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 À la guerre comme à la guerre

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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: À la guerre comme à la guerre   Mer 24 Déc - 11:05

Il faisait froid depuis quelques jours, dehors. Et il y avait de la neige, aussi. Beaucoup de neige. La poudre blanche s’était accumulée au sol, il devait bien y avoir une trentaine de centimètres. À Londres, il neigeait assez rarement. Aussi, je n’en avais jamais vu autant.

C’était Noël, aujourd’hui. Enfin demain, plutôt. Mais c’était la fête quand même aujourd’hui, parce qu’on nous avait accordé deux jours de congé. Peut-être aurais-je dû en profiter pour recharger mes batteries, mais j’avais envie d’en profiter, de retrouver la délicieuse insouciance à laquelle je n’avais en fait jamais eu droit. Et la neige me donnait plein d’idées : faire un bonhomme de neige, s’envoyer des boules dessus jusqu’à s’écrouler d’épuisement, pour les plus classiques, mais déjà d’autres envies me venaient à l’esprit.

Oui… Définitivement, ces idées étaient tentantes. Là, j’étais dans le dortoir, où le feu de la cheminée avait bien réchauffé l’atmosphère. Le sapin qu’on avait décoré tous ensemble le week-end passé trônait fièrement dans un coin, participant activement à instaurer un esprit de fête, pas facile à trouver dans un contexte global mondial pareil. Les autres étaient parti manger, sans doute. Mais je n’avais pas faim. Toute cette neige, que j’observais depuis la fenêtre, avait déclenché une réflexion intense dans mon cerveau. Cela dit, je n’aurais pas pu dire ce sur quoi ces idées allaient. Elles partaient et revenaient comme ça, en un éclair. Il fallait que je m’occupe d’une autre manière. Ce n’était pas très agréable comme sensation, à vrai dire.

Je me dirigeai vers mon lit, défait bien entendu. Ce n’était pas vraiment le centre de nos préoccupations que d’être super ordonné. Mais bien entendu, je n’étais naturellement pas quelqu’un de très ordonné. J’aime bien ce qui n’est pas conventionnel, je l’avais déjà noté… Je souris à cette idée, puis secouai la tête pour chasser tout ça de mon esprit. Il me fallait mon bonnet, mon écharpe et mes gants que je mis un petit temps à retrouver, avant de les enfiler. J’étais fin prêt !

Je descendis tranquillement les escaliers, sans trop me faire remarquer. Je voulais prendre le premier qui pointerait le bout de son nez dehors par surprise. Mais s’ils savaient que j’étais là, ça compromettait mon plan machiavélique.

Je sortis donc, formai une boule de neige dans mes gants rouge vifs et me cachai derrière un arbre, à l’affût. Et justement, quelqu’un sortait à l’instant précis. C’était un agent, ça c’était sûr, au vu de sa « petite » taille – c’est-à-dire pas la taille d’un adulte. Je lançai discrètement ma boule, espérant ainsi déclencher une bataille monumentale, bien plus innocente que celle qui avait lieu partout dans le monde. Pourquoi ils ne se battaient pas plutôt avec des boules de neige, les adultes. Pourquoi des armes ?
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André Maraud
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MessageSujet: Re: À la guerre comme à la guerre   Jeu 29 Jan - 17:48

André avait passé les deux derniers jours à explorer M.I.S. Lui qui pensait donner sa décision (prise dès qu'on lui avait expliqué le concept de l'établissement) à la directrice la veille n'avait pas encore affirmé qu'il comptait bien rester : trop de choses étaient encore à découvrir et une seule journée n'avait pas suffit au gosse pour savoir comment monter sur le toit ou, au pire, trouver la trappe qui permettrait d'aller sous les combles de l'édifice.
Il aimait prendre de la hauteur, André! Se sentir grand et voir toutes les lumières clignoter au loin, regarder les étoiles. En général, c'était l'été qu'il faisait cela, le froid de l'hiver n'étant pas agréable et le ciel brumeux cachait les guirlandes du ciel. Dans guirlandes, il n'y en avait pas dans le sapin que le français avait escaladé. Mais Noël approchait, ça ne faisait aucun doute.

