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 Quand les cloches passent

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Kathleen Stevenson
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MessageSujet: Quand les cloches passent   Ven 18 Avr - 23:34


Pâques… Bien sûr, il s’agissait d’une fête religieuse, avec tout son culte, et le carême qui précède – et que Kathleen n’avait pas du tout respecté d’ailleurs. Même si ça c’était un peu calmé, elle avait toujours beaucoup de boulot  et beaucoup de choses à gérer. Et donc, elle avait besoin d’énergie.

Mais pour les enfants, Pâques, ce n’est pas ça… Pâques, c’est synonyme de la chasse aux œufs, et les cloches, etc. Aussi, pour leur excellent comportement, leurs résultats brillants en mission et aux cours, la directrice, dans toute sa bonté – et sa maternité, quand même – avait décidé d’organiser une petite surprise ! Si l’Institut s’était stabilisé, c’était avant tout grâce à eux, car c’est eux qui étaient lancés sur le terrain.

Elle et ses collaborateurs – dont le nombre commençait doucement à augmenter également – avaient été poser des gâteries un peu partout dans le parc, dans les bois, autour du lac. La femme était même prête à accorder une après-midi de congé aux enfants! Et ils allaient en avoir besoin s’ils voulaient trouver toutes les sucreries. Et il y avait un petit piège…

Tout le personnel présent de MIS s’était déguisé en cloche – ils avaient l’air un peu ridicule, mais entre eux, ce n’était pas bien grave – et devaient poursuivre les agents pour voler leurs récoltes… À moins que ceux-ci n’échappe à leur emprise. Bien sûr, à la fin, tout serait mis en commun, mais c’était pour s’amuser.
Elle héla tout le monde dans la cour, devant l’entrée principale, expliqua le jeu aux enfants. Les adultes leur donnaient dix minutes avant de se lancer à leurs trousses. Kathleen avait l’impression de retomber en enfance. Elle adorait ça… et elle espérait que les enfants aimeraient aussi !
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Gabriel Deschamps
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MessageSujet: Re: Quand les cloches passent   Mar 22 Avr - 16:21

Gabriel s'était levé de bonne humeur ce matin. La mission était terminée et s'était bien passée, il s'était réhabitué à la vie à l'institut, il avait même renforcé sa relation avec son petit frère depuis leur mission commune. Il se sentait plus apaisé qu'avant, d'autant plus que la fête de Pâques était une de ses fêtes préférées ! Il était un peu déçu qu'il n'y ait pas de manifestation religieuse à la Chapelle, mais il s'était habitué à ça : pour un souci d'égalité religieuse, rien n'était fêté en particulier. Mais rien ne l'avait empêché d'aller, de bonne heure, allumer une bougie à la Chapelle en récitant quelques prières pour ce jour important. A chaque fois, il ne pouvait s'empêcher de repenser à ses parents lorsqu'il venait ici, car c'était eux qui lui avaient appris tout ça. Il était souvent tourmenté par ce qu'ils avaient pu devenir, mais au fond, il préférait largement leur inventer un destin héroïque. Au fond de lui, il pensait les revoir un jour, car après tout, il n'avait jamais su ce qu'ils étaient devenus depuis leur entrée dans ce camp de l'enfer... C'était peut-être mieux pour lui de ne pas savoir ce qui se passait, les fantasmes font parfois plus de bien que la vérité, et il avait vécu trop d'épreuves à son âge pour s'ajouter une tragédie.

Après sa petite visite à la Chapelle, dans l'après-midi, Gabriel avait rejoint toutes les recrues dans les bois. Kathleen avait organisé un jeu de chasse aux oeufs un peu élaboré, ça promettait d'être mémorable ! Au top départ, Gabriel se mit à courir dans la partie la plus sombre des bois, songeant que personne n'irait chercher des oeufs dans cet endroit. Et en effet, les recrues étaient rares ici, il ramassa plus d'une dizaine d'oeufs ! Il pensait être tranquille et à l'abri, mais c'était sans compter sur la ruse de l'entraîneur du PEI, le seul instructeur qu'il aimait bien. Il le surprit par derrière, caché par un arbre, et le chatouilla jusqu'à lui faire perdre la moitié de ses prises ! Le garçonnet réussit à échapper à l'emprise de l'instructeur grâce à sa petite taille et détala en courant jusqu'au point de rendez-vous qu'avait fixé Kathleen pour la fin du jeu. Il compta ses prises, il en avait perdu la moitié dans l'embuscade ! Il se tourna alors vers les autres enfants, pour voir ce que chacun avait récolté.

