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 Le contexte historique

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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Le contexte historique   Lun 19 Aoû - 17:04

Extrait du journal intime de Matthias Speth:

L’armistice voit donc le jour le 1 novembre 1918 et achève ainsi une belle horreur qu’a connue l’Europe, qui déjà, se dit « Plus jamais ! ». Ah ! Si seulement ça avait pu être vrai…

Le vieux continent est faible et ruiné au sortir de cette première grande guerre. La superpuissance s’écroule.

Sur elle-même. Les gouvernements ont d’ores et déjà perdu une quelconque crédibilité auprès du peuple, perdu et désabusé. Comme moi plus tard, ils ne sauront plus qui et surtout quoi croire.

C’est sans doute une partie des raisons qui pousseront les vainqueurs, à savoir la France, le Royaume-Uni,  l’Italie et les Etats-Unis, à rassembler tous les pays concernés par la guerre, dans le but de conclure des pactes, des traités.

Les réunions s’étaleront sur deux années, et c’est là que les premières maladresses qui mèneront au conflit que nous connaissons aujourd’hui seront commises. Tout d’abord, entre les quatre vainqueurs, il y aura des incompréhensions : l’Italie s’était vu promettre une partie du territoire polonais, qu’elle n’aura finalement pas. Claquage de porte et changement de camp. Bon, ce n’est pas ça qui provoquera la guerre, me direz-vous. Vous avez raison, il en faut un peu plus.

Les débats seront mal équilibrés. Déjà, il y avait plus de 5 pays alliés durant la guerre, n’est-ce pas ? Eux, le Luxembourg par exemple, ont juste le droit de se taire, parce qu’ils sont trop petits ou semblent insignifiants. Du coup, n’imaginez surtout pas que les perdants puissent s’exprimer ! Au contraire, ils seront même désignés responsables. Mais au fait, pourquoi dis-je « ils » puisqu’il s’agit uniquement du pays qui abrite mes quelques millions de compatriotes et moi-même ? Mais voilà, il fallait bien désigner le grand méchant loup, et ce fut l’Allemagne.

Or, les historiens ont bien montré dans les années précédant ma naissance que tous les états  étaient responsables… (Sauf la Belgique qui ne fut finalement impliquée dans le conflit que pour son port d’Anvers.)

Bon, là encore, vous me direz que ce n’est pas suffisant pour déclencher un combat mondial. Ce serait sûrement le cas si justement, il n’y avait eu que cela.

Par le traité de Versailles, il sera donc décidé que nous devrions payer cette guerre : terrains, dettes colossales, interdictions et restrictions diverses, j’en passe et des meilleurs. Le méritons-nous vraiment ? Oui et non, selon moi, dans le sens où tout le monde avait un peu provoqué ce cauchemar.
Bref, pendant que les autres s’enrichissent de nos précieux Marks, que l’on doit délivrer sans fin, nous restons dans la misère, dans la poussière de la Première Guerre Mondiale.
L’injustice, la rancœur et la frustration enflent de jour en jour ici, comme le chômage d’ailleurs. […]


Et cette année-là, justement, en 1924, un certain Adolf Hitler en profite pour rentrer en scène, en publiant son livre Mein Kampf – mon combat donc- où il expose toutes ses idées tordues, farfelues, haineuses.

Mes parents, qui se cultivent du plus qu’ils peuvent, l’ont lu par curiosité, puisque l’on clamait se livre comme une révolution. Dans un sens, c’est vrai, c’en est une. Mais celle-là est de mauvais goût, puisqu’il pose là les bases du nazisme. Et à ce moment-là, les gens auraient dû comprendre qu’une guerre nous attendait si on n’arrêtait pas ce monsieur, parce que son idéologie mène irrémédiablement à la guerre : c’est un mouvement basé sur le combat, qui survit grâce au combat, c’est militariste au possible, et le fait même qu’il y a une inégalité entre « les races » mène au combat puisque les races supérieures attaqueront les races inférieures (la nature est faite comme ça !)

