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 Le découragement est un vieil ami qu'on est heureux de savoir loin de nous

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Gaël le Plaec
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MessageSujet: Le découragement est un vieil ami qu'on est heureux de savoir loin de nous   Ven 14 Aoû - 16:18

[14 août 1942]

Souvent, en journée, les dortoirs étaient vides. En même temps, au vu de notre emploi du temps, ce n’était pas étonnant. Ce n’est pas comme si on avait le temps de bailler aux corneilles. De plus, c’était un endroit que je n’utilisais vraiment que pour dormir. Ce n’était pas franchement un endroit très intime, tous les agents partageaient le dortoir, et si je voulais plutôt être seul et au calme entre la fin des cours et l’heure de se coucher, j’évitais cet endroit, pour préférer, comme la température était loin d’être désagréable en cette période de l’année, le parc de l’institut, ou la bibliothèque. Je préférais ne pas m’aventurer autour de la chapelle. C’était un lieu qui me mettait plus mal à l’aise qu’autre chose.

Je remontais pourtant une volée d’escalier pour aller chercher quelques affaires que j’avais laissée vers mon lit pour prendre du matériel plus approprié pour un cours pratique. Pas traînant, laborieux. Rien de joyeux à l’horizon. Quelques heures de prises de tête pour essayer de faire quelque chose que je ne réussirais pas. Morne. Je pensais faire un tour vers le lac, pour pouvoir faire mes devoirs en en toute tranquillité, sinon je savais que ce serait pire que tout. Soupir, vain essai de se motiver. Je devais commencer à rédiger un exposé lors d’un cours d’histoire. Vague espoir de pouvoir faire autre chose. Déjà, je n’étais pas un expert en histoire de l’Angleterre, même si j’étais à l’institut depuis un petit moment, mais les cours avaient porté sur une époque moyenâgeuse, et tout ceci était particulièrement flou pour moi. Irritation. De toute façon, je pouvais passer autant de temps que je voulais dessus, je n’y arriverais pas.

Ça ne valait pas la peine de faire des efforts particuliers pour un échec programmé.

Pas de soirée agréable en perspective.

Mais bon. Rien ne pouvait être parfait, il y avait forcément des moments comme ça, et ce n’était pas très important. Pas très important, mais franchement énervant.

J’entrais dans le dortoir sans faire attention à ce qui m’entourait, en récupérant mon cahier et mes livres en traînant le plus possible. Je tournais ensuite en rond, pour mettre la main sur mon stylo, mais rien à faire, il n’était pas avec le reste de mes affaires. Je m’allongeais sur le sol pour essayer de le chercher sous lit, mais là à nouveau, il n’y avait absolument, à part un peu de poussière, et je fis de même vers les couchettes d’à côté, ce qui ne donna pas plus de résultats. Perplexe, je ne voyais pourtant pas où j’aurais pu l’oublier, et je sentis soudainement que le reste de cette journée ne me donnerait rien de bon. Merde, où est-ce qu’il avait pu être passé ? J’avais certes tendance à être distrait, mais je faisais assez attention à mes affaires. Je soulevais le matelas pour ne rien découvrir. En repassant ma journée dans la tête, je savais qu’il ne pouvait être que quelque part dans ce dortoir, normalement. Mais où ?

Je me relevais en m’asseyant sur le lit, en essayant de réfléchir. C’est alors je vis Jorgue. Je ne le connaissais pas beaucoup, je n’avais pas vraiment repris contact après la mission Savannah qui avait avorté pour moi et Ayn mais que mon camarade de l’unité A avait réussi à achever seul. Je m’étais senti trop gêné pour ça, et à vrai dire, je me le sentais toujours. J’hésitais un peu à l’aborder.

-Euh, salut Jorgue. Excuse-moi, je cherche mon stylo, est-ce que par harsard, tu ne l'aurais pas vu? Désolé.

Désolé de te poser cette question stupide.
Désolé de te déranger.
Désolé de t'avoir laissé seul et d'avoir raté pour la mission Savannah.
Désolé.
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Jorgue Puedos
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MessageSujet: Re: Le découragement est un vieil ami qu'on est heureux de savoir loin de nous   Lun 25 Juil - 20:53

[Ouais, une réponse deux ans plus tard xD Déso... Si tu repasses par ici, feel free de répondre :)]

Mon professeur de Taekwondo avait dû s’absenter toute la journée. Mon cours avait donc été annulé et on nous avait laissé quartiers libres. L’après-midi s’était installée et avec elle une chaleur endormante. Assoupi, je me dirigeai d’un pas lourd vers le dortoir pour faire une petite sieste. Autrement, je risquais de pointer du nez à tous mes cours suivants.

Dès que mon corps se posa sur le matelas de mon lit, je tombai dans les bras de Morphée. Je m’étais habitué aux ressors trop prononcés qui oppressaient ma peau, avec le temps. Je n’y faisais même plus attention. En temps de guerre, c’était difficile de trouver des bons matelas. On pouvait déjà s’estimer heureux d’en disposer.

Je ne sais combien de temps mes yeux étaient restés clos, mais je me réveillai quand des pas approchèrent. Je sursautai légèrement, craignant d’avoir dormi trop longtemps et d’arriver en retard à mon cours suivant, celui de russe. Un rapide coup d’œil à la vieille horloge à pendule m’indiqua qu’un quart d’heure seulement était passé. Ouf.

Un mouvement brusque attira mon regard vers l’embrasure de la porte. C’était Gaël. Il ne sembla pas me remarquer. Il semblait précipitamment chercher quelque chose qui avait dû disparaître. Je le regardai s’affairer, ne voulant pas le déranger. Enfin, il releva la tête et me vit. Il ne réagit pas pendant plusieurs secondes avant de parler.

Il semblait gêner. Peut-être à cause de la mission, peut-être parce qu’il avait honte de perdre ses affaires. Cela me surpris… Je n’étais pas quelqu’un qui jugeais les autres, et ils le savaient généralement bien.

Je lui souris, pour le mettre à l’aise.

« Salut ! » dis-je donc, le plus naturellement du monde. « Non, je n’ai pas vu ton stylo, mais je peux t’aider à chercher. Tu ne l’aurais pas laissé dans une poche d’un de tes vêtements, par hasard ? »
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