MessageSujet: Re: Alassane Cheikh Moussa Ndiaye   Dim 12 Juil - 12:35

Hey! Bienvenue sur ce forum!

Les adultes se multiplient, on dirait cheers
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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Re: Alassane Cheikh Moussa Ndiaye   Mar 14 Juil - 12:17

Bienvenue à toi, Alassane ! Nous te souhaitons beaucoup de bonheur et de joie parmi nous !

Et pour commencer les festivités, voici donc ton Rp d'accueil ! Wink
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Alassane Ndiaye
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MessageSujet: Re: Alassane Cheikh Moussa Ndiaye   Mar 14 Juil - 14:27

Merci madame la directrice Very Happy
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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Re: Alassane Cheikh Moussa Ndiaye   Jeu 27 Aoû - 18:28

Rapport d'arrivée




Nom de l'adulte : Alassane Ndiaye
Matricule de l'adulte : 030715-MIS-2642

Événement de carrière : Arrivée de l'adulte à l'Institut

Résumé des faits : Ndiaye est arrivé par hasard au hall d’accueil de l’institut. Après un court test, la directrice lui décèle un certain potentiel et décide de lui faire visiter l’institut, avant de l’engager.

Remarques & Résultats :
-accueil : D’abord méfiant, il s’est vite révélé ravi des vraies activités de l’institut.
-administratif : Papiers signés, Alassane a maintenant officiellement la nationalité britannique.
-visite médicale : Ndiaye est en bonne santé et en excellente condition physique. Il a une longue cicatrice dans son dos et quelques petites blessures collectées au cours de la guerre, mais rien de bien grave à signaler.
-visite chez le psy : Ndiaye est quelqu’un de très positif et de très ouvert. Il s’intègrera sans difficulté au personnel et sera facilement accepté des enfants. Il fera très probablement un excellent contrôleur de mission.


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