La majorité des lecteurs seront malheureusement séduit par cet homme- il cite même des philosophes ! Qu’est-ce qu’il a l’air brillant ! – mais pas mes parents, qui disposaient d’une culture générale très étendue, et qui ont vite compris qu’Hitler avait mal interprété les grands textes.

Bref, il y parle de la défaite de l’Allemagne, en désignant coupable les juifs. Sans vouloir les tuer, il propose de les déporter en Sibérie.

Et puis, il y a cette stupidité de Lebensraum, ou espace vital en allemand. La race germanique serait donc supérieure aux autres, et de ce fait, devait pouvoir disposer d’assez d’espace pour vivre correctement.

Le plan d’Hitler était de débarrasser l’Allemagne et les territoires proches des frontières des juifs, communistes ou soviétiques. D’ailleurs, dans son plan électoral qu’il développera par après, une de ses phrases fétiches qui reviendra souvent sera « Slavischen sind nur Sklave ! » (Les slaves ne sont que des esclaves !)

Il voulait bien évidemment récupérer le corridor de Dantzig, qui nous sépare de la Prusse Orientale et qui nous avait été retiré par le traité de Versailles.

Son entrée au pouvoir ne sera néanmoins pas pour tout de suite et attendra une Allemagne définitivement pourrie jusqu’au bout. Le Marks ne vaut plus rien, si bien qu’il faut ramener une brouette de billets pour acheter un simple pain. Le taux de gens licenciés et d’entreprises tombant en faillite grimpe en flèche, déboussolant les économistes les plus doués.

Et l’année 1929 n’arrangera pas les choses. Cette année correspond à la Grande Crise, qui sévit d’abord en Amérique avant de, bien évidemment, mettre doucement mais sûrement ses  pieds en Europe.

Et c’est tout naturellement qu’Hitler, avec ses fausses solutions-miracles, arrive au pouvoir, le 30 janvier 1933.

J’ai encore cette image très nette- parmi les quelques seules restantes- de mes parents qui avaient refermé le journal, la face très pâle, le visage presque malade et fiévreux. Sur la Une, on pouvait sans doute lire quelque chose comme « Hitler devient Chancelier de la République de Weimar ».

Et le fait qu’il y soit arrivé tout à fait légalement avait dû encore plus attrister papa et maman.

La crise économique que nous venons de subir montre que malheureusement, la démocratie fonctionne mal. Avec la montée du nationalisme, en plus, les différents pays vont se replier sur eux-mêmes. Mais ne nous leurrons pas, et même moi qui suis allemand, je vais le clamer haut et fort : l’Allemagne, et plus particulièrement son chancelier, est responsable de cette atrocité. Ne nous y trompons néanmoins pas : les allemands ne sont pas des monstres. Cela aurait pu arriver à n’importe quel peuple.

Bref, Hitler arrive au pouvoir et redresse immédiatement l’économie et la situation du pays. (C’est sans doute pour ça que personne ne l’a arrêté…) L’Allemagne gagne en pouvoir et son chef en ambition, si bien qu’en 1934, elle attaque l’Autriche et tue le chancelier autrichien. Le parti nazi de ce pays va faire un coup d’État réfuté internationalement. Mais mon pays n’est pas assez puissant encore, et est au bord du massacre, quand Hitler se retire, avec la Sartre entre les mains.

Les années qui suivent vont voir l’Italie changer de camp et passer du côté de l’Axe. Elle était déjà indécise au sortir de la Première Guerre Mondiale, mais elle découvre un pays à l’idéologie assez proche de la sienne : mon cher pays germanique.

La Société des Nations est impuissante, et tout le monde s’en rend compte. Hitler en profite et rompt le pacte de l’Allemagne avec les autres pays : le pays va se remilitariser. Il est presque trop tard pour stopper l’homme : maintenant, les autres pays ont peur de lui.

En 1936, le Japon rejoint l’Axe également, puisque Tokyo signe avec nous le pacte anti-communiste.

La même année voit le commencement de la guerre d’Espagne, on pourra y voir diverses atrocités. Et pour compliquer le tout, l’international s’en mêle. Une sorte de conflit qui tient pour le moment plus de l’idéologie (sauf en Espagne où elle est réellement physique) s’infiltre en Europe. Le premier d’une longue série de conflits !