" - Tu en as combien Matt' ? "


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Matthias Speth
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MessageSujet: Re: Quand les cloches passent   Dim 25 Mai - 22:37

Je me souviens ! Quand j’étais petit, mes parents m’organisaient toujours une chasse aux œufs dans notre jardin derrière la maison. Ils étaient plutôt doués pour cacher des objets ; aussi, je gambadais bien une demi-heure ou trois quart d’heure dans l’étendue d’herbe, alors tout juste mouillée par la bruine du matin, à la recherche de ces petits trésors. C’était le bon temps…

Quoique j’aime bien ma vie maintenant, mon papa et ma maman me manquaient quand même, parfois. Je me demande ce que ma vie serait devenue si les nazis n’étaient pas montés au pouvoir et que mes parents n’avaient pas été tués (enfin pour ma mère, je ne sais pas…). Et je n’étais pas sûr d’être finalement très stable au fond de moi-même. Je ne savais pas si je souffrais ou pas. C’était une situation assez particulière, à vrai dire. On n’est ni bien, ni mal. On n’est plus rien, finalement. Et mon regard, à ce moment-là, devait bien traduire cet état d’âme : vague coup d’œil à travers la vitre sur laquelle ruisselait une fine pluie. C’aurait dû être la fête aujourd’hui, mais ça ne faisait que me rappeler l’affreux tournant que ma vie avait pris.

Oh, bien sûr, j’avais énormément de chance d’avoir atterri ici. C’était une formation incroyable, une école de vie qui forge le caractère. Mais à quel prix ? J’aurais préféré rester dans ma douce enfance. Finalement, le seul élément qui me gardait encore vraiment dans un état à peu près humain était mon grand frère, Gabriel.

Je me retournai, mais il n’était pas là. Il devait sans doute être à la chapelle. Ça lui prenait parfois, de s’y rendre quand il avait un coup de blues ou quoi. Il dialoguait peut-être avec Dieu, ou je ne sais qui. Sans doute cela devait-il l’aider pour surmonter le pénible quotidien. Mais il fallait y croire, et ce n’était pas mon cas. Je n’avais que Gabriel…

Avec un profond soupir, je me dirigeai donc vers mon cartable pour saisir mon cahier et finir un devoir en français. Au moins, ça ne poserait pas de problèmes… Nous pouvions aujourd’hui profiter d’un jour de congé pour la journée de Pâques, et d’une petite surprise cette après-midi. De quoi égayer notre journée, peut-être ! Kathleen nous avait donné rendez-vous devant le bois, à 15h précises, dans la petite cour qui bordait une des allées latérales du rez-de-chaussée pour nous expliquer le jeu.

Leur déguisement en cloche était assez réussi, il faut le souligner. Mais ça ne leur facilitait pas la tâche de nous courir après. Même si, bien entendu, je ne me faisais pas vraiment d’illusion : ils étaient bien plus fort que nous, et ils nous attraperaient quoi qu’il arrive. Heureusement, ils nous donnèrent un peu d’avance, dont je profitai pour m’éloigner du plus que je pouvais de la cour en gravier.

Même si je n’aimais pas trop cet endroit, parce que je m’étais révélé être un piètre élève dans cette discipline, je me trouvai près du centre de tir. Sans doute y roderait-il Priedvedev. Je trouvai quelques œufs par-ci par-là, pour en arriver à une quinzaine. C’était assez tranquille par ici… Un endroit que peu de gens appréciaient, visiblement, si ce n’est le professeur lui-même.