Le gosse aimait la neige autant que le thé au citron : au début, c'était rigolo, on découvrait, on aimait bien. Puis après, c'était tout froid. Oui, André n'aimait pas forcément le froid qui réveillait la douleur à sa cheville lorsqu'il se mettait à courir.
Il soupira et un nuage vaporeux fit une brève apparition. Le môme resserra son écharpe autour de son cou et vérifia que les bouton de son gilet étaient bien fermé et entreprit de redescendre son arbre. Il allait en trouver un autre, le conifère était dégoulinant d'une sève collante qui avait tout sali les gants qu'on lui avait donné à son arrivée! Ses doigts fins aux ongles courts -lui ne les rongeait pas, il les "épluchait" lorsqu'il s'ennuyait ou lorsqu'il angoissait- s'agrippaient aux blanches qui lui rappaient la peau, le froid n'arrangeant rien.

De nouveau les pieds sur terre, André épousseta son pantalon et renoua un de ses lacets, puis, sautillant sur place, il laissa son regard vert de gris parcourir ce qui avait été appelé "zone d'entrainement" qui se couvrait peu à peu d'une neige collante. Crissss Crissss Crisss Chaque pas faisait crisser le sol tout beau, tout neuf, tout blanc, et un sourire amusé se dessina sur les lèvres de notre petit bonhomme. A pied joins, le gamin commença à laisser ses traces, dessinant au passage un cercle pas très bien formé, puisqu'il tournait en rond. S'en rendant compte, le blondinet retourna sur ses pas pour faire des rayons de la pointe de sa chaussure avant de reprendre le chemin du bâtiment. Voilà, un soleil pour avoir chaud. Le soleil, c'était important pour la Vitamine D qui Shplaaaaf

Les yeux du français s'arrondirent comme des billes, et il se leva la tête, tout étonné de se recevoir un projectile sur son manteau. Un agent se tenait près de la porte et semblait avoir, lui aussi, été victime d'une boule de neige. André le vit se pencher pour prendre de nouveau de la poudreuse et la modeler sous forme de boule, avisant de nouveau le gosse avant de viser. Ce dernier eu simplement le temps de se détourner légèrement en protégeant son visage de ses bras. Un ricanement lui échappa et il se stoppa net en voyant, derrière un arbre, un garçon qui semblait se cacher, un grand éclat de rire retentit alors qu'il s'adressait à son bourreau improvisé.

- C'était pas moi, mais regarde, il est là bas!! l'avertit-il en se courbant pour ramasser de la neige et la lance vers celui qui avait entrepris l'attaque. Raté, dans l'arbre. Oh, attention, ya quelqu'un d'autre qui arrive!!

N une, ni deux, nouvelle boule dans la main, André se plaqua contre un coin de mur et lança sa bombe neige qui explosa contre le pantalon de la personne franchissant la porte.


[Si ya un Edit à faire, mpez moi Wink ]
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Alice Silberwald
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MessageSujet: Re: À la guerre comme à la guerre   Jeu 5 Fév - 17:37

Ses deux iris bleutés perdu dans la contemplation silencieuse –comment aurait il pu en être autrement ?- des lattes du plancher du réfectoire dans lequel ils étaient presque tous rassemblé, Alice n’entendait que vaguement la voix des autres enfants.
Non, pas des enfants. Des agents.
Oui, elle l’avait plus ou moins comprit dans le discours des personnes qu’elle avait rencontré à Londres, et la directrice qu’elle avait rencontrée quelques jours plus tôt le lui avait répété. Clairement, et franchement cette fois. Ici, les enfants étaient des agents. Et si elle voulait rester là, elle allait devoir en devenir un.

Lorsqu’elle y pensait, l’autrichienne se demandait si elle en avait vraiment les capacités. Si elle était capable de suivre l’entrainement dont les mots de Madame Stevenson avaient tracé les contours. Son côté rationnel lui assurait que si ils l’avaient gardé ici, c’est qu’elle avait ses chances. L’autre doutait simplement…


Dans l’âtre, à un peu plus de trois mètres d’elle, une buche craqua, et la musicienne ne pu s’empêcher de sursauter brusquement. Son regard clair se releva, et elle contempla nerveusement les flammes de longues secondes durant, ses bras serrer contre son buste, comme si elle craignait que le feu ne s’éloigne de son foyer pour envahir le bâtiment.
Alice ferma les yeux, se força à respirer profondément afin de chasser les tremblements qu’elle sentait monter le long de sa colonne vertébrale. Après plusieurs profondes inspirations, elle se leva du banc de bois sur lequel elle s’était assise, et se dirigea vers l’entrée. Elle attrapa rapidement le manteau élimé qu’elle avait en arrivant, et prit à peine de temps de l’enfiler avant d’ouvrir la porte pour se glisser dehors. Elle avait vu les flocons danser dans le ciel tandis qu’ils descendaient doucement recouvrir la terre, et cette vision immaculée serait certainement la chose la plus amène de la calmer.
Cette sortie réussie à lui faire oublier le feu. Mais pas de la façon dont elle se l’imaginait.


La porte à peine refermé derrière elle, elle senti l’impacte froid et mat d’une boule de neige contre ses jambes. La curiosité et la surprise remplaçant la terreur, ses iris bleus parcoururent les alentours pour trouver le responsable. Une silhouette … Non, deux ! Et la deuxième semblait bien décidée à faire d’elle sa prochaine cible.
Décidant de ne pas se laisser faire, la fillette se précipita vers les quelques marches qui la séparaient du champ de neige, espérant être assez rapide pour devancer l’attaque. Trop lente à son goût, elle choisit de sauter les dernières marches, atterrissant à genoux dans l’édredon de plume de glace, dans lequel elle s’enfonça de plusieurs centimètres, inconsciente des deux fossettes qui creusaient ses joues. Sur son manteau, des traces de neiges montraient qu’elle n’avait pas réussit à esquiver l’attaque du second attaquant.

Ses petites mains s’enfoncèrent dans la neige meuble, façonnant rapidement une boule qu’elle lança vers le garçon blond qu’elle pensait à l’origine de la première agression, avant d’en fabriquer une autre qu’elle destina au second artilleur dont elle venait d’esquiver la seconde attaque, une expression fière et amusée sur son visage pâle.

Elle se décala légèrement pour ne pas rester juste devant les escaliers, tout en gardant les deux autres agents dans son champ de vision, ignorant qu’elle offrait ainsi son dos au troisième assaillant, caché derrière les arbres.
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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: À la guerre comme à la guerre   Dim 8 Fév - 21:55

À peine mon projectile avait-il atteint sa cible, près de la porte, qu’une deuxième boule vola de mes mains mais pour atterrir sur le garçon qui venait de surgir de la forêt. Je me cachai derrière l’arbre. Seuls mes yeux dépassaient du tronc pour voir ce qui se tramait. Je vis une boule arriver à toute vitesse vers ma tête, et recachai donc ma tête le plus vite possible. Mais c’était inutile, la boule s’écrasa paresseusement contre le bois.

Je me remis en position d’observateur pour observer qui était face à moi. Je ne les connaissais pas vraiment. Je les avais juste vaguement vus au loin. C’est une fille qui était sortie du bâtiment, cheveux blonds ondulant au vent, je ne distinguais pas grand-chose de plus. En face d’elle mais plus proche de moi, il y avait un garçon. Il dit quelque chose, prévenant sans doute la fille. Mais je n’entendis pas grand-chose.

En l’observant, là, il se passa quelque chose d’étrange. Je n’avais jamais eu ça. Une boule dans le ventre, quelque chose. Qu’est-ce qu’il se passait ? Que m’arrivait-il ? Étais-je malade ? J’étais déconcentré, en tout cas, et donc une cible parfaite.

Je repris ma concentration, mais ce qui devait arriver arriva : je me pris un projectile glacé en pleine poire. Je secouai vigoureusement ma tête pour enlever la poudreuse de mes yeux et jetai me protéger derrière mon arbre chéri. Je ramassai de la neige et la lançai hasardeusement vers les deux autres agents.

Je tentai de me déplacer discrètement à travers les arbres pour les prendre par surprise et les attaquer d’un autre angle. J’avais appris à devenir invisible, donc en principe, contre des agents inexpérimentés, ça devait être facile. J’évoluai sur le terrain assez rapidement, observant toujours du coin de l’œil mes cibles, et plus particulièrement le blond, qui semblait attirer mon regard comme un aimant. Mais cette fois-ci j’arrivai à garder mes esprits. J’étais presque derrière eux, il était temps de passer à l’attaque !
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Gabriel Deschamps
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MessageSujet: Re: À la guerre comme à la guerre   Lun 9 Fév - 6:55

Gabriel n'avait jamais autant vu de neige de sa vie. Dans sa Vendée natale, les flocons étaient rares et ne tenaient jamais bien longtemps. Les hivers les plus rigoureux qu'il avait connu étaient surtout arrosés de pluie. Mais depuis quelques jours, le manteau blanc qui recouvrait tout était épais et ne semblait pas vouloir disparaître. Surtout aujourd'hui, la poudreuse était collante et épaisse, parfaite pour construire des bonhommes de neige ! Gabriel se promenait dans la forêt et sur le bord du lac. Il observait de loin des enfants qui jouaient dans la neige en riant. Il y avait quelques nouvelles têtes au dortoir depuis quelques semaines, il n'avait pas eu l'occasion de tous les rencontrer. Il était trop concentré sur son travail pour beaucoup se distraire. Il prenait en effet sa formation très au sérieux, encore plus depuis son retour de mission avec Matthias. Il essayait aussi de se faire des nouveaux amis, il avait compris que son côté sombre était néfaste et qu'il n'était heureux qu'en bonne compagnie, et rarement seul, où il ressassait trop son inhumanité.

Il se baissa pour prendre de la neige dans ses mains, fasciné par cette matière étrangement douce et piquante, glacée et rassurante. Il effritta la neige entre ses doigts et les flocons retombèrent à terre en une poudre légère. C'était beau, Gabriel souriait. Ce paysage blanc le mettait de bonne humeur, ça constrastait agréablement avec les hivers gris qu'il avait toujours connu. Le moindre rayon de soleil se reflétait sur cette blancheur et illuminait les environs, c'était magnifique. Et alors qu'il se promenait toujours à proximité du tumulte, une nouvelle boule de neige entre les mains, il se prit un projectile perdu. Il n'avait pas compris qu'il s'agissait d'une bataille. Sur le moment, il frissonna, tentant de retirer la neige qui s'insinuait sous ses vêtements à partir de sa joue refroidie. Mais c'était peine perdue : la neige fondait au contact de sa peau et l'eau froide le glaçait jusqu'au sang. Finalement, il rit. C'était une balle bien douce pour une simulation. Et, sans crier gare, il fonça dans le tas et lança autant de boules de neige qu'il put autour de lui. Il ne visait qu'à moitié, il ne savait même pas trop sur qui il tirait, mais ça faisait du bien de se libérer un peu et de défouler !


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André Maraud
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MessageSujet: Re: À la guerre comme à la guerre   Lun 16 Fév - 2:14

C'était une fille. Une fillette qu'il trouva, sur le coup, bien petite à côté de la porte immense du bâtiment. Écarquillant les yeux, André l'observa un instant alors qu'elle cherchait qui était responsable de cette attaque : il n'avait pas vu beaucoup de fille ici, et à vrai dire, il pensait qu'il n'y avait que des garçons. Peut-être parce qu'on lui avait appris que les filles c'était petit, fragile, mignon, et que ça ne faisait pas la guerre. Qu'est ce que cette étrange et minuscule créature venait faire ici?
Regardant la Petite fuir la bombe de neige que son camarade venait de lancer, le môme se pencha lentement pour préparer un nouveau projectile pour le garçon des arbres. Celui-ci semblait avoir disparu et, la boule en main, André fit quelque pas...

Avant de recevoir de la neige qui éclata sur l'épaule pour se jeter ensuite sur son visage. Son regard vert de gris se darda sur la gamine qui avait trouvé, près des escaliers. Un large sourire vint éclairé le visage du gosse aux nez rougit par le froid et il fit un petit bon avant de commencer à courir vers la Petite. Et Clac. Sa cheville.
Comme d'habitude, il oubliait et, comme d'habitude, elle lâchait. Lorsqu'il faisait froid comme ça et que le français lui demandait soudainement un effort, l'articulation devenait douloureuse, le faisant boiter. Avec une grimace, il constata qu'une nouvelle boule lui arrivait dessus, en plein sur le haut du crâne. Brrrrr, que c'était froid. Essayant de trottiner jusqu'au rempart qu'offrait un petit muret accolé au bâtiment, André évita de justesse les grenades blanches lancées par un garçon qui venait de les rejoindre avant de s'asseoir péniblement à même la neige.

- Saloperie! siffla-t-il entre ses dents en fixant la cheville endolorie.

A genoux, le blondinet forma une pile de munition avant de se mettre debout et de jeter la neige à tour de bras, atteignant enfin le garçon des arbres, plus par chance qu'autre chose. Se racroupissant, il se mit alors à faire une marche en canard pour contourner le bâtiment sans être vu. Et puis, sans se faire mal. Un petit crissement de neige derrière lui, comme quelqu'un qui glisse, l'avertit qu'il n'était pas seul.
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Thomas Fauconnier
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MessageSujet: Re: À la guerre comme à la guerre   Lun 16 Fév - 23:10

J’étais presque arrivé là où je voulais, quand Gabriel surgit d'un autre coin, lourdement armé, et bombarda tout le monde de boules de neige fraîchement formées. C’était à mon tour de passer à l’attaque, lorsque le garçon boita jusqu’au muret pour se protéger. Il sembla s’être fait mal, car une grimace tordait sa figure, et il lâcha ce qui devait être un juron. Mais comme c’était en français, et que je ne parlais pas cette langue, je ne peux pas en être sûr.

Je m’approchai doucement de lui, plutôt inquiet. Qu’est-ce qu’il m’arrivait ? Depuis quand je me souciais de quelqu’un d’autre que moi ? Et il fallut évidemment que, une fois de plus, je sois puni pour ma distraction dans un moment si crucial. En effet, le blond s’accroupi et bombarda tout ce qui se trouvait dans sa ligne de mire au hasard, et à la surprise générale.

Je courrai donc me réfugier derrière le bâtiment pour reprendre mon souffle, et pour disposer d’une nouvelle cachette pour mitrailler les autres agents. Sauf que ça ne se passa pas vraiment comme prévu, puisque le garçon blessé se déplaça d’une drôle de manière jusqu’à mon abri. Il ne semblait pas m’avoir vu, et je reculai vivement pour qu’il ne me voie pas. Je pourrais l’attaquer par derrière, et son visage ne serait pas juste devant moi pour me troubler (pour je ne sais quelle raison).

Sauf qu’en reculant, la neige craquela sous mon pied, ce qui attira lui fit tourner la tête et attira son regard sur moi. J’étais comme paralysé. Que faire ? Devais-je l’attaquer comme ça aurait dû être le cas dans une telle bataille, ou autre chose ? Lui parler ? Peut-être que ce n’était pas le moment. Dernière solution restante pour rester à peu près crédible, alors, pour ne pas faire transparaître ma gêne.

« Tu t’es fait mal ? » demandai-je gentiment, mais d’une voix tremblante, un peu désemparé. Pas de quoi éveiller des doutes, non ? J'étais simplement quelqu'un qui s'inquiétait facilement des autres. Sauf que là, je m'inquiétais pour moi-même, parce que je ne comprenais rien à ce qu'il se passait en moi. Peut-être faudrait-il que je pense à consulter un psy...
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