Hitler voulait l’Autriche, déjà depuis 1934, mais en 1938, il a acquis assez de puissance pour réaliser ses volontés. L’Anschluss à donc lieu, personne n’arrête les évènements. L’Europe est prise au piège et elle commence à le sentir.

Ce sera ensuite le tour de la Tchécoslovaquie et puis enfin de la Pologne. Et là, l’Europe se plante encore en laissant faire Hitler, se disant qu’après il va se calmer. Ce n’est jamais comme ça, avec les nationalistes….
Ainsi, le premier septembre 1939, l’armée allemande envahit la Pologne, faisant réagir la France et le Royaume-Uni… C’est reparti pour un tour !
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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Re: Le contexte historique   Lun 21 Avr - 10:47

L’évolution de la guerre de 1940  à avril 1941

Tandis que la France et l’Angleterre foncent la tête baissée à la rescousse de la Pologne, l’Italie, elle préfère ne pas rentrer dans le conflit et reste calme. D’autres pays ne vont pas tarder à prêter main forte aux Alliés : l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, …

C’est à cette période que débute la  « Drôle de guerre », qui comprend en fait plusieurs évènements, dont, entre autre :

  • La fin de la guerre d'hiver, opposant l’URSS et la Finlande à cause de l’échec de la réalisation d’une zone tampon autour de Leningrad (actuel St-Pétersbourg).  Ce désastre militaire pour les deux camps a des conséquences plus graves : d’une part, les armées résistantes sont mises à mal avant même que le combat réel n’aie commencé ; d’autre part, la Finlande sera moins tentée de venir en aide aux Alliés, et va, en effet, livrer beaucoup de matières premières (dont énormément de fer, nécessaire à la remilitarisation illégale de l’Allemagne).
  • L’érosion des gouvernements français et anglais, mettant à mal leurs plans d’attaque. En fait, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, trop petits contre la grande Allemagne,  préfèrent rester neutre. Mais pas au point tout de même d’accepter qu’Hitler passe sur leur territoire pour que le Troisième Reich arrive en France comme si ces pays n’étaient qu’une vulgaire autoroute. Mais on ne refuse rien à Hitler de la sorte. D’autant que ce dernier a une arme redoutable en sa possession : la Blitzkrieg, ou guerre éclaire, qui met à mal toute opposition. Quelques batailles notables auront lieu, dont celle de Dunkerque… Mais ce qui devait arriver arriva !
  • Le 10 mai,  c’est fini, les pays capitulent, les nazis sont plus forts qu’eux. L’autoroute est tracée vers la France et vers l’Angleterre. C’est la fin de cette période de « Drôle de guerre »... Et le début d'une autre!


La France, dotée d’une plus grande armée, fait ce qu’elle peut face au déferlement de soldats ennemis sur son territoire, mais les Allemands semblent résister à toute opposition. Le 22 juin 1940, Pétain signe un armistice avec Hitler pour que les conflits entre les deux pays s’arrêtent.

Le 03 août 1940, quelques jours avant que le MIS ne soit ouvert, l'Italie réalise sa première offensive en Afrique, avantagée par ses nombreuses colonies là-bas. En effet, ce jour-là, elle attaque la Somalie Britannique. Un peu plus d'un mois plus tard; alors que les deux pays s'étaient déjà fortement rapprochés suite à l'injustice du Traité de Versailles de 1918 (voir résumé précédant); l'Allemagne, l'Italie et le Japon signent l'acte tripartite : l'Axe est formée.

L'Allemagne gagne ainsi en force, et ce n'est pas fini : Pétain et Hitler se rencontrent le 22 octobre à Montoire, et quelques jours plus tard, le Président français annonce que la France collaborera désormais avec l'Allemagne.

L'opération Barbarossa se précise contre l'URSS, mais l'Axe cherche encore à gagner du terrain : l'Italie tente tant bien que mal d'envahir la Grèce, mais leur armée n'est pas très puissante, et ils sont déjà fort occupés en Afrique du Nord.