J’étais un peu déçu de ne pas avoir été poursuivi, mais tant pis, je m’en retournai tranquillement vers le point de rendez-vous lorsque j’entendis un craquement sourd. Je souris, mes sens étaient aux aguets. Pourtant, je ne vis personne. Sans doute avais-je rêvé…

Je continuai donc ma route tout en faisant attention, lorsqu’une énorme cloche surgit devant moi. Mon cœur s’emballa, et je pris mes jambes à mon cou, sans même regarder de qui il s’agissait. Et bien entendu, je ne fis pas le poids plus de quelques secondes, je sentis des bras m’agripper, et une voix me lancer « Eh bien, on tentait de s’enfuir ? »
Je savais qui c’était… Jacqueline Prudile… Mais je ne l’aimais pas beaucoup, à vrai dire. J’avais du mal avec ses méthodes et sa personnalité.

Sans trop savoir sur quel ton je lançais cela – rigolade ou hostilité ? –, je lui rétorquai un « lâchez-moi ! » J’essayai tant bien que mal de me libérer. Et enfin, à un moment, la prof lâche prise, provoquant ma chute par terre. Je me relevai, quelques œufs encore à la main, et m’encourus vers le point de rendez-vous.

Gabriel était déjà arrivé. Il se dirigea vers moi tandis que je reprenais mon souffle, et me demanda combien d’œufs j’avais attrapés. Je jetai un coup d’œil rapide à mes bras pour voir ma cargaison. « Sept » lui répondis-je, simplement. « Et toi ? »


Un monde parfait? Regarde ce monde, c'est un grand carnaval !

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Ayn Klein
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MessageSujet: Re: Quand les cloches passent   Jeu 29 Mai - 15:09

Chez les Klein, les fêtes religieuses n'avaient jamais eu une grande importance, si bien qu'Ayn n'avait jamais fêté Pâques avec ses parents, en revanche, elle avait plusieurs fois prit part à des chasses aux oeufs organisés dans son village. Alors, quand Kathleen leur avait annoncé qu'une chasse aux oeufs allait avoir lieu, la petite fille avait été ravie. En plus, cela signifiait aussi un après-midi de repos, il ne fallait pas se leurrer, la vie au Mais était éreintante, entre les entrainements au combat et à l'espionnage et les cours normaux, le soir venue les enfants étaient épuisés, mais Ayn restait volontaire et motivé, et attendait avec impatience sa prochaine opération.

Ce fut une petite fille tout excitée qui rejoignit ses amis à l'endroit ou la directrice leur avait donné rendez-vous, un grand sourire éclaira son visage de Slave quand elle vit que les adultes étaient déguisés en cloche, ils étaient ridicules dans cette tenue se disait-elle. Mais au moins, il y aurait un peu plus de pression que dans une chasse aux oeufs normale, et puis il ne fallait pas oublier que l'Institut n'était pas une école comme les autres. Ayn sentit son envie de compétition revenir, et somma Gael de tenter de la battre en trouvant plus de chocolats, la blonde savait que tous les chocolats seraient partagés équitablement, mais surpasser son meilleur ami était l'un de ses sports favoris.

Elle s'élança en même temps que tout le monde dans les bois, très alerte, fouillant dans tous les coins et ne laissant rien au hasard. En cherchant dans les arbres, sur le sol, mais aussi dans les petits recoins cachés, la petite trouva neuf oeufs. Alors qu'elle comptait rentrer pour la fin du jeu, notre jeune protagoniste vit une cloche courir vers elle, c'était la directrice qui lui lança un "je vais t'attraper ", une drôle de course poursuite s'engagea donc entre la première fille du MIS et la jeune femme qui devait avoir du mal à bouger dans cet étrange accoutrement, au final, la jeune femme parvint à prendre un œuf à la russe dans la course-poursuite en la chatouillant.

Puis la fillette retourna au lieu de rendez-vous, le rouge aux joues et un sourire heureux sur les lèvres, ce jeu avait été très agréable, et ce genre de moment rendait la vie au MIS vraiment sympathique, Ayn avait fini par accepter le fait qu'elle ne retrouverait sans doute jamais sa famille et par faire son deuil, et ici elle avait retrouvé une sorte de seconde famille.

-Alors t'en avoir trouvé combien? demanda la blonde à Gael dans un français hésitant et teinté d'accent anglais, la petite faisait des efforts mais la langue de Molière était décidément une langue compliquée!
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