Le premier mars 1941, la Bulgarie rejoint l'Axe; encore un coup dur pour les Alliés. La victoire des Allemands semble impossible à éviter, seul la Grande-Bretagne, l'URSS et les Etats-Unis essayent de résister tant bien que mal à l'envahisseur. Ce n'est pas évident, des villes comme Londres se font bombarder quasi toutes les nuits!

On s'organise tant bien que mal pour vaincre l'ennemi : la Yougoslavie signe un traité d'amitié et de non-agression avec l'URSS. Mais cet ennemi, justement, ne voit pas cet acte d'un bon œil : ni une, ni deux, la Yougoslavie se fait écraser. Et Hitler en profite pour venir en aide aux Italiens en Grèce.

L'Axe semble plus forte que jamais! L'Allemagne, avec l'aide de l'Italie, la Hongrie, la Bulgarie et le Japon, attaque la Yougoslavie, qui a signé un pacte de non-agression avec l'URSS. Par la même occasion, ils envahissent la Grèce, qui finit par céder le 27 avril 1941. En Afrique aussi, la guerre fait rage : l’Érythrée est envahie par les indiens, l'Irak est envahie par les Allemands. Un petit point pour les alliés : l’Éthiopie est en partie libérée par l'Angleterre et la Belgique (par le Congo)
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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Re: Le contexte historique   Mar 27 Mai - 11:52

L’évolution de la guerre à partir de mai 1941


•Mai 1941 :
Quelques tentatives solitaires de paix entre l'Allemagne et le Royaume-Uni semblent avoir été tentées, mais jamais sous le chef d'Hitler. Que le Bismarck, navire nazi envoyé en Atlantique, ait détruit le plus bel élément de la flotte anglaise, HMS Mood, montre bien que ce ne sont pas vraiment les intentions du dictateur du IIIe Reich. Qu'à cela ne tienne d'ailleurs, leur navire fut coulé quelques jours plus tard. Pendant ce temps, les Italiens sont vaincus en Afrique de l'Est, et les russes apprennent qu'ils sont la cible suivante de l'Allemagne, avec qui elle avait pourtant signé un pacte de non-agression. Paris donne son autorisation à l'Allemagne pour qu'elle utilise ses ports en zone africaine.

•Juin 1941:
La bataille qui faisait rage en Crète est finie : les Anglais gagnent avec quelques pertes seulement – premier signe positif pour les Alliés ! –, là où les Allemands perdent énormément de parachutistes. Il est probable que ceux-ci ne se lancent dans une attaque aérienne d’une telle envergure pour quelques temps. Encouragés par cette victoire, les Alliés prennent d’assaut la Syrie et la Libye, contrôlés alors par le gouvernement de Vichy ; alors que les Belges vainquent les Italiens sur la rivière Bortaï. Mais tout n’est pas encore gagné pour l’Angleterre, loin de là. L’Axe met une raclée à la Grande-Bretagne à l’est de la Cyrénaïque. Sentant le danger s’approcher furieusement, la Turquie préfère signer un pacte de non-agression avec Hitler. Ce dernier va-t-il le tenir ? Le lancement de l’opération Barbarossa contre l’URSS – avec qui le IIIe Reich avait également signé un pacte de non-agression – semble indiquer le contraire. Deux champs de bataille importants donc : le nord de l’Afrique et l’Est de l’Europe. Enfin, l’URSS décide de couper les liens avec la France.

•Juillet 1941
Continuant à progresser à l'Est, l'Allemagne s'empare de Riga, endroit stratégique avec son port sur la mer Baltique. Du côté des Alliés, on s'organise contre l'ennemi, néanmoins : la France créée sa Légion des Volontaires Français pour l'Est, Staline encourage l'URSS à résister contre l'envahiseur. La Yougoslavie suit également le président de la ligue communiste Tito (futur président du même pays) dans le mouvement de résistance, mais en vain, puisque ce même royaume sera dissous par l'Axe le 08 juillet. Minsk, Smolensk, Uman, autant de ville de l'orient qui se voient envahies par l'Empire germanique. Pendant ce temps, la "Solution finale" contre les Juifs se met en place. À la toute fin du mois, l'Axe, et plus particulièrement le Japon, occupe l'Indochine française